search

Le monde orthodoxe : du mécanisme des injonctions paradoxales

Des hommes ultra-orthodoxes sont assis sur un pont surplombant la foule, lors d’une manifestation de juifs ultra-orthodoxes contre la conscription dans l’armée israélienne, à Jérusalem, le 30 octobre 2025. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)
Des hommes ultra-orthodoxes sont assis sur un pont surplombant la foule, lors d’une manifestation de juifs ultra-orthodoxes contre la conscription dans l’armée israélienne, à Jérusalem, le 30 octobre 2025. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

Ces dernières années, au moins deux phénomènes ont révélé une facette du monde ultra-orthodoxe qui a choqué, voire paniqué, une grande partie de l’opinion publique israélienne. Qu’il s’agisse de la gestion de la crise sanitaire ou de la question brûlante de la conscription, l’image qui s’impose est celle d’un bloc monolithique, figé dans une rigidité absolue, une autarcie revendiquée et une fermeture totale aux règles de la société séculière.

Pourtant, s’en tenir à cette seule constatation d’un hermétisme triomphant serait une erreur de lecture. Derrière ce mur d’intransigeance et cette apparence de puissance inébranlable, ce monde est travaillé par des forces contradictoires. Comme nous le verrons, cette société que l’on croit imperméable est peut-être beaucoup plus fragile, fissurée et poreuse qu’on ne l’imagine.

En grattant sous la surface de ce modèle d’isolationnisme, apparaissent des dynamiques profondes qui interrogent : et si les mécanismes mêmes censés préserver ce sanctuaire étaient en train de préparer, à leur insu, sa propre mutation ? Le Covid-19 et le Pikuach Nefesh Le premier événement — bien souvent oublié depuis — remonte à la grande crise sanitaire du Covid-19.

Comme l’avait remarquablement analysé le journaliste Aaron Rabinowitz, observateur avisé du monde ultra-orthodoxe, cette crise a mis en lumière un basculement fondamental : l’esprit communautaire et la cohésion du groupe sont passés avant le mécanisme religieux du Pikuach Nefesh — le devoir absolu de placer la préservation de la vie humaine au-dessus de tout. Ce choix doctrinal s’est traduit par une surreprésentation tragique du monde orthodoxe dans les statistiques de mortalité liées au virus, en particulier chez les plus de 70 ans.

Il a également donné lieu à un spectacle saisissant : le maintien délibéré de l’ouverture des écoles (yeshivot) et des lieux de rassemblement, en violation directe des directives du ministère de la Santé et des restrictions appliquées aux zones « rouges » ou « oranges ».

Des policiers lors d’une opération sur une yeshiva ouverte en violation de la réglementation nationale de verrouillage COVID-19, dans le quartier de Sanhedria à Jérusalem, le 19 janvier 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

En maintenant ces institutions ouvertes, une partie de la communauté a activement contribué à la propagation du virus. Au-delà des risques sanitaires internes, l’intégration d’une fraction du monde orthodoxe dans la vie économique et civile générale faisait courir le risque d’une contamination bien plus large. Ce comportement a suscité une vive indignation et un sentiment de rejet au sein de la population générale. Il a donné à voir une communauté fonctionnant selon ses propres règles, imperméable aux injonctions de l’État de droit, aux institutions nationales et aux recommandations des réseaux sanitaires.

L’enrôlement militaire post-7-Octobre

Le second phénomène, plus récent, est d’une brûlante actualité et laisse la population générale dans un état d’exaspération à vif : il s’agit de la question de l’enrôlement des étudiants des yeshivot dans l’armée. Ce débat a jeté une lumière crue sur la coexistence de deux mondes qui se croisent à peine.

D’un côté, il a mis en évidence l’hermétisme émotionnel et le repli identitaire du monde orthodoxe. De l’autre, il a ravivé un profond sentiment d’injustice au sein de la société israélienne, qu’elle soit laïque, traditionaliste ou religieuse.

