Le 17 septembre 1926, voici donc 91 ans, naissait Aron devenu Jean-Marie Lustiger, à Paris, à l’hôpital Rothschild de Paris. On atteindra assez vite le centenaire de sa naissance. Mais cette année, cela coïncide, en France seulement, au Jour mémorial de la Déportation qui fut instauré, après la guerre par le Consistoire Israélite de France.

Une journée de la mémoire de la Shoah qui fut le lien et le drame de l’homme et du prêtre, devenu cardinal par une extravagante providence entremêlée de circuits qui se sont croisés, recroisés et ont abouti à ce que le prêtre catholique, si romain et latin, un “Polonais de la Butte Montmartre” – comme il s’était écrié quand les médias se sont échauffés à décrire son parcours – fut propulsé sur une scène nationale et internationale.

Pas de polonais, pas de yiddish sinon le menu vocabulaire qui circule dans beaucoup de familles juives émigrées en France. Un homme qui s’est voulu français, est entré dans son personnage de hiérarque de la vraie France chrétienne. Un créatif, un homme aux coups de génie, très ouvert sur l’innovation, singulier dans un clergé et une société qui marchaient sur les Trente glorieuses de l’Hexagone.

Un homme au jugement sûr, le plus souvent ouvert au dialogue, un homme d’Eglise comme il en a fallu précisément pour l’Eglise de Paris à un moment particulier de son histoire. Pour ma part, je me dois de prier pour lui. Nous nous sommes très bien connus.

Son parcours est à la fois singulier et limité. Il ne fut pas un juif de la foi et c’est cela qui lui a ouvert la voie de l’épiscopat. Il ne fut pas polonais, c’est-à-dire un migrant, comme son père, un homme délicieux dont le yiddish était si marqué par l’allemand et peu imprégné de la saveur du slave achkénaze.

Le père Lustiger fut un poulbot de Paris, de Paname, à la manière des étudiants qui ont su se frayer un chemin dans l’âpreté de l’après-guerre. Il fut un cardinal de la parole partagée. L’écrit a suivi bien plus tard. Lors de son intronisation à Orléans puis à Paris, je lui avais dit en plaisantant qu’il aurait dû prévoir un siège libre pour le magnétophone. C’est cet appareil et la sténo maniée par la dame à la volonté si tenace (aucune rebuffade du curé de la périphérie parisienne ne l’avait arrêtée) qui permit n’avait pu d’enregistrer ses sermons, de les publier. Ses « Sermons d’un curé de Paris » faillir partir au pilon alors qu’il venait d’être nommer à Orléans..

Ses homélies le firent connaître ou plutôt reconnnaître par un nonce aux palpeurs socio-analytiques aguerris. Pourtant, la tâche fut très lourde. Il faudra scruter cette période dans vingt, trente ans. Il est trop tôt pour faire une analyse distanciée et raisonnable.

Car l’homme a été traversé par des peurs, des frayeurs sensibles. On a parlé de ses « irrationnalités » que savait calmer le père Vingt-Trois, originaire d’une Franche-Comté paisible. Le cardinal fut persuadé de livrer un combat réel contre la montée de l’extrême-droite qui ne le lui pardonna pas. Il intervenait volontiers dans des sphères très vastes, souvent internationales.

Il lui fut rappelé (en 1989) qu’il était archevêque de Paris (et de toute l’Ile-de-France comme nous dirions en Orient byzantin). Il n’avait pas la fibre orientale, mais une chaleur humaine contenue dans la pudeur, accentuée par l’expérience sacerdotale qui incite au silence et à la discrétion. Pourtant aujourd’hui, j’écris ce court “mémorial” pour marquer son passage parmi les fils d’hommes. Mais il y a aussi une autre raison : incidemment, un prêtre français vient de partager le billet hebdomadaire que Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers, tient dans le journal catholique français La Croix.

