Bientôt 66 ans, quel miracle. Que de chemins parcourus. L’Etat d’Israël soufflera ses 66 bougies le 5 mai prochain.

Ce sera un moment de réjouissances, mais aussi un moment de porter un regard rétrospectif sur ce parcours parsemé d’épreuves surmontées tant les ennemis à vouloir détruire l’Etat juif sont nombreux.

Dès les premières heures de sa naissance, la guerre lui fut déclarée par ses voisins arabes qui refusent de reconnaitre jusqu’à ce jour le caractère juif de l’Etat Hébreu.

Toute une série de négociations ont été engagées pour trouver une solution à ce conflit qui dure depuis  66 ans mais rien n’y fit. La dernière en date fut celle conduite par le Secrétaire d’Etat John Kerry qui s’est achevée ce mardi 29 avril 2014 par un échec.

Comment pouvait-il en être autrement quand le médiateur lui-même arrive sur le terrain avec une foule d’idées reçues et de clichés sur d’Israël comme en témoignent ses différentes déclarations tout au long du processus.

S’il n’est pas en train de traiter Israël d’Etat apartheid, ce sont des menaces ou des accusations qui sont proférées à l’endroit de l’Etat juif.

Son incapacité à faire respecter la feuille de route malgré de graves écarts de la part de l’Autorité palestinienne, a conduit à la libération d’assassins de juifs sans aucune contrepartie.

Ses timides condamnations de l’Autorité palestinienne après sa demande unilatérale d’adhésion à 15 organisations des nations unies en pleine négociation, et ses accusations contre Israël qui demandait simplement qu’on lui reconnaisse son caractère juif, ont permis à cette même Autorité palestinienne de conclure un accord de gouvernement avec le Hamas suite à une réconciliation précipitée le 23 avril 2014, en pleine négociation de paix avec Israël, sonnant ainsi le glas des négociations de paix.

Encore une fois il demandera des efforts à Israël, alors qu’en face un groupe qualifié de terroriste, inscrit depuis 1993 sur la liste des mouvements terroristes des Etats-Unis, vient de faire son entrée en jeu.

Comment poursuivre des négociations de paix avec un groupe qui ne fait aucun secret de ses intentions, qui lance régulièrement des appels à la destruction d’Israël ?

En tout état de cause, Israël devra le comprendre : « les Etats non pas d’amis, ils n’ont que des intérêts » disait le Général De Gaulle.

Effet, ils sont plusieurs pays l’ONU y compris à avoir déclaré leur satisfaction pour cette réconciliation entre L’OLP (Organisation pour la Libération de la Palestine) et le Hamas.

Certes, nous sommes pour la paix et une réconciliation entre frères ennemis devrait nous réjouir, mais il ne faut pas oublier que le ver est dans le fruit.

Car le Hamas n’a pas encore abandonné ses intentions. Il les même affichés haut et fort en déclarant  qu’il ne reconnaitrait jamais Israël.

Dès lors il appartient à l’Etat juif de prendre son destin en mains comme le lui recommandait déjà son fondateur, le Général David Ben Gourion

« Notre futur ne dépendra pas de ce que vont dire les peuples du monde, mais de ce que vont faire les juifs ».

Les déclarations des peuples du monde se feront pour la plupart selon leurs propres intérêts, mais le futur d’Israël dépendra de ce que fera Israël.