Cette rupture s’est manifestée de la manière la plus brutale au lendemain des massacres du 7-Octobre : alors que le pays traversait un deuil immense avec ses soldats tombés au combat, que la société se mobilisait à tous les niveaux — par un soutien massif aux personnes évacuées du Nord et du Sud, comme aux entreprises sinistrées —, le monde orthodoxe est apparu largement déconnecté de cet effort national.

Plus encore, l’establishment politique et rabbinique orthodoxe a refusé catégoriquement tout compromis, rejetant l’intégration des jeunes ultra-orthodoxes à l’armée, et même l’idée d’un service civique alternatif. Il en résulte une hostilité et une fracture grandissantes. Cette déconnexion voulue et entretenue par la direction spirituelle interroge profondément sur l’avenir d’une orthodoxie qui apparaît, de plus en plus, comme un « État dans l’État » — une dynamique dont la crise du Covid avait déjà révélé les prémices.

Des Juifs ultra-orthodoxes affrontent la police lors d’une manifestation contre la conscription des Haredim dans l’armée, sur la Route 4, aux alentours de Bnei Brak, le 27 juin 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Des lignes de fracture invisibles ?

Pourtant, au-delà de ces deux manifestations spectaculaires d’un repli communautaire assumé, la réalité du monde ultra-orthodoxe est peut-être plus complexe qu’il n’y paraît. Malgré tous les efforts déployés par l’establishment politique et rabbinique pour maintenir une fermeture étanche et préserver une autonomie absolue, ce modèle d’isolationnisme n’est pas inébranlable. En observant attentivement le fonctionnement interne de ces communautés, on voit apparaître des brèches, des failles discrètes qui viennent défier cette volonté d’hermétisme.

Sous la surface d’un bloc monolithique se dessinent ce qui ressemble à des lignes de fragilité cachées. C’est précisément l’objet des quatre exemples d’injonctions paradoxales qui suivent : tenter d’identifier et d’analyser ces mécanismes sournois qui traversent le monde orthodoxe de l’intérieur. Car c’est au cœur de ces contradictions que se joue l’avenir de la relation avec la société : assiste-t-on aux prémices d’une scission définitive entre l’enclave orthodoxe et l’État, ou au contraire aux premiers jalons, encore invisibles, d’une intégration inéluctable dans la société israélienne au sens large ?

L’insertion professionnelle des femmes

On mesure ainsi l’ampleur des efforts déployés par l’establishment politique et le leadership rabbinique pour maintenir leur communauté sous contrôle. Cet isolement repose sur une triple dépendance : spirituelle, financière et éducative. En effet, une grande partie des établissements scolaires orthodoxes continuent de refuser l’enseignement du socle éducatif fondamental — excluant des programmes les mathématiques, l’anglais ou l’histoire —, privant ainsi les jeunes générations des outils d’autonomie nécessaires dans le monde moderne.

Pourtant, de manière profondément paradoxale, ce monde que l’on veut hermétique se retrouve aujourd’hui traversé, domaine par domaine, par ce qu’il convient d’appeler une puissante injonction paradoxale.

Une entreprise technologique qui emploie des femmes ultra-orthodoxes à Modiin Elit, le 17 août 2009. (Crédit : Abir Sultan/Flash 90)

Cette première contradiction s’illustre de manière frappante sur le terrain économique. Malgré les financements ahurissants concédés sous l’ère des gouvernements de « droite toute » de Benyamin Netanyahou — alliances scellées entre la droite, les partis orthodoxes et le sionisme religieux —, et en dépit d’une volonté farouche de maintenir la communauté dans un isolement étanche, un phénomène échappe désormais au contrôle des rabbins : le travail des femmes.