Sa chronique de cette semaine est intitulée “Feu la chrétienté ?” (daté du 11/09/2017 ). Il fait référence à un ouvrage paru en 1950, écrit par le philosophe chrétien Emmanuel Mounier. L’évêque de Poitiers indique qu’il a ajouté le point d’interrogation au titre, non pour mettre en doute la réalité d’un tel constat, mais plutôt “afin d’ouvrir à un questionnement sur les conséquences de ce fait”.

Il cite également le Père Yves Congar dont les écrits évoquaient “la fin du tridentisme” (le modèle d’Église hérité du concile de Trente et qui a duré jusqu’au milieu du XXe siècle), il y avait une espèce de mise en condition, sans donner de sens péjoratif à ce terme, je veux dire une sorte d’enveloppement, de cadre, dans lequel on entrait et on restait. Tandis qu’aujourd’hui (…) étant donné que nous vivons dans un monde sécularisé (et particulièrement sous l’influence des médias), je crois qu’il est impossible de garder une vie chrétienne sans une certaine vie intérieure. » (Entretiens d’automne, Cerf, 1987, p. 11-12.) (cité dans la chronique de Mgr Wintzler).

C’est là que le témoignage qu’apporta le père Jean-Marie Lustiger rejoint le propos de l’actuel évêque de Poitiers. Alors qu’il était encore aumônier d’étudiants, mais plus encore au cours des dix années où il fut en charge de la paroisse parisienne de la périphérie – on dirait aujourd’hui très tendance « Pape François » en avance sur son temps. Il parlait abondamment de la chute de la pratique, de la baisse à venir des vocations sacerdotales et surtout d’une sorte d’éradication de la chrétienté de l’humus gallo-français et européen.

Son propos évolua, évidemment, lorsqu’il découvrit l’énorme charge de l’épiscopat en milieu provincial, en particulier à Orléans, puis à Paris, c’est-à-dire dans une cité marquée par le judaïsme et le christianisme. Ceci rejoint le propos de l’actuel évêque de Poitiers.

La capitale de la France fut de tous temps le siège de beaucoup de vocations, de créations d’ordre monastiques… et de rencontres providentielles qui menèrent à la renaissance de l’hébreu moderne. Ce dernier fait est anecdotique mais montre l’importance des forces vives de la culture de rencontres entre les idées et les hommes qui est typique de l’agglomération parisienne.

L’évêque poitevin poursuit : “Feu la chrétienté, en effet, feu le christianisme comme modèle d’unité sociale, et vive les appartenances selon les affinités et les goûts ! Un monde nouveau est là, un monde de « clients » où le benchmarking devient la règle d’évaluation des succès et des échecs, où le nombre l’emporte et devient critère pour mesurer la force de l’Évangile et de sa pertinence.”

Il y a une vraie désertification de la présence catholique, la plus forte, la plus structurée historiquement, dont les statuts ont traversé des siècles avec des mouvements d’aridité répétée au cours des siècles. La France n’est pas en train de faire face à la venue belliqueuse des Wisigoths et l’actuel archevêque de Paris ne prend pas sa retraite alors qu’Hippone serait changée en ruines. Comme quoi, la destruction peut ne pas atteindre la pensée et demandera, un jour, une confrontation à venir, en termes inter-religieux, en particulier à cause de sens de « témoin » décrit par saint Augustin qui vit l’éradication de la foi en Afrique du Nord. Passsés deux mille ans, le judaïsme ne peut pourtant accepter sa définition du rôle des Juifs et du judaïsme sur la longueur des siècles.

Il y a des groupes qui veulent redynamiser le socius de la foi, évangéliser, appeler à la conversion, quitte même à susciter des diatribes difficiles avec les membres d’autres confessions qui, elles-mêmes, exercent ce même zèle à leur profit. Cela reste trop marqué par des projets planifiés et intellectuels.

La France découvre les prêtres africains, espagnols, roumains, sud-américains, chinois ou polonais, clergés de l’Est, du Proche-Orient ou encore de l’Extrême-Orient. Il reste une langueur, voire une interrogation sur des lendemains particulièrement difficiles, marqués par un repli qui, parfois, est trop identitaire.

