Le judaïsme africain est mûr pour tenir toute la place qu’il mérite. Il est un fait historique que rien ne se fera en son absence sur la scène internationale.

Le judaïsme africain ne peut plus rester simple consommatrice de normes culturelles conçues en son absence.

Il ne peut plus être, invariablement, le sujet et l’objet inextricable des évaluations extérieures. Il est mûr pour tenir dans l’architecture juive mondiale et y assumer pleinement son rôle.

Le judaïsme est commun, le cheminement est spécifique. Tel est le leitmotiv d’un juif africain responsable, imprégné et engagé pour son identité. Un judaïsme qui ne peut rester l’objet sempiternel des débats sur son existence.

Un judaïsme qui souhaite, également, être écouté pour dire sa contribution à la conception des normes et valeurs réellement juives. Le juif africain ne peut plus et ne veux plus, être en marge d’un terrain, qui est aussi le sien.

Au terme, les juifs africains apprécient leurs collègues européens qui soutiennent la démarche visant à mettre la dignité humaine au cœur de ces nouveaux défis, ce qui nécessite une implication plus forte des hommes de bonne volonté dans les différents rendez-vous avec les dirigeant du judaïsme mondial qui va du Moyen-Orient en Europe en passant par les Etats-Unis ainsi que toute autre personne épris de paix et de justice…