Certains prétendent que le monde ne cesse de s’améliorer, puisque nous devenons de plus en plus tolérants et acceptons une approche multiculturelle de notre planète. Je n’en fais pas partie !

Ne vous méprenez pas, je crois en la tolérance et au multiculturalisme avec modération. Mais avouons-le : le monde ne s’améliore pas. Les guerres et de bruits de guerres sont sur presque tous les continents. Le Moyen-Orient est assis sur une poudrière de laquelle s’échappe une très courte mèche, qui peut s’allumer d’un jour à l’autre.

L’Iran est très proche de faire exploser toute la région. L’Afghanistan est toujours dans la tourmente. L’Etat Islamique a infiltré presque tous les pays voisins d’Israël (ce qui nous rappelle une ancienne prophétie biblique trouvé dans le Psaume 83). La Russie exporte des armes dans la région, et la Syrie est lentement détruite par une guerre civile dont personne ne voit la fin. Nous sommes très loin d’un monde qui s’améliore, mais sommes plutôt dans un monde subissant des crises sur pleins de niveaux !

Un autre signe de la crise mondiale est le récent afflux de réfugiés en provenance de la Syrie, l’Afghanistan, le Nigeria, le Pakistan, la Somalie, le Soudan et l’Irak dans plusieurs pays de l’Union européenne. La Suède et l’Allemagne sont les plus réceptifs, plus que tout autre pays européen en raison de la myriade d’avantages qu’ils offrent aux réfugiés, et du fait que l’Allemagne a annoncé qu’elle ne mettait pas de plafond sur le nombre de réfugiés. Le résultat a été un tsunami démographique atteignant plusieurs frontières à la fois. Même la Grèce, un pays en faillite essayant désespérément de sortir de ses propres cendres, a reçu plusieurs milliers de réfugiés.

La plupart des réfugiés viennent de la Syrie pour des raisons faciles à comprendre pour tout être humain décent. La Syrie a des frontières communes avec cinq pays: la Turquie, l’Irak, la Jordanie, le Liban et Israël (on peut aussi ajouter Chypre par la mer). Le renforcement militaire russe en Syrie est effrayant. Cet exode de réfugiés crée un dilemme humanitaire tout autour de la Syrie et bien au-delà, mais il crée aussi un problème de sécurité pour les pays d’accueil. Israël en fait partie.

M. Netanyahu vient de publier une déclaration où il a affirmé qu’Israël ne sera pas en mesure de prendre des réfugiés. Je ne pense pas qu’il parlait simplement des réfugiés syriens, mais ce sera eux [les Syriens] les plus affectés.

M. Netanyahu était sans équivoque à propos de la situation des réfugiés: « Israël n’est pas indifférent à la tragédie humaine des réfugiés en provenance de la Syrie et de l’Afrique … Mais, Israël est un petit pays, un très petit pays, qui manque de profondeur démographique et géographique; par conséquent, nous devons contrôler nos frontières, contre les deux migrants clandestins et le terrorisme. »

Bien sûr, il ne fallut pas longtemps avant que M. Netanyahu soit réprimandé par le leader de l’opposition dans son pays, Yitzhak Herzog, qui pense qu’Israël devrait prendre des réfugiés. Israël a souvent été accusé d’avoir commis des crimes contre l’humanité, les dernières accusations provenant de plusieurs ennemis au sujet de la guerre de Gaza en 2014. Les crimes humanitaires sont devenus le leitmotiv de l’Autorité Palestinienne et autres ennemis. Alors, pourquoi est-ce que la décision d’Israël de ne pas prendre réfugiés ne constitue pas un crime contre l’humanité ?

Évidemment, beaucoup sont les pays et états qui n’absorberont pas de réfugiés pour des raisons démographiques et/ou géographiques. Israël a déjà du mal avec sa propre infrastructure pour recevoir les dizaines de milliers d’olim (nouveaux immigrants) qui font leur aliya (30 000 jusqu’à présent cette année). Il faudrait alors probablement davantage de colonies à développer et réduire les « frontières palestiniennes » qui existent actuellement. Est-ce que les soi-disant « réfugiés palestiniens » vivant dans les « territoires contestés » d’Israël seraient prêts à partager une partie de leurs logements ? J’en doute !

Si je devais faire une liste des raisons pour lesquelles Israël a raison de ne pas prendre de réfugiés, la sécurité sera au top de cette liste. Une fois que nous comprenons qu’Israël est un tout petit pays, avec un afflux constant et croissant de juifs qui y retournent, nous devons aussi considérer ce que l’ouverture des frontières à plus de gens pourrait créer. Des personnes non identifiées – dont certaines plus que douteuses – pourraient créer davantage de problèmes. Il n’y a aucun doute que Daesh profite de la tolérance de notre monde post-moderne. Cela simplifie leur objectif d’infiltrer autant de pays que possible. Israël ne peut pas permettre à des terroristes d’infiltrer leurs frontières quand ils sont déjà quotidiennement aux prises avec une menace terroriste interne.

Des pays comme l’Allemagne, la Suède et même la France ouvrent leurs portes aux crimes et au terrorisme. Soyons clair sur le fait que la frontière entre deux pays ne signifie pas que les réfugiés qui vont de l’un à l’autre sont tous de ce pays limitrophe. L’Europe commence à se rendre compte que beaucoup de réfugiés viennent de divers pays, incluant aussi de nombreux sans papiers. Ceux-ci espèrent devenir des «réfugiés syriens instantanés» et misent sur la tolérance des pays d’asile pour les réfugiés de guerre. Mais tous ne viennent pas de pays en guerre. Beaucoup veulent simplement une vie meilleure pour leurs familles… et qui peut vraiment leur en vouloir ?

Il est également indéniable que la plupart des réfugiés sont des musulmans. Nous savons combien il est difficile pour l’Occident d’identifier l’islam apocalyptique du reste de l’islam. Cette crise des réfugiés ne fera qu’exacerber le problème.

Je crois qu’Israël a pris une sage décision en n’ouvrant pas ses portes aux réfugiés. Mais avant que l’on accuse Israël ou moi-même de commettre des crimes humanitaires, nous devons considérer tout ce qu’Israël a fait et continue à faire dans le monde entier. Israël a déjà aidé plusieurs pays européens avec cette crise. Israël a longtemps été l’un des premiers intervenants en cas de catastrophes naturelles et de guerres. C’est une chose normale pour la seule démocratie au Moyen-Orient quand il s’agit de participer au bien-être du village global ; ce pays donne, donne, donne.

Ainsi, le fait qu’Israël ne prenne pas de réfugiés n’est pas un crime humanitaire, car il y a tellement plus à faire pour aider notre planète, et ils le font déjà. Dans de nombreux cas, Israël fait beaucoup plus que les pays qui l’accusent de crimes humanitaires !