Le massacre de Bruxelles, suivant celui de Toulouse, suivant l’assassinat d’Ilan Halimi, suivant les inquiétants chiffres des violences antisémites, ne marque pas seulement l’incapacité des pouvoirs publics à protéger une communauté prise pour cible, ni la déroute d’une civilisation influencée par des leaders d’opinions ou des médias aux motivations troubles.

La longue litanie est aussi un cuisant constat d’échec pour les instances communautaires ou du moins ceux qui se décrivent comme tels.

Organe le plus visible médiatiquement, le CRIF par son activisme forcené est visé en premier lieu et, si ses défenseurs ne manqueront pas d’arguer que ses faibles moyens lui interdise une réelle efficacité qu’on m’explique alors tout ce bruit et ce remue ménage, toute cette lumière qui se braque obstinément sur ses dirigeants avide d’être vus et entendus.

Force est de constater qu’avant l’explosion de la 2ème intifada le climat était beaucoup plus respirable pour les juifs en Europe mais de manipulations médiatiques en compromissions politiques, de discrétion malvenue en déclarations ostentatoire, le CRIF à contribué largement à l’instauration du climat actuel, a minima ne rien avoir fait d’efficace pour tenter d’inverser voire même ralentir cette tendance.

la lutte permanente des égos ne pouvant être l’unique explication aux conséquences de l’inanité de l’action du CRIF.

L’année dernière, l’élection d’un nouveau président laissait entrevoir une lueur d’espoir quand à l’avenir du CRIF, malheureusement des délégués recroquevillés dans des luttes intestines minables n’eurent pas le courage de porter à sa direction un homme neuf qui avait le mérite d’annoncer sa réelle motivation a faire évoluer le « machin ».

ce déplorable constat posé il reste à savoir si le CRIF à les moyens et la possibilité de trouver une réelle efficacité et justifier son existence.

Devant la perte quasi totale de crédibilité tout devra démarrer par une réforme en profondeur.

– précisez et élargir l’accès au CRIF à TOUTES LES ASSOCIATIONS COMMUNAUTAIRES pouvant justifier d’au moins 200 membres à jour de cotisation, et cela par un mode d’admission de droit non soumis à un aval d’un bureau executif plus souvent obnubilé par la conservation de ses pouvoirs et prérogatives que par le souci d’établir une réelle représentativité.

Exclure toutes les associations présentes au CRIF dont l’activité est atone et le nombre d’adhérents actifs est inférieur à 200 personnes à jour de cotisation.

Précisez les buts du CRIF et les mettre en adéquation avec les associations qui le compose, en quoi la présence d’une association d’amis d’un musée (fut il israélien), de défenseur d’une micro culture locale ou un syndicat professionnel a caractère confessionnel peut il prétendre parler au nom de toute une communauté dont la plupart des membres ne sont pas représentés.

Etablir une méthode de calcul claire et incontestable de nombre de délégués pour chaque association membre prenant pour paramètre des données objectives comme le nombre d’adhérent mais aussi le programme d’activité de l’association.

Changer le mode de désignation du président et du bureau executif en instituant un scrutin de liste à la proportionnelle, le collège éléctoral étant élargi à l’ensemble des membres adhérents des associations selon le principe d’une voix par adhérent.

le CRIF doit interdire aux membres de son bureau d’avoir d’autres fonctions dans les autres institutions communautaires majeures comme le consistoire et le FSJU, afin de ne pas créer de facto une oligarchie à l’image publique désastreuse et favoriser le rajeunissement et le renouvellement des cadres associatifs et politiques communautaires.

– il faudra aussi en finir avec l’hypocrisie financière et procéder à la rémunération du président et des membres du bureau dans le but de les rendre comptable de leurs actions et d’éviter de voir s’installer ad vitam de vieux messieurs repus que la vie a déja bien gâté ou d’autres goutant chaque jour au bonheur d’être nés après leur père.

Etablir une vraie transparence de l’institution tant au niveau de ses structures que de ses actions, ainsi est il normal qu’il soit totalement impossible y compris pour une association membre de se procurer le règlement intérieur ?, et pourquoi ne jamais publier les comptes de l’association ce qui aurait pour résultat de couper court aux discours délirants d’antisémites dont le CRIF cristallise la haine.

Donner un but au diner du CRIF pour qu’il cesse d’être une injure à la face des milliers de gens qui dans la communauté peine a boucler leur fin de mois, et que l’étalage de ce luxe ostentatoire et provocant puisse au moins donner l’impression d’aboutir à des résultats concrets par le biais d’un compte rendu publique et non plus comme un diner mondain relayé par la presse people, cette marque de respect vis à vis de la masse silencieuse de la communauté serait perçue comme un début de rédemption des errements passés.

– le CRIF si il veut garder la prétention de parler au nom de la communauté doit communiquer par un bureau de presse et ne plus placer la communauté en otage de déclarations intempestives et souvent nocives d’un président incompétent et hors jeu, brillant surtout par son acharnement a se placer devant une caméra de télévision.

Au fur et à mesure de la dégradation de la situation de la communauté juive dans la société, le CRIF n’a pas su contrecarrer cette tendance lourde, ces mesures devraient lui permettre de relever la tête et d’enfin tenir le rôle qu’il s’est auto assigné.