Des actes de vandalisme répétés ces dernières semaines contre des lieux de culte chrétiens et musulmans ont été condamnés unanimement en Israël et qualifiés d’actes terroristes par certains responsables politiques.

Dans un pays, où plusieurs milliers de personnes ont été victimes d’attentats terroristes, on est en droit de se demander si le qualificatif de terroristes s’applique aux auteurs de graffitis racistes.

Dans le passé, il y a eu plusieurs actes terroristes commis par des juifs contre des citoyens arabes israéliens, contre des Palestiniens et contre le Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, tué par un terroriste juif et la crainte des services de sécurité d’un nouvel acte de ce genre est justifiée mais l’hystérie qui s’empare de la classe politique et de la presse après chaque découverte d’un nouveau graffiti me parait démesurée.

On attribue ces actes à des jeunes juifs radicaux, poussés par une idéologie raciste, trouvant ses justifications dans le discours de certains extrémistes pour qui, les Palestiniens, les arabes, les étrangers et parfois les soldats de Tsahal et les autorités israéliennes sont l’ennemi à combattre.

Quand un ancien chef du Shin Bet, Carmi Gilon l’homme qui a échoué à empêcher le meurtre d’Yitzhak Rabin, accuse ses successeurs de ne pas être motivés suffisamment pour arrêter les auteurs de ces crimes, je me demande dans quel pays il vit…

Des dizaines de personnes ont été arrêtées et certains suspects ont été jugés mais comment condamner sévèrement des auteurs de graffitis ?

Le fait que les autorités et les forces de sécurité soient tellement motivées pour endiguer ce phénomène démontre à quel point le respect de la morale est une priorité pour les dirigeants israéliens.

Ces actes de vandalisme doivent être condamnés et leurs auteurs arrêtés mais la priorité des services de sécurité israéliens doit être d’empêcher le terrorisme, celui qi fait des victimes.

En ce jour du Souvenir à la mémoire des soldats tombés pendant les guerres d’Israël et des victimes du terrorisme, on se doit de leur rendre hommage et ne pas confondre vandalisme raciste et terrorisme meurtrier, bafouant ainsi la mémoire des victimes de la haine.

Michaël Blum