Mercredi matin, la France s’est réveillée en proie à un carnage en plein centre de Paris, au siège de l’hebdomadaire « Charlie Hebdo ». Je me souviens de ma jeunesse à Paris quand le journal satirique publiait déjà ses propos anti-Dieu, anti-Droite, anti-Gauche, bref, anti tout et rien! Une grande partie de ce que Charlie Hebdo publie tient de l’amalgame entre la satire et le mauvais goût. Mais la liberté de la presse étant ce qu’elle est, nous nous devons de les laisser faire.

Ceci étant dit, je suis en état de choc et mes prières vont aux familles des 12 victimes. La France est aussi en état de choc et reste ainsi en alerte vigipirate maximum contre le terrorisme. Il n’y a absolument aucune excuse pour un tel bain de sang.

Charlie Hebdo a été lancé en 1969 et – hormis une pause de 1981 à 1992 – continue à être publié chaque semaine. Les locaux du journal avaient déjà été incendiés en 2011 quand fut publiée une caricature de Mahomet. Et mercredi, alors que les employés de Charlie Hebdo étaient en réunion éditoriale, les tueurs ont fait irruption dans la salle de conférence et après avoir demandé les noms des employés, ont commencé à tirer à bout portant. Douze personnes sont mortes.

Les terroristes sont deux frères du nom de Saïd et Cherif Kouachi (franco-algérien), et un autre jeune homme, Amyd Mourad (nationalité inconnue). Amyd Mourad a apparemment décidé de se rendre à la police plus tard dans la nuit de mercredi à jeudi. Deux des douze victimes innocentes étaient des policiers tués dans l’exercice de leurs fonctions. D’autres personnes ont été blessées et plusieurs sont toujours dans un état critique.

Mais même si les autorités françaises étaient assez réticentes à décrire le crime comme un acte terroriste islamiste, il n’y a pas à s’interroger longtemps sur le motif de la tuerie : il s’agit en effet d’une exécution perpétrée par l’islam radical contre des citoyens français. Durant le carnage, l’un des trois terroristes déclara : « Nous avons vengé le Prophète ». Il parlait évidemment de Mahomet, ce qui ne laisse que peu de doute sur le véritable motif de cette tragédie. En outre, il a été rapporté plus tard que les trois hommes ont crié « Allahu Akbar » lors de leur assaut.

Les gens continuent à voir l’Islam de manières différentes. Certains catégoriseront tous les musulmans comme des terroristes barbares et sanguinaires alors que d’autres considéreront que les vrais musulmans sont des pratiquants pacifiques de l’une des trois grandes religions mondiales. Je me situe quelque part au milieu, et franchement, peu importe où vous vous situez, nous pouvons tous tirer une leçon de cette tragédie.

Ce n’est pas le premier appel au réveil que la France a reçu, mais il semblerait que la tolérance, le multiculturalisme et le politiquement-correct continuent à repousser encore et encore les limites de l’heure du réveil. Aujourd’hui, la France est testée au niveau de la liberté d’expression et de la liberté de la presse.

Est-ce que le pays champion de la satire – avec des écrits de ce style remontant à l’époque de Marie-Antoinette – pliera sous la pression des islamistes ? Difficile à dire pour le moment… Mais si la France ne prend pas position, le mercredi 7 janvier 2015 restera dans les annales, pas juste comme le « jour du massacre de Charlie Hebdo » mais comme la journée où s’est éteinte la liberté.

Mercredi, la France a vécu un ralliement de plus de 100 000 personnes en quelques heures, brandissant des pancartes avec la devise: ‘Je suis Charlie’ en signe de solidarité. C’était une réaction très spontanée d’une France concernée, inquiète et qui, apparemment, a décidé de ne pas céder. J’applaudis cette initiative.

Le peuple français et la presse française ont envoyé un message clair, mais maintenant, c’est au gouvernement de faire quelque chose qui ira au-delà du hashtag #JeSuisCharlie. Ce type de terrorisme ne sera pas combattu à coup de hashtag et de tweets. En fait, je suis entièrement d’accord avec Benjamin Netanyahu qui, au court d’un message de soutien adressé à la France, a réitéré que le problème était international et pas seulement français.

Ce tragique événement doit réveiller la communauté internationale ! Les islamistes deviennent de plus en plus audacieux et sanguinaires. Nous avons vu beaucoup de ce genre d’actes contre le peuple juif dernièrement, notamment en France. Les islamistes détestent Israël et les Juifs. Et ils continueront à déverser leur rage sur eux. La façon dont les Juifs ont été attaqués et même tués récemment aurait dû être un signe prémonitoire de ce qui allait arriver. Israël est le « petit Satan », la France et le reste de l’Occident forment le « grand Satan ».

Le monde doit comprendre que ce qui est arrivé mercredi à Paris n’était pas un acte d’antisémitisme mais de barbarie qui – s’il reste impuni – ne fera qu’inciter beaucoup plus d’actes encore plus sanglants ! Pourtant, depuis des années, la communauté juive a été la plus grande victime de l’antisémitisme islamique et le monde a généralement regardé de l’autre côté, sans considérer ou peut-être sans vouloir considérer ce terrorisme comme prémonitoire, et précurseur d’un terrorisme islamique visant les nations occidentales.

Je me souviens de cette déclaration profonde que Jeff Jacoby, chroniqueur du Boston Globe, avait faite en 2004 :
“Ce que le monde devrait déjà savoir, mais oublie si souvent, c’est que les Juifs sont les canaris dans la mine de charbon de la civilisation. L’antisémitisme est comme un cancer. S’il n’est pas repéré, il peut métastaser et envahir tout le corps. Lorsque les nations civilisées ne parviennent pas à se révolter contre les ennemis des Juifs au sein de leur société, c’est souvent juste une question de temps avant que les ennemis des Juifs ne se révoltent contre eux.”

Si le carnage de Charlie Hebdo ne sert pas de réveil, j’ai perdu tout espoir pour la France !