La reconnaissance récente, même symbolique, par l’Angleterre d’un État palestinien, me questionne…Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à vouloir réduire Israël, à le mettre en difficulté, quand ils ne lui reprochent pas de se défendre, alors même qu’isolé géographiquement dans un monde arabe et désireux de le détruire, il cherche à survivre ?

C’est quoi cette pathologie et ces névroses qui portent les nations du monde à harceler Israël, et seulement Israël, qui quotidiennement est à l’ordre du jour de l’ONU et le point de mire de toutes les nations, quelles que soient leurs cultures ou leurs religions ?

Des pays qui vivent yeux rivés sur Israël, oreilles scotchées à son souffle, à l’affût de l’erreur, la défaillance et le déshonneur qui justifieraient, enfin, leur droit à l’antisémitisme, l’éradication d’Israël, la fin du peuple de Sion et son nivellement dans ces strates d’en dessous, où ils pataugent eux les donneurs de leçons, rigidifiés sur des morales à géométrie variable selon le cours de la bourse, le prix du baril de pétrole ou les bénéfices des marchands d’armes.

Des détracteurs désertés de spiritualité, et de ce divin qui a poussé les soldats de Tsahal à détourner leurs avions et leurs bombes des enfants accrochés à des fenêtres comme des bœufs à un étal par les islamistes du Hamas ; qui pour préserver la vie de civils, a préféré faire mourir de jeunes hommes d’Israël dans les rues de Gaza, alors qu’il eut été si simple de bombarder à la Française ou à l’Américaine, sans perdre un seul de nous ; qui aujourd’hui entraîne à la reconstruction de Gaza, fief de ses ennemis

Quelles que soient les atrocités commises partout sur la planète, et même comparées aux belles actions d’Israël, Israël seul demeure « la Babel à abattre », dans une vision communément partagée.

Hystérie et fascination dans un inconscient collectif président toujours et encore à un questionnement envers les juifs : 13,5 millions de juifs sur une planète qui contient 7 milliards d’habitants, comment font-ils pour exceller en tout ?

Musique ou sciences, médecine, recherche, technologies ou étude du sacré, les juifs maîtrisent tout, développant la fureur d’un monde qui les regarde en se demandant : pourquoi eux, qu’ont-ils de plus que nous ?

Souvent aussi je me suis posée la question. Pourquoi tant d’aptitudes chez nous, alors que d’autres ont si peu ?  Et puis un jour André Langaney, directeur du musée de l’homme m’a apporté un semblant de réponse. Enfin une réponse que je me suis appropriée et qui me convenait. Vous savez comment nous sommes, parfois si insupportables !

En parlant de clonage, il m’a dit que la terre était peuplée, à l’origine, de 6000 individus et que de ces 6000 individus étaient nés les 7 milliards d’aujourd’hui. Pas toujours facile de conjuguer le savoir scientifique et le divin, mais cela me fut facile, à ces mots, de prendre un raccourci et m’arrangeant avec les détails, de saisir qu’à coup sûr ces premiers hommes étaient juifs !

Pourquoi ?

Mais parce que, que nous soyons venus « d’ailleurs » comme l’avancent certains romans de science fiction, ou créés par D. ce que croient beaucoup d’entre nous, nous semblons être « l’espèce originelle », résistante, survivante, capable d’adaptation, sans peur de la précarité, toujours en mouvement pour un meilleur possible, capable d’inventer les technologies les plus sophistiquées sans rien perdre de l’animalité originelle qui permet aux hommes d’émerger indemne de toutes les difficultés ; nous professons la Gay Pride et l’ingenré, mais entièrement inscrits dans des rôles définis par la nature, avec des hommes masculins et des filles tellement féminines, des soldats qui protègent la vie de leurs ennemis, une kalachnikov dans une main, la Torah dans l’autre. A l’israélienne en somme, l’âme jamais bien loin de la survie…

Ce dont m’assura Langaney, est que quoi que nous clonions dans l’avenir pour subvenir aux famines ou aux maladies, les clones seraient par essence fragiles et vulnérables, plus mortels que les plus mortels des humains, et qu’il était impératif de protéger l’espèce originelle, seule à avoir les capacités et les aptitudes à résister aux violences d’une terre pas si nourricière que ça et à se reproduire forte et puissante, résistante dans le temps. Exactement ce que font les Israéliens et les juifs : résister, résister, résister, et puis bâtir, construire, inventer, produire, devenir, créer, imaginer. Prier.

Conclusion : seulement 13,5 millions de juifs sur une planète qui contient 7 milliards d’habitants, mais 13,5 millions d’individus directement liés à «Lui»,  sinon, comment pourraient-ils avoir comptabilisé le plus de Prix Nobel toute discipline confondue ? Et comment Israël aurait pu survivre aux centaines de bombes lancées par le Hamas ? Un supplément d’âme je vous dis ; cette particule que l’on dit de Dieu et qui constamment nous protège et nous sauve, sinon, quoi d’autre ?