Aron Jean-Marie Lustiger est né voici 91 ans : l’Eglise de Paris fête, cette année, le dixième anniversaire de sa mort. C’est relativement discret. Il est possible que les célébrations de la fin de la semaine (23-24.09.2017) et un colloque au Collège des Bernardins à la mi-octobre donnent l’occasion de mieux détailler ses actions, intuitions et surtout la manière dont les projets se sont développés sous son impulsion.

Sont-ils des espaces ouverts ou bien sélectifs et comment s’inscrivent-ils dans les besoins pastoraux lourds de la campagne et la province françaises ? C’est d’autant plus frappant que le successeur du cardinal Lustiger qui l’accompagna depuis la paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal prend sa retraite en novembre (il affirma qu’”il ne resterait pas une minute de plus” (sic)).

L’initié en terminologie lustigérienne parlerait du « passage de témoin de continuité » qui se fera désormais sur une toute autre génération, même si le choix se portait vers un candidat très versé dans les us et coutumes mis en place au Centre Richelieu et bêchés fidèlement dans les plate-bandes sur trottoir du Bas-Seizième arrondissement de Paris (dixit le cardinal en son temps).

Le demi-siècle a passé et certaines marottes se sont estompées.

La nostalgie gagne sensiblement les âmes de quarterons de fidèles qui voient venir la marche du siècle nouveau. Il reste que le père Lustiger fut particulièrement sensible à préparer des temps où la carence en prêtres se feront sentir. Il renforça la formation des laïcs et ouvrit des pistes novatrices de structures ecclésiales.

Il fut particulièrement sensible à faire connaître la dimension essentielle de l’enracinement judaïque du christianisme. Cela a fait partie d’une évolution personnelle : si le futur prêtre s’était agenouillé à l’intérieur de l’édicule du Saint-Sépulcre à la veille de son ordination sacerdotale (1954), faisant une sorte de pari positif sur la « foi du Christ » dans sa vie (cf. Hans Urs von Balthasar), il a appartenu à cette génération de juifs sécularisés qui, confrontés au choix de la France, ont aussi découvert les richesses humaines et spirituelles forte d’un catholicisme alors vivant.

Sa rencontre avec des théologiens, des penseurs et – conséquence de la Deuxième guerre mondiale – la fréquentation de nombreuses personnes d’origine juive, souvent baptîsées pendant cette période tragique l’a conduit à réfléchir au judaïsme au long des décennies qui l’ont fait migré du Centre Richelieu, vivier intellectuel des acteurs contemporains de la société française et étrangère, à la rencontre frontale avec le terreau basique de paroissiens « ordinaires » d’un Paris excentré.

Il eut alors la chance d’être suivi et encouragé par de nombreux fidèles qui l’ont accompagné dans cet exil périphérique… qui lui permit de saisir la diversité des croyants, un antisémitisme souvent à fleur de conscience. Il y mit en place des enseignements bibliques qui restèrent strictement centrés sur l’approche traditionnelle du catholicisme tel qu’il tentait de se situer, en France, après le concile de Vatican II.

Son itinéraire reste tout à fait singulier à l’intérieur de l’Eglise catholique. Il y a sûrement des raisons sociétales qui ont permis qu’il soit admis par l’Eglise et la société civile, du moins en apparence. Certains milieux chrétiens n’ont fait que le tolérer du bout des lèvres. Cela est sensible dans les lapsus qui s’expriment aujourd’hui dans certains milieux novateurs férus d’un philosémitisme qui procède davantage d’un esprit constant de « substitution » à l’identité juive qu’à une véritable compréhension en profondeur de l’existant hébraïque.

Il fut contraint par sa nomination épiscopale, d’abord à Orléans, puis à Paris, d’expliquer son parcours, son identité d’adolescent juif faisant face à un antisémitisme quasi inné dans une société européenne, rendant visible la souffrance d’avoir perdu sa mère à Auschwitz.

