La communauté nazie en colère.

Au Centre National pour la Mémoire Nazie (CNMN), la consternation se lit sur les visages. Le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé le Mufti antisémite de Jérusalem d’avoir devancé Hitler dans l’idée de brûler les juifs. La brimade de trop.

«Cela fait déjà trente ans qu’on se tape Faurisson et toute sa clique, qui nous retirent le crédit d’avoir nettoyé l’Europe de ses Juifs. Maintenant, les Juifs eux-mêmes s’y mettent».

L’amicale Eichmann, sous-section du Centre, ne décolère pas non plus. Les militants estiment que la mémoire nazie a été salie. Dans la conversation à couteaux tirés avec d’autres sympathisants, ils ne nient pas que des responsables arabes se sont jetés dans les bras des nazis contre les Juifs, mais ils tiennent à rappeler la contribution de chacun dans le massacre : « Certes, le Mufti Al-Husseini voulait aussi exterminer les Juifs, mais lui, il ne proposait que des solutions artisanales. La section musulmane bosniaque des Waffen SS n’aurait jamais pu se charger toute seule des 6 millions de Juifs qu’on a réussi à faire disparaitre ».

Dans cette véritable concurrence des mémoires, certains sujets restent tabous. Lorsque l’on rappelle que le Mufti a devancé Hitler en 1929 dans le massacre de Juifs à Hébron, les regards se détournent.

(Parce que l’humour n’a jamais fait de mal à personne, surtout pas à un ashkénaze.)