À la fin de la journée internationale des femmes, une femme va dormir comme la plupart des humains. Mais en tant que femme, elle va dormir après plusieurs opérations qui ne font pas partie du lexique du mâle moyen.

Nous allons dormir après avoir effacé ce qui reste de notre maquillage. Make up qui couvre certains de nos clichés quotidiens. Les nuits blanches, quand nous nous tournons dans nos lits sur cette douleur mensuelle des femmes.

Les nuits sans sommeil, quand nous nous tournons dans nos lits inquiètes par le bébé qui grandit en nous. Sera-t-il comme nous ou plus comme leur papa? Est-i /elle à l’aise là-dedans? A quoi le monde ressemblera quand il sortira?

Les mères qui travaillent, nettoient leur mascara qui couvre les yeux fatigués. Pourquoi gagnons-nous la moitié de ce que nos maris gagnent? Avons-nous moins de valeur? Faut-il travailler plus ou rentrer à la maison plus tôt pour nourrir notre famille?

Les jeunes femmes à l’université ajoutent un peu de blush à leurs joues sur leur chemin vers le campus. Est-ce qu’il me remarque pour mes idées brillantes ou devrais-je ajouter un peu de couleur encore une fois?

A l’entrée de la synagogue une jeune Bat Mitzvah partage avec moi son moment de fierté lors de l’achat d’un Talith qui correspond aux couleurs de sa robe. Je l’embrasse pour sa décision courageuse de lire la Torah, tout en faisant attention aux couleurs assorties de « Bigdey Tifarta » les vêtements de la splendeur

Les clichés quotidiens que je rencontre dans le métro, tout en grimpant ces escaliers infinis, les parisiennes avec leurs hauts talons et aux grands espoirs. Nous pouvons changer le monde, le rendre meilleur.

Pour les jeunes femmes qui vont grimper les escaliers dans les nombreuses générations à venir. Nous pouvons ajouter moins de couleur à ces lèvres qui souhaitent dire la vérité, mais cela ne devrait pas être une obligation. Les femmes ne doivent pas être jugées par leur apparence ni par le regard de l’homme.

Seulement par leur vision, par leur pensée, par leur capacité et leur ambition.

Je me tiens devant le miroir, moi-même entachée par ces clichés ; je me regarde longuement. Je souris en mettant un peu de crème contre les rides qui gagnent du terrain. Une autre bataille à combattre.

Ou peut-être une bataille que j’ai déjà gagné. Les rides de ceux qui pensent.

Je me prépare à aller dormir. Mon chéri ronfle déjà sous la couverture et je tape doucement ces mots qu’il lira demain. Un autre jour régulier, pas la journée internationale des femmes. Juste un autre jour que nous partageons en tant que femmes de toutes les couleurs et de toutes les origines. Les mères, les filles, les femmes, les amis. Tous ceux qui méritent l’égalité, le droit naturel sans aucune couleur supplémentaire.

Cette chanson dans sa version magnifique hébraïque comme l’original de Léo Ferre (Les femmes), évoque véritablement tous les clichés, les stéréotypes… et vérités sur les femmes.

Yossi Banai me donne envie de mettre mon rouge à lèvres et séduire dans une conversation intelligente et significative mon homme spécial de cœur. On trouve ma vigueur renforcée par le cliché. Je souhaite à toutes les femmes de notre monde un jour spécial, une année spéciale.

Célébrer leur féminité de la manière qu’elles choisissent. Je souhaite notre monde plus de femmes dans plus de positions de leaders, tout en brisant les barrières des lois anciennes qui insultent et dépriment notre société  Yossi Banai Nashim Nashim / des femmes.