Ces dernières années ont vu fleurir des témoignages tardifs favorables au pape contesté que fut Pie XII.

Il n’est pas davantage question de les rejeter en bloc que de les prendre tous pour argent comptant.

Certains, à n’en pas douter, correspondent à la réalité.

Malheureusement, un nombre non négligeable d’entre eux ressortissent davantage à la légende dorée, voire aux ‘fioretti’, qu’à l’histoire [1].

Et pour le dire tout net, Pie XII ne fut pas un monstre froid comme tentent de l’accréditer certains épigones de Ralph Hochhut, auteur de la fiction dramatique intitulée «Le Vicaire» [2]. Il ne fut pas davantage le pape d’Hitler, comme l’affirmait Cornwell [3]. Il n’était pas non plus antisémite, ni froidement indifférent au sort des juifs, comme on l’a écrit à satiété.

Reste que, sans juger ses intentions, dont nous ignorons tout, on peut déplorer son choix des actions humanitaires ponctuelles et de la diplomatie secrète, ainsi que sa non-dénonciation publique de l’abominable persécution des juifs – dont il n’ignorait rien et sur laquelle il a observé une tenace ‘discrétion’ qui lui est reprochée jusqu’à ce jour comme un «silence» inadmissible.

Cette attitude a contribué à faire de lui, dans l’imaginaire collectif, le paradigme de la non-assistance religieuse à peuple en danger de mort. La déception qu’elle a engendrée a été inversement proportionnelle aux attentes, excessives et souvent irréalistes, que suscitait, à l’époque, chez tant de gens même incroyants, le caractère auguste de sa fonction.

Elle a indéniablement contribué à rendre la posture de ce pontife plus insupportable que celle des nombreux dirigeants politiques qui ont pourtant fait beaucoup moins que lui pour sauver les juifs, et n’ont pas non plus protesté, sans équivoque, contre leur persécution et leur extermination.

Il n’est donc pas admissible de diffamer Pie XII, voire de le juger a posteriori en fonction de critères qui n’avaient pas cours à son époque et en faisant abstraction de la longue tradition d’antijudaïsme chrétien dont la chrétienté d’alors était lourdement imprégnée. Mais il est tout aussi inadmissible de créditer ce pape d’un philosémitisme et d’actes de sauvetage de masse largement imaginaires, comme le fait, entre autres, le rabbin professeur David Dalin, auteur d’un livre favorable à Pie XII, aussi généreux qu’excessivement apologétique [4].

L’ouvrage est d’autant plus irritant que, dans son zèle pour la cause de ce pape, son auteur tombe du Charybde de la ‘légende noire’ au Scylla de la ‘légende dorée’, sans voir que son empathie généreuse pour Pie XII suscite une nouvelle polémique qui non seulement ne contribue pas à l’apaisement de l’ancienne, mais la rend encore plus amère. En effet, outre que son ouvrage n’est pas exempt d’erreurs choquantes – dont deux au moins ne sont pas acceptables de la part d’un historien [5] -, il s’appuie lourdement, pour évaluer le nombre de juifs prétendument sauvés par Pie XII, sur un auteur aussi peu fiable que Pinchas Lapide, au point de lui emprunter l’idée d’attribuer à Pie XII le titre de « Juste des Nations » [6].

De plus, sa foi inconditionnelle dans l’inerrance de Lapide conduit Dalin à reprendre à son compte les statistiques époustouflantes de ce dernier [7] :

« Lapide démontre, de manière convaincante, que le rôle de Pie XII « a été déterminant pour sauver au minimum 700 000, si ce n’est jusqu’à 850 000 juifs, d’une mort certaine aux mains des Nazis ». »

Mais Dalin n’est pas le seul auteur à être tombé dans ce piège. Même le spécialiste incontesté de l’attitude de l’Église durant la Seconde Guerre mondiale, qu’est le jésuite Pierre Blet, a repris à son compte ce ‘canard’, lui conférant une consécration inespérée – même si le lecteur attentif ne peut manquer de subodorer, dans la manière dont il l’évoque, une distanciation non dénuée d’ironie [8] :