Aujourd’hui, près de 80 % des femmes ultra-orthodoxes occupent un emploi, notamment dans le secteur des services, la tech ou la comptabilité. Pour maintenir l’équilibre financier du foyer et permettre aux hommes de se consacrer exclusivement à l’étude de la Torah, le monde orthodoxe a dû, en quelque sorte, sacrifier ses femmes sur l’autel de l’économie moderne. Ce choix fait reposer sur leurs épaules une charge colossale : générer les revenus du ménage tout en assurant l’éducation et la tenue de foyers très nombreux — la moyenne s’établissant à six enfants par famille, avec des pics atteignant régulièrement 10 à 12 enfants.

On touche là au cœur du paradoxe : d’un côté, la volonté d’un repli communautaire radical, jaloux de son autonomie et de son étanchéité ; de l’autre, la projection massive des femmes sur le marché du travail globalisé. Ce mouvement vers le monde extérieur constitue le prodrome d’une intégration beaucoup plus large à la société israélienne dans son ensemble.

Il y a fort à parier que cette insertion professionnelle massive des femmes posera les jalons de l’une des plus profondes révolutions internes de l’histoire du monde orthodoxe.

La coercition dans l’espace public vs. la protection par la Torah

La seconde injonction paradoxale réside dans une dynamique inédite : la volonté d’imposer les règles de la Halakha — la loi juive — à l’ensemble de l’espace public israélien. Historiquement, le monde ultra-orthodoxe ne s’inscrivait pas dans cette logique d’expansion. Qu’il s’allie avec la droite ou avec la gauche, son objectif prioritaire restait pragmatique : obtenir des financements pour préserver son autonomie et renforcer son propre enfermement communautaire.

Le monde orthodoxe ne cherchait pas à déborder sur la société générale. Aujourd’hui, nous assistons à un basculement. Mais cette volonté de coercition religieuse sur la sphère publique produit un effet exactement inverse à celui recherché. Accentué par le refus catégorique de s’enrôler dans l’armée en temps de guerre — au moment précis où le pays manque cruellement de soldats —, ce désir d’imposer une vision étroite de la tradition génère un rejet d’une ampleur inédite au sein de la population israélienne.

C’est là que réside le cœur du paradoxe. Pour légitimer l’exemption militaire, le leadership orthodoxe martèle le dogme selon lequel « l’étude de la Torah protège les frontières et la nation ». Mais pour que ce dogme tienne, il faudrait qu’il suscite l’adhésion de la société. Or, en cherchant simultanément à imposer ses normes par la force dans la vie quotidienne des citoyens, le monde orthodoxe crée précisément les conditions d’un rejet massif de son modèle. En sortant de sa posture historique d’autopréservation pour tenter une forme de conquête culturelle à la faveur du climat de guerre — un contexte pourtant propice à un certain réveil spirituel —, l’establishment orthodoxe brise lui-même le dogme de la protection par la Torah. En voulant s’étendre, il suscite une hostilité qui fragilise irrémédiablement sa propre position.

L’absence d’études fondamentales face au smartphone

La troisième injonction paradoxale réside dans la contradiction flagrante entre le refus délibéré d’enseigner le socle éducatif fondamental aux jeunes générations et l’impossibilité d’endiguer la pénétration du numérique. Dans une volonté constante de maintenir son étanchéité culturelle, l’establishment orthodoxe prive une majeure partie de sa jeunesse de l’apprentissage des mathématiques, de l’histoire et de l’anglais.

Parallèlement, des budgets massifs sont mobilisés pour imposer le téléphone « casher » à touches et multiplier les logiciels de filtrage strict sur les smartphones professionnels. Pourtant, cette tentative de verrouillage est vouée à l’échec : la vague technologique est inéluctable.

Ce mouvement d’ouverture forcé s’opère par plusieurs canaux devenus incontournables. D’abord, le travail des femmes — qui représente près de 80 % d’entre elles — leur donne un accès direct et quotidien aux ordinateurs et à l’Internet professionnel. Cette immersion numérique produit des transformations concrètes : la consommation sur des plateformes e-commerce internationales (AliExpress, Temu) modifie progressivement les représentations culturelles, les codes vestimentaires et le rapport à la mode au cœur même des foyers orthodoxes.