Il n’y a pas de raison de penser que, d’une manière quelconque, le cardinal ait eu une visée prosélyte envers les membres de diverses communautés juives. Ce serait absurde, mais cela montre aussi à quel point le judaïsme continue de souffrir, par des plaies à vif, de la trahison de certains des siens qui ont quitté la communauté d’Israël alors que commençait, à Sion et à Jérusalem, « le rassemblement des exilés ». Son désir de rapprochement entre le catholicisme latin (mais non oriental) et le judaïsme reste à l’épreuve du temps, de longues années et sans doute siècles où les relations confessionnelles devront trouver des points d’appui et un équilibre authentique.

Cela ne veut pas dire que ses héritiers partagent nécessairement ses points de vue, faits de respect et de distance affirmés par ses choix personnels, sur l’enjeu réel que représentent le judaïsme, l’hébraïté, les traditions orale et écrite.

Les rapports entre le christianisme et les diverses Ecoles du judaïsme évoluent aujourd’hui dans l’apparence d’un dialogue qui est trop souvent neutralisé par une tendance moderniste à réduire des murs de séparation qui se sont auto-regénérés au cours des siècles, simplement parce qu’ils expriment des vérités qui restent irréconciliables pour ce temps.

Ce côté « unisex » qui s’exprime aussi dans la manière dont nos contemporains pensent pouvoir utiliser les différentes formes de foi et de religion conduit, en fait, à un rapport qui privilégie certains sans véritablement reconnaître les autres. A raboter les aspérités, on éviterait plutôt de pénétrer plus profondément des mystères qui restent insondables.

A Paris et en France, l’époque et l’expérience humaine montrent que le clergé s’interroge souvent ou s’engonce dans une cléricature qui peut être plus fermée. Mgr Wintzer cite alors le patriarche Athénagoras, un vrai oriental avec une bonne dose d’expérience nord-américaine qui déclara à Olivier Clément, philosophe et théologien orthodoxe de la France méridionale : « J’accueille et je partage. Je ne tiens plus particulièrement à mes idées, à mes projets. Si l’on m’en présente de meilleurs, je les accepte sans regret. Ou plutôt, non pas meilleurs, mais bons. J’ai renoncé au comparatif. » (Olivier Clément, Dialogues avec le patriarche Athénagoras, Fayard, 1976, p. 183).

A Poitiers, Mgr Wintzer admire le propos du grand patriarche et souligne que, pour sa part, il ne veut pas renoncer à l’unité, parlant de l’unité du catholicisme face au mouvement des fédérations qui structurent le protestantisme, en ce 500e anniversaire de la Réforme initiée par Luther.

C’est à l’ampleur de cette désertification ecclésiale que l’on sent l’attitude frileuse d’un catholicisme français, pionnier de l’oecuménisme, du dialogue inter-religieux. A cette heure, les rencontres donnent dans la convivialité et la découverte de l' »autre » tout en maintenant ferme la doctrine du primat romain.

Delenda est Lutetia ? Ce serait outrancier et grandiloquant. Disons que les sociétés chrétiennes d’Orient et d’Occident vivent en tribus volontiers villageoises qui transhument selon les saisons dans les lieux les plus éloignés de la planète pour un “happening” chaud d’une jeunesse fervente. Celle-ci cherche à se conceptualiser à un âge où il est difficile de faire le choix d’être ou de devenir soi-même.

Certaines tendances s’affirment en Europe occidentale : une baisse de la pratique, la gadjétisation de certains sacrements essentiels de la vie chrétienne (Baptême, Mariage, Communion). Des réseaux de couvents et monastères reprennent vie sur de vieux axes de pèlerinages. Il y a aussi la pénétration, plus sensible en ce moment, des Eglises venues de la tradition orthodoxe byzantine et de différentes cultures ou expressions prestigieuses : les Eglises russe, grecque, orthodoxes ou melkite catholique, maronite, ou sémitiques (Assyriens et Chaldéens), les Ethiopiens et les Coptes sans compter, naturellement, les Arméniens et le déploiement des groupes évangéliques, messianiques ou autres.