«Tandis que le pape donnait en public l’apparence du silence [!], sa Secrétairerie d’État harcelait nonces et délégués apostoliques en Slovaquie, en Croatie… leur prescrivant d’intervenir près des gouvernants et près des épiscopats afin de susciter une action de secours dont l’efficacité fut reconnue, à l’époque, par les remerciements réitérés des organisations juives et dont un historien [sic] israélien, Pinchas Lapide, n’a pas craint d’évaluer le nombre à 850.000 personnes sauvées

Plus navrant est la reprise de la statistique, quoique sous une forme plus vague, par un document de l’Église catholique, des années 1990, où l’on pouvait lire [9] :

«Pendant et après la guerre, des communautés et des responsables juifs ont exprimé leurs remerciements pour tout ce qui a été fait pour eux, y compris pour ce que le Pape Pie XII fit personnellement ou par l’intermédiaire de ses représentants pour sauver des centaines de milliers de vies juives

Cette évaluation est indéniablement inspirée par les étranges ‘statistiques’ de Lapide, dont voici un échantillon [10] :

«Le nombre total de Juifs survivant à Hitler dans la partie de l’Europe occupée, Russie non comprise, grâce en partie à l’aide chrétienne, s’élève à 945.000 environ. À ceux-là on doit ajouter les quelque 85.000 que les Chrétiens aidèrent à s’échapper en Turquie, en Espagne, au Portugal, en Andorre, et en Amérique latine. De ce résultat, qui dépasse un million de survivants, j’ai déduit toutes les revendications [!] de l’Église protestante (surtout en France, en Italie, en Hongrie, en Finlande, au Danemark et en Norvège); des Églises orientales (en Roumanie, Bulgarie et Grèce). Il faut encore retrancher tous ceux qui doivent leur vie sauve à des communistes, des agnostiques ou autres Gentils non chrétiens. Le nombre total de vies juives sauvées par l’intermédiaire de l’Église catholique atteint ainsi au moins 700.000 âmes, mais se trouve vraisemblablement plus proche de 860.000

J’ai mis en italiques les mots et les phrases générateurs d’étonnement, voire d’exaspération. A ce compte – sur la base même de cette curieuse arithmétique du sauvetage, où survivant = ‘sauvé’ -, pourquoi ne pas créditer Churchill, Roosevelt, Staline et leurs armées, du ‘sauvetage’ des millions de juifs ‘ayant survécu à Hitler’ que l’on pouvait dénombrer dans les régions susnommées au moment de la victoire des troupes alliées ?

Quelques années avant la parution de son ouvrage, le même Lapide était plus modeste dans son évaluation. Interrogé par Le Monde du 13 décembre 1963, il déclarait, en effet [11] :

«Je peux affirmer que le pape personnellement, le Saint-Siège, les nonces et toute l’Église catholique ont sauvé de 150.000 à 400.000 Juifs d’une mort certaine.»

Notons, au passage, ‘l’élasticité’ des chiffres : les «150.000 à 400.000» du Lapide du Monde de décembre 1963, devenus, on ne sait comment, «860.000» chez le Lapide de Rome et les Juifs de 1967, se stabilisent à «850.000» selon le Lapide cité par P. Blet dans son ouvrage de 1998 [12].

En fait, à en croire le député Maurice Edelman, qui fut reçu par Pie XII à la fin de la guerre, et qui rapportait les propos du pontife dans un article paru en 1964 [13], le pape lui-même était beaucoup plus réaliste sur le nombre des sauvetages qu’il attribuait à son intervention personnelle. Il confiait, en effet, à son interlocuteur que :

«pendant la guerre, il avait secrètement donné au clergé catholique l’ordre de recueillir et de protéger les Juifs. Grâce à cette intervention – précisait Edelman –, des dizaines de milliers de Juifs ont été sauvés.»

Enfin, en écrivant que «des Juifs lui avaient dû la vie sauve» [14], le P. Blet attribue au pape seul ce que Lapide attribuait à l’ensemble de l’Église dans le passage suivant de son ouvrage cité [15] :

«…sous le pontificat de Pie XII, l’Église catholique fut l’instrument par lequel furent sauvés au moins 700.000, voire 860.000 Juifs, d’une mort certaine par les mains des nazis.»

