Monsieur le président, vous avez imposé à Benjamin Netanyahu un gel complètement inutile et improductif de la construction au-delà de la Ligne verte et à Jérusalem, capitale éternelle et indivisible d’Israël et du peuple juif durant dix mois, retardant d’autant l’installation de jeunes israéliens ou de nouveaux immigrants sur leur terre.

Vous avez exigé la libération de centaines de prisonniers palestiniens dont certains avaient du sang juif sur les mains, accédant ainsi aux conditions préalables posées par Mahmoud Abbas à l’envoi d’une équipe de négociateurs obtus qui se sont contentés de rabâcher leurs sempiternelles, utopiques et suicidaires exigences.

Vous avez dépêché sur place un Kerry aussi mou et inefficace qu’à son habitude afin de diriger les débats et avez, en grande partie, fait porter la responsabilité de l’échec de ce simulacre de négociations à Israël.

Vous n’avez cessé de fustiger et de désavouer publiquement la politique sécuritaire israélienne allant même jusqu’à menacer de réévaluer le traditionnel mais non moins indispensable soutien américain au conseil de sécurité de l’ONU !

Vous avez ouvertement tenté de peser de tout votre poids lors des dernières élections israéliennes afin de faire élire Isaac Herzog à la tête de l’exécutif, vous ingérant dans la politique intérieure d’Israël comme personne n’avait osé le faire avant !

Vous avez tancé l’appel de Benyamin Netanyahu se souciant de la mobilisation des arabes israéliens traditionnellement abstentionnistes, organisée à grands renforts de navettes les conduisant directement aux urnes avec les résultats que l’on connait.

Vous vous êtes ingénié, par vos récentes déclarations, à isoler comme jamais l’État hébreu sur la scène internationale.

Vous avez menacé Israël de représailles « hezbolesques » si votre accord ne franchissait pas les grilles du Congrès comme si vous étiez le « stratège » en chef de la milice terroriste à laquelle vous montrez indirectement la voie à suivre au cas où…

ET VOUS OSEZ VOUS PLAINDRE D’UNE « INGÉRENCE ISRAÉLIENNE SANS PRÉCÉDENT DANS LA POLITIQUE AMÉRICAINE » ???

Vous signez, malgré vos promesses enflammées, un accord de capitulation avec des négociateurs iraniens venus sur les genoux, leur pays miné par les sanctions.

Vous les remettez en selle et leur redonnez la « main » en négociant tête basse, faisant fi de vos engagements répétés à Benjamin Netanyahu et au peuple israélien que vous sacrifiez allègrement sur l’autel de votre rêve chimérique de marquer l’histoire, passant outre toutes les mises en garde du Congrès et du Sénat américain.

Vous hypothéquez comme si vous en étiez le dépositaire, la sécurité et jusqu’à l’existence même de notre pays, et vous osez qualifier d’ingérence les critiques et les actions diplomatiques de notre Premier ministre ???

VOUS FAITES VRAIMENT PREUVE D’UN CULOT SANS BORNE MONSIEUR « LE ROI DU MONDE » !!!

Peut être pensiez-vous que nous allions vous laisser commettre une énième erreur de jugement sans broncher ?

Vous imaginiez sûrement dans votre grande naïveté, que nous étions disposés à vous remettre les clés de nos destinés et celles de l’avenir de nos enfants ?

Votre plus grande erreur aura certainement été de supposer une seule seconde qu’après ce que notre peuple à dû surmonter, nous soyons encore enclins à compter sur un pseudo « allié », si puissant soit-il, face à des ayatollahs fanatiques qui clament leur ardent désir de nous « effacer de la page du livre ».

Non Monsieur le Président, nous n’irons plus jamais à l’abattoir sans livrer bataille et le monde aura à souffrir si à Dieu ne plaise, nous devions de nouveau nous trouver en grand danger…

Nous ne laisserons plus jamais personne nous dicter l’attitude à adopter dans ce type de circonstances après la duplicité et la trahison dont vous avez fait montre à notre égard et nous ne sommes pas dupes non plus des « surprises » que vous nous réserverez encore…

Si se battre pour sa survie est pour vous synonyme d’ingérence, alors sachez, Monsieur le Président, que nous sommes loin, très loin de cesser nos « immixtions » jusque dans l’ovale de votre antre s’il le faut !

Nous vivons dans un pays démocratique, libre de ses choix, et avons donné mandat à Monsieur Netanyahu afin de mener la politique qu’il jugera appropriée en vue de préserver notre sécurité et celle de nos enfants.

Nous survivrons à votre désastreux passage Monsieur le président et l’humanité saura alors que nul « roi du monde », nulle puissance, fût-elle américaine, ne nous empêchera de préserver notre existence et notre quiétude…