Leurs premiers contacts avec les milieux de la foi occidentale remontent aux cent dernières années et se poursuivent par la voie des réseaux multiples de communication. Là aussi, les paroles du patriarche Athénagoras s’appliquent souvent avec douleurs dans l’impossible transmission de certains héritages byzantino-russe : « Je ne tiens plus particulièrement à mes idées, à mes projets. Si l’on m’en présente de meilleurs, je les accepte sans regret », affirmait Athénagoras. La flexibilité naturelle de l’orthodoxie séculaire affronte, en milieu européen, la tentation de la rigidité. La prophétie, dans la foi, sait dépasser les rigueurs du temps et de l’espace.

Jérusalem et le territoire traditionnel du Patriarcat de Jérusalem traversent des péripéties analogues, en tous points similaires. On parle à voix basse et par des mots à peine couverts de l’éclatement des structures familiales chrétiennes, des conflits socio-culturels au sein de tous les groupes qui ont vécu et survécu grâce à un christianisme courageux et affirmé.

La catéchisation marque le pas par le morcellement et l’affaidissement de la vie liturgique souvent trop ritualisée ; elle reste difficile à mettre au goût de la modernité en raison des mutations prégnantes qui affectent les frontières historiques d’un Proche-Orient mal défini depuis la chute de la Sublime Porte et la fin du Mandat britannique.

Lors de la rencontre à Jérusalem du Pape François et du Patriarche Bartholomaios en 2014, la crise profonde de la foi des religieux locaux fut murmurée sotto voce. Les remarques de ce type furent submergées par la venue tout à fait innovante du patriarche maronite libanais Bechara Raï qui fit une tournée fortement appréciée par la qualité de son hospitalité liturgique. Sa visite eut, localement, un impact bien plus fort auprès des fidèles chrétiens dans leur ensemble que la rencontre formelle des deux Eglises issues du pourtour méditerranéen pour un office au Saint-Sépulcre.

Oui, la vie de foi est morcelée. Cela correspond à des liens “distendus” et marqués d’un hédonisme puissant dont l’influence ne cesse de monter depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale. Elle ouvre sur des réalités très égotiques, visibles dans le décalage grave qui existe entre la prédication et l’action dans de nombreux lieux de prières.

Que devient alors l’unité chrétienne ? Il est question d’une unité catholique aux dires de Mgr Wintzer. Il serait utile que celle-ci s’affirme. Ce n’est pas sûr car les tendances traditionnelles affrontent les modernistes du 21e siècle. La mondialisation permet d’accéder, à l’instantanée, sur la découverte des très nombreux germes de vie qui éclosent sur tous les continents.

On peut souhaiter que le dixième anniversaire de la disparition du cardinal Lustiger ne tourne pas en un mouvement égo-centrifuge des “cooptés et des élus” qui ont jalonné avec lui un parcours qu’il savait dynamiser. L’un des mots-clés du cardinal était de parler de “refus”. Affronter le refus ou exprimer un refus pour finir par accepter de passer l’obstacle fictif ou réel.

Il n’est sans doute pas anodin qu’en septembre 2017 deux personnes qui s’affirment « agnostiques » aient publié deux ouvrages qui, en France et en français, viennent scruter le sens des tendances socio-culturelles religieuses du moment. Le sociologue Dominique Wolton (« Pape François, Rencontres avec Dominique Wolton, Politique et Société, Un dialogue inédit, L’Observatoire 2017) et le psychiatre Boris Cyrulnik (« Psychothérapie de Dieu, Odile Jacob, 2017) cherchent, scannent, « fouillent » les dires de ce qui reste le privilège invisible mais intuitif de l’Indicible.

C’est là que l’époque devient prophétique dans un monde et un univers extrêmement vaste.

Shana Tova 5778 – שנה טובה תשע »ח – א זיסן יאר תשע »ח