Un drame vient d’ores et déjà d’entacher amèrement la nouvelle année 2017: l’attentat terroriste à Istanbul.

Lorsque j’ai appris la triste nouvelle, je n’ai pas pu m’empêcher de me replonger dans un article du Monde en date du 29 mai 2015, intitulé “Un journal turc publie les images d’armes livrées par la Turquie aux djihadistes en Syrie”, qui racontait un sinistre vaudeville entre la gendarmerie et les services de renseignement turcs à la frontière syrienne.

Et là plusieurs questionnements reviennent, toujours aussi vivaces :

Ce dossier syrien est chaque jour plus alambiqué. Des civils innocents, victimes collatérales de parts et d’autres, meurent quotidiennement dans un silence assourdissant.

Crédit : Podvitski

Crédit : Podvitski

Le 1er janvier 2017, les turcs ont connu le premier coup d’éclat terroriste officiellement revendiqué par Daesh. Ont-ils commencé à payer le lourd tribut d’une, voire de plusieurs, alliance(s) de circonstance (pire, de conviction) que venait de rompre leur Président de la République?