Ces ‘statistiques’ fantaisistes et la floraison de louanges et de justifications de Pie XII dans laquelle elles sont comme enchâssées, sont devenues la vulgate de toute relecture apologétique des actions de ce pape en faveur des juifs, durant la Seconde Guerre mondiale. Tout le monde peut se tromper, bien sûr. Mais ce qui ne trompe pas, par contre, c’est le caractère navrant de cette algèbre de l’apologie rétrospective qui s’efforce, par tous les moyens, d’étendre le manteau de Noé sur une réserve papale face à l’horreur de la Shoah, considérée depuis comme indécente par des dizaines d’historiens et des millions de personnes.

Et s’il n’est pas question de juger, et encore moins de condamner, à plusieurs décennies de distance, les motifs profonds – dont d’ailleurs nous ignorons tout – de ‘l’extrême réserve’ dont a cru devoir faire preuve Pie XII sur le sort des victimes juives de ce crime inouï, il n’est pas davantage question de passer sous silence l’incroyable révision de l’Histoire, que constitue l’attribution à Pie XII du sauvetage de «centaines de milliers de vies juives» – qui, en définitive, n’ont dû leur survie qu’à la cessation des hostilités -, pour en créditer Pie XII, au motif que, dans le courant de l’année 1944, alors que la défaite allemande ne faisait plus de doute pour personne, «sa Secrétairerie d’État harcelait nonces et délégués apostoliques» des pays en conflit, «afin de susciter une action de secours» [16]. Un tel procédé, on en conviendra, relève davantage de la légende dorée ou des Fioretti que de l’histoire. À ce titre, il n’aurait pas dû trouver place dans un document censé exprimer une démarche de pardon et de conversion (en hébreu, teshuvah), et destiné à être lu par les chrétiens du monde entier.

Si grands que soient les mérites de Lapide, j’ai estimé qu’il n’était pas question de laisser circuler, sans les remettre en question, certaines de ses affirmations extravagantes. Je l’ai fait, ci-dessus pour les chiffres exorbitants de juifs prétendument sauvés par Pie XII. Il me reste à démystifier l’épisode légendaire d’une prétendue «forêt Pie XII», censée avoir été plantée par l’État d’Israël en l’honneur de ce pape [17].

Les réactions juives, majoritairement critiques, à certains passages du document romain de 1998 visant à réhabiliter la mémoire de Pie XII, ont donné lieu à plusieurs ripostes catholiques [18]. Comme à chaque fois que la controverse porte sur l’attitude de ce pape durant la Shoah, ont refleuri, çà et là, les clichés habituels sur les témoignages de gratitude exprimés par des juifs au lendemain de la guerre. C’est ainsi que le ‘flou artistique’ et la surenchère, entretenus de longue date par certains auteurs autour du souhait, émis par des lecteurs israéliens à l’époque de la mort de ce pontife, que fût plantée en Israël une forêt dont le nombre d’arbres aurait correspondu à celui des juifs sauvés grâce à l’intervention de Pie XII, ont fini par conférer à cette reprise journalistique d’une information non vérifiée le statut de fait établi, au point d’abuser même des esprits sérieux. C’est le cas, par exemple, du journaliste Jacques Nobécourt, auteur de la première réfutation compétente des accusations de Ralf Hochhut à l’encontre de Pie XII (Le Vicaire et l’Histoire, Seuil, 1973), qui, dans un article publié en 1999 par Etudes, célèbre revue des Jésuites, émettait cette affirmation étonnante [19] :

«Une forêt fut élevée [sic] en son honneur [celui de Pie XII] pour la reconnaissance du sauvetage de 700.000 juifs».

Or, comme pourra facilement s’en convaincre quiconque interrogera, comme je l’ai fait, les services du Keren Kayemet LeYisrael, l’organisme para-étatique plus que centenaire, responsable de la gestion et du développement du patrimoine foncier de l’État d’Israël, en général, et du reboisement national, en particulier, une telle forêt n’a jamais existé.

