L’ex-député européen dit Dany le rouge étale son humeur sur l’antenne d’Europe 1 chaque matin.

Le 28 octobre dernier celle-ci était apparemment joyeuse. A voir le titre de sa petite chronique, chacun en effet aurait pu se réjouir qu’enfin un israélien trouve grâce publiquement à ses yeux.

C’était malheureusement sans compter sur l’idéologie fétide qui l’anime et qui lui commande d’aimer uniquement les Juifs qui battent leur coulpe sur le compte de l’Etat d’Israël.

« Daniel Cohn-Bendit félicite le président israélien Reuven Rivlin ». La raison étant sa venue à la commémoration du massacre de Kfar Qassem qui eut lieu le 29 octobre 1956.

Quarante-sept Arabes israéliens, dont 15 femmes et 11 enfants âgés de 8 à 15 ans, qui revenaient des champs près du village et ignorants du couvre-feu décrété ont été froidement abattus.

Daniel Cohn-Bendit s’est donc félicité d’un geste qui se rajoute à d’autres mais que celui-ci préfère ignorer.

Politiquement correct oblige !

Une enquête a été menée alors. Une année plus tard, une cérémonie réunissant plus de quatre cents dignitaires, dont des ministres et des membres de la Knesset, des représentants du gouvernorat militaire de la région et des notables de villages voisins, fut organisée pour une réconciliation.

Des indemnités ont été versées aux familles endeuillées. Les auteurs de ces crimes ont été traduits en justice et condamnés.

Sans oublier que l’ordre de tirer à vue pendant la période du couvre-feu a été rejeté par nombre de policiers israéliens.

Ce qui a fait depuis jurisprudence, a commencé à établir l’éthique des corps armés israéliens et permis à la ministre de l’éducation Yuli Tamir en 2006 d’ordonner aux écoles du pays de commémorer le massacre de Kfar Qassem afin de réfléchir sur la nécessité de désobéir à des ordres qui apparaissent comme contraires à une certaine morale.

Au final, quoi que l’on puisse penser de la réaction israélienne à ce massacre, celle-ci est très loin d’être négligeable !

Que l’ex-député rouge-vert se félicite alors à l’antenne uniquement du geste présidentiel, donnant l’impression de la sorte, par son manque de précision, qu’il y a débat au sein de la société israélienne sur la reconnaissance du massacre par les forces du pays, n’est donc pas pour étonner ceux qui le connaissent bien !

Nul ne sera par ailleurs étonné de ne l’avoir jamais entendu se féliciter d’un geste musulman implorant le pardon quant aux nombreux massacres et nombreuses guerres imposées au peuple juif par ce camp-ci depuis la fin du XIX siècle.

Il n’est pas même interloqué par cette carence !

La demande de pardon à ses yeux, semble t-il, ne doit provenir que du Juif, forcément coupable !

Victor PEREZ