La pensée juive africaine a longtemps été niée par le judaïsme européen.

Les pesanteurs que les implications idéologiques ont exercées sur le débat relatif à la couleur de peau expliquent l’attitude complexe que certains ont dû adopter pour accréditer à tout prix la thèse raciste.

Quand on dit « judaïsme africain », on a le sentiment que cela signifie « manifestation des cultures africaines ». Or, le concept est une démarche
d’examen critique de la culture juive établie, transmise de génération en génération. Le commencement est daté et référé au moment de la naissance historique Sinaïtique. Il est de l’ordre de l’attestation historique et formelle.

L’Ethiopie a été pendant longtemps un centre juif majeur. Moise est né en Afrique. Joseph y a vécu.

Le judaïsme n’est pas une reproduction, mais une interrogation, un questionnement permanent.

Cette attitude se traduit chez les Juifs africains, par la tendance à l’exhibition ou à la démonstration d’un judaïsme positif : exhiber la pensée juive africaine, la présenter pèle-mêle comme étant les divers modes du judaïsme négro-africain, procéder à la production des preuves de l’existence de celui-ci en présentant les éléments de la culture négro-africaine, c’est collaborer à la réfutation de l’idéologie raciste du judaïsme occidental et à la restauration de la dignité de l’humanité du Négro-Judéo-africain.