Cette méprise semble due à une mauvaise interprétation d’appréciations insuffisamment critiques émanant des deux auteurs déjà évoqués et animés, l’un comme l’autre, d’une grande vénération pour le pape Pie XII : l’enseignant et diplomate juif Pinchas E. Lapide, et le Père jésuite, Pierre Blet, l’un des compilateurs des onze volumes d’archives du Saint-Siège, relatives à la Seconde Guerre mondiale [20].

Pour éclairer l’arrière-fond de la question, il ne sera pas inutile de reproduire ici quelques extraits de textes de ces deux auteurs, qui nous paraissent contenir les «ingrédients» de la méprise.

Dans un article de 1996, paru dans la revue Communio, le P. Blet écrivait [21] :

«Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler, car ce sont de ces choses qui n’ont pas la faveur de nos moyens de publicité, que l’historien [sic] israélien Pinchas E. Lapide jugeait que sa patrie devrait planter à la mémoire de Pie XII une forêt de 860.000 arbres, car c’est à ce chiffre qu’il calculait [lire : évaluait] le nombre des Juifs qui lui avaient dû la vie sauve.»

Comparons ce texte avec deux autres de Lapide lui-même. Cet auteur avait d’abord écrit ce qui suit, au début d’un long examen de l’attitude de Pie XII [22] :

«Des sentiments [de reconnaissance envers Pie XII] furent exprimés dans les hommages rendus par le rabbin d’Israël Goldstein […], de même que par la quasi-unanimité de la presse israélienne, dont plusieurs lecteurs suggérèrent dans des lettres ouvertes « que l’on plantât une forêt Pie XII sur les collines de Judée », pour perpétuer comme il se devait les services rendus par le regretté Pontife aux Juifs d’Europe.»

Et ce n’est qu’au terme de son analyse que Lapide concluait [23] :

«Le Talmud nous enseigne que « quiconque préserve une vie, selon l’Écriture, a autant de mérite que s’il avait préservé un monde ». Si c’est vrai – et c’est aussi vrai que le plus juif des dogmes – Pie XII alors a mérité cette forêt sur les collines de Judée que des lecteurs israéliens bienveillants proposaient qu’on lui dédiât, en octobre 1958. Une forêt commémorative, comme celles qui furent plantées pour Winston Churchill, le roi Pierre de Yougoslavie et le comte Bernadotte de Suède – avec 860.000 arbres.»

Il paraît difficile d’échapper à la conclusion que les affirmations du P. Blet à ce propos sont le résultat d’un ‘télescopage’, générateur de confusion, entre trois passages différents du livre de Lapide : celui qui fournit les statistiques risquées, critiquées plus haut ; celui qui fait état des lettres de lecteurs favorables à une forêt Pie XII (citation A, ci-dessus), et celui qui utilise un argument a fortiori tiré du Talmud (citation B) [24].

Ces rêveries eussent certainement fini dans les oubliettes de l’histoire, si le rabbin professeur Dalin n’avait rendu vie à la légende en citant, mot pour mot, dans son livre de 2005 (version française de 2007, p. 153), ce que relatait Lapide dans le sien (p. 287), à savoir, qu’écrivant à leurs journaux, en Israël, après la mort de Pie XII, en 1958,

«plusieurs lecteurs suggérèrent dans des lettres ouvertes « que l’on plantât une forêt Pie XII sur les collines de Judée », pour perpétuer comme il se devait les services rendus par le regretté Pontife aux Juifs d’Europe.»

C’est ainsi qu’un ouï-dire journalistique, amplifié par un auteur juif convaincu de l’innocence de Pie XII et passionnément désireux de réhabiliter sa mémoire, est devenu, à la faveur de l’éloignement chronologique et du flou mémoriel, un fait d’histoire inespéré pour les zélateurs de la cause de béatification de ce pontife.

Le résultat surréaliste de ce processus – analogue à celui de la formation d’une légende urbaine -, est que cette péripétie a acquis indument le statut d’un vœu puissant, formulé jadis par la ‘vox populi’ israélienne, et que les juifs et les chrétiens ‘de bonne foi’ se doivent d’honorer aujourd’hui en élevant, à titre posthume, le pape d’alors à la dignité de «Juste des Nations