Ensuite, la double vie numérique s’est installée au quotidien. On estime que 10 % à 15 % de la population orthodoxe — en particulier parmi les actifs — recourt désormais au phénomène du « double téléphone » : un appareil à touches affiché publiquement pour satisfaire aux contraintes communautaires, et un smartphone personnel dissimulé, permettant un accès sans entrave au monde extérieur.

Demain, l’essor massif de l’intelligence artificielle ne fera qu’accélérer cette érosion des frontières virtuelles.

C’est là que réside le véritable drame de cette troisième contradiction. En privant sa jeunesse d’un enseignement profane structuré, l’establishment orthodoxe ne l’empêche pas d’accéder au savoir et au divertissement illimités de la toile ; il la prive seulement des outils critiques, linguistiques et méthodologiques indispensables pour s’y orienter. Confrontée à un appel d’air technologique auquel elle n’est pas préparée, toute une génération se retrouve ainsi jetée dans une crise identitaire et culturelle profonde.

Un enseignant présente son certificat attestant qu’il s’agit d’un téléphone « casher », à l’entrée d’une école haredi, à Jérusalem, le 6 mai 2020. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

 

Les manifestations de la jeunesse et le baptême d’engagement

Enfin, la quatrième injonction paradoxale s’incarne dans un phénomène inédit par son ampleur et sa visibilité : la radicalisation des modes de protestation de la jeunesse orthodoxe dans l’espace public. Si l’on avait déjà assisté par le passé à des mouvements de contestation sporadiques, nous faisons face aujourd’hui à des manifestations d’une tout autre échelle. La fermeture répétée et massive des grands axes routiers du pays — à l’image des blocages répétés de la Route 4 — montre une capacité de mobilisation impressionnante de la part de ces jeunes, issus notamment des factions les plus intransigeantes.

Là encore, le paradoxe est saisissant. D’un côté, cette jeunesse est maintenue sous une véritable chape de plomb communautaire, éduquée dans l’idée qu’elle ne fait pas partie de la société israélienne générale et qu’elle peut vivre en autarcie spirituelle et sociale complète, comme si l’État n’existait pas. De l’autre côté, pour défendre cette insularité et leur refus de l’enrôlement, ces mêmes jeunes sortent massivement de leur enclave pour investir, bloquer et affronter l’espace public séculier. En empruntant les méthodes de protestation et de désobéissance civile propres aux démocraties modernes, ils font brutalement irruption dans une société dont ils prétendent pourtant s’extraire.

En descendant ainsi dans la rue, ces jeunes vivent un véritable baptême de l’engagement social et civique. Et c’est là que réside le risque majeur pour l’establishment ultra-orthodoxe : plus ces manifestations se multiplieront et prendront de l’ampleur, plus cette population mobilisée prendra conscience de la force politique que représente la masse.

Des hommes haredim bloquent une route et s’affrontent à la police lors d’une manifestation contre la conscription à Jérusalem, le 8 octobre 2026. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Une prise de conscience qui pourrait, à terme, ne plus seulement s’exercer contre l’État d’Israël, mais se retourner contre leurs propres chefs spirituels et politiques.

 

Conclusion et enjeux électoraux

Toutes ces observations ne prétendent pas être l’aboutissement d’une recherche scientifique rigoureuse, mais relèvent d’une compréhension intuitive nourrie par l’analyse des faits. Elles semblent néanmoins indiquer avec précision les mécanismes d’injonction paradoxale qui traversent non pas une communauté homogène, mais l’ensemble des communautés ultra-orthodoxes.

Ce constat gagne à être éclairé par les travaux de Gregory Bateson et de Paul Watzlawick, figures de proue de l’École systémique de Palo Alto. Dans leur modélisation des processus de transformation — applicables aussi bien à la psychologie qu’à la sociologie —, le paradoxe apparaît comme le signe avant-coureur indispensable du changement. Lorsqu’un système est poussé au bout de ses propres contradictions par une injonction paradoxale, il ne peut plus se contenter d’un simple ajustement interne, ce que Watzlawick nommait un « changement de type 1 ». Il est contraint d’opérer une mutation systémique majeure, un « changement de type 2 », qui transforme la structure même du système et le fait basculer dans un tout autre registre. C’est précisément cette rupture de structure qui semble aujourd’hui menacer — ou promettre — le monde orthodoxe.

L’un des moyens d’évaluer la justesse de ces intuitions sera d’observer ce qu’il adviendra lors des prochaines élections du 27 octobre. L’attention se portera notamment sur le comportement de ce parti politique émergent — qui intègre au demeurant une femme — représentant le « public orthodoxe ». Pour l’instant crédité d’à peine 1 % d’intentions de vote dans des sondages traditionnels s’adressant à des publics classiques, nul ne sait ce qui se jouera réellement dans la discrétion de l’isoloir.

On peut espérer — même si cela relève peut-être d’un wishful thinking, mais d’un espoir crédible et sensé — que cette formation évolue au point de franchir le seuil d’éligibilité, d’entrer à la Knesset et d’apparaître comme un partenaire potentiel au sein d’une coalition majoritaire. Ce parti, prônant l’intégration des matières fondamentales, le renforcement de l’éducation publique, l’enrôlement dans Tsahal et l’insertion des hommes sur le marché du travail, incarnerait ce que l’on pourrait qualifier d’orthodoxie moderne.

Moti Leitner, chef de « HaTzibur HaHaredi », et le rabbin Yehoshua Pfeffer, responsable du comité rabbinique du parti, assistant au lancement de la campagne électorale pour la Knesset du nouveau parti ultra-orthodoxe, à Beit Shemesh, le 23 août 2026. (Crédit : Sam Sokol/Times of Israel)

Les urnes diront si ces intuitions s’avéreront justes. L’espoir réside dans l’émergence d’une représentation orthodoxe moderne capable de sortir d’un isolement communautaire forcé. Une force qui, tout en préservant son mode de vie, réaffirmerait son appartenance pleine et entière à la société israélienne, en participant à son effort économique, sécuritaire et culturel.

C’est en réduisant ce fossé chaque jour plus béant entre le monde religieux et la population séculière que pourra s’opérer l’une des révolutions dont ce pays a aujourd’hui un besoin immense : voir une partie de l’orthodoxie moderne se joindre au projet de modernisation de la société.

à propos de l'auteur
De retour en Israël depuis 7 ans, David a entamé une troisième carrière dans l'environnement et le développement durable. Actuellement, il est Consultant et chef de projet indépendant en environnement (transition énergétique) pour des villes et des communautés d'agglomérations. Sa première carrière a été dans le champ de la psychologie clinique après une licence a l’université Hébraïque de Jérusalem et une maitrise/DESS à Paris VII. Il a ensuite été au FSJU le directeur de l'action sociale durant 10 ans. Apres un master à Science Po en Innovation sociale et environnementale dans le cadre d'études de sociologie des organisations, David a fait son alyah, à Tel Aviv. Depuis mars 2020, il a créé différentes plateformes "Les démocrates mobilisés" (DM) sur les réseaux sociaux dont un groupe et une page Facebook, une chaîne YouTube ainsi que des comptes Instagram et TikTok. Grâce à des articles de fond, des traductions d'articles de la presse politique israélienne, des traductions et sous-titrages de vidéos de la société civile, les DM informent et mobilisent les Israéliens francophones à prendre part a la mobilisation générale contre la corruption et pour la défense de la démocratie et l'état de droit.
Comments