Le terme de « Big Data » est à la une des plus grands titres de la presse, il est ancré dans les mentalités. Mais finalement, que signifie réellement « Big Data », dans quel domaine peut-on l’utiliser, et existe-t-il des dérives majeures ?

Big Data et 3V

Premièrement, il est nécessaire de comprendre ce que l’on appelle le Big Data.
Le terme de Big Data pourrait être littéralement traduit par « Données Massives ». Ce sont toutes les données récoltées jusqu’à présent qui constituent une source infinie d’informations intéressantes et utiles pour les entreprises mais aussi dans notre vie quotidienne.

De nombreux spécialistes relient ce terme aux 3V « Volume, Vitesse et Variété », apparemment indissociables. Volume car le nombre de données générées par les entreprises ou les personnes sont gigantesques. On estime par exemple que l’on produira en 2020 près de 40 zettaoctets (1021 octets) de données sur l’année. Une utilisation à bon escient va donc devoir être nécessaire. Le deuxième « V » Vitesse concerne lui la rapidité à laquelle les données sont engendrées, extraites, capturées et partagées. Or, un des intérêts majeurs du Big Data repose sur la rapidité de traitement de ces données. Enfin, la Variété est une composante essentielle due à la variété des informations (photos, textes…).

Le Big Data repose donc sur ces 3 V et obligent les entreprises à mettre en place une vraie stratégie de réflexion d’analyse de ces données.

Des supermarchés aux trains

Le Big Data est d’ores et déjà une composante primordiale des entreprises, qui ne peuvent plus négliger ces données. En effet, elles permettent de mieux cibler le consommateur, de connaître ses attentes ses goûts, et donc d’établir des stratégies de ciblage publicitaire personnalisées. De ce fait, c’est une nouvelle approche d’appréhender le client et l’analyse de ces données permet de créer virtuellement un lien de proximité entre le client et la marque. On rentre donc dans une stratégie de communication plus réfléchie, plus analysée et moins compulsive, liée aux renseignements révélés par ces données.

Mais les entreprises ne sont pas les seules concernées, et le Big Data va petit à petit faire parti de notre vie quotidienne.

Premier exemple : les objets connectés, en effet, ils représentent aujourd’hui la pointe de la technologie et permettent de faciliter nos habitudes en mêlant esthétisme, simplicité et efficacité. Le m!Qbe, pour ne citer que lui, ne nécessite que quelques rotations pour contrôler l’éclairage, ce qui permet aux utilisateurs de pouvoir contrôler la luminosité en quelques secondes. D’autres objets sont accessibles pour toute la famille comme Sifteo, un système de jeu connecté via des petits cubes mis en réseaux les uns aux autres.

D’une manière plus globale, le Big Data est aussi utilisé dans les domaines médicaux, toujours avec ces objets connectés – comme le lecteur de glycémie IBGStar qui permet aux personnes diabétiques de contrôler plus facilement leurs taux de glycémies – mais aussi par les analyses des données médicales récoltées par plusieurs moyens : scanner, imagerie, analyse…

Ces données et leurs observations permettent d’appréhender des maladies et épidémie, tel que l’a prouvé Kira Radinsky par exemple. Cette chercheuse israélienne du Technion, Israel Institute of Technology à Haïfa est à l’origine de la Start-up SalesPredict qui a permis de prévoir une épidémie de choléra. Toujours dans cette idée, Google avait quant à lui Google Flu Trends, qui permettait de visualiser et définir l’avancée de la propagation de la grippe. Encore une technique utilisant le Big Data.
Enfin, grâce à ces données massives, les transports pourraient devenir plus agréables pour tous les usagers. En effet, l’analyse des données permettrait de connaître à l’avance les retards et arrivées des trains, difficultés sur la route et donc de rendre ces transports plus plaisants. Une révolution !

La 3D est aussi au cœur du Big Data. Le développement des impressions 3D est la preuve même de l’utilité du Big Data dans de nombreux domaines variés. Toutes les données récoltées grâce au Big Data et dans différentes spécialités servent à établir des bases de données qui rendent l’impression 3D possible, et très réaliste. Encore en voie de développement et souvent peu employée pour le moment, l’impression 3D devrait devenir indispensable d’ici quelques années, comme l’est devenue l’imprimante classique aujourd’hui.

Une prudence nécessaire ?

Même si la majorité des points évoqués précédemment sont passionnants, il reste parmi les inconvénients, la question du devenir des données. En effet, Le Big Data, comme son nom l’indique, est la collecte de données. Toutes les données collectées sont au final une sorte de traçabilité de notre vie. Les supermarchés découvrent ainsi nos préférences alimentaires, et en analysant nos sacs de courses peuvent deviner notre âge, situation professionnelle et familiale, et même une partie de nos revenus. Bref, une analyse complète de notre vie privée.

Certains parlent même du fameux mythe du « Big Brother is Watching you », d’après le roman 1984 de Georges Orwell. Autrement dit, impossible de se cacher, nous serions devenus totalement transparents. Mythe amplifié par le récent scandale du NSA, où il a été révélé que des agences américaines disposaient de données massives.
Pour preuve, une future maman américaine à voulu s’éloigner d’internet et a réussi à effacer ses traces sur internet. En conséquence elle a été soupçonnée d’activités criminelles au vue du manque de traçabilité virale qu’elle a laissé…

Alors finalement faut-il avoir peur du Big Data ou au contraire accueillir ses nouvelles méthodes à bras ouverts ? La question reste pour l’instant en suspens.

Pour répondre à toutes ces questions, les plus grands experts de France et du Technion se rencontreront autour de quatre tables rondes sur des thèmes relatifs au Big Data lors du Colloque annuel du Technion France le 15 Décembre 2014 à la Maison de la Chimie, sous le Haut Patronage du Président de la République, et avec la participation effective de M. Arnaud MONTEBOURG, Ministre de l’Economie, du Redressement Productif et du Numérique, Mme Axelle LEMAIRE, Secrétaire d’Etat chargée du Numérique, et Mme Geneviève FIORASO, Secrétaire d’Etat pour l’Education Supérieure et la Recherche.

Seront présents, parmi les nombreux participants: Bernard OURGHANLIAN, Directeur Technique et Sécurité de Microsoft, Jean-Luc BEYLAT, Vice-Président du Pole Systématic Paris-Region et Alcatel-Lucent Bell Labs France, Pascal COLOMBANI, Président du Conseil d’Administration Valeo, Cédric VILLANI, Mathématicien et Professeur Médaillé Fields 2010 et Directeur de l’Institut Henri Poincaré, Jacques MARECAU, Président D’Aromates.

Réservez d’ores et déjà vos places auprès du Technion France pour participer au colloque scientifique.

 

Inscriptions :

Technion France
46 rue de l’Amiral Hamelin 75116 Paris
01.40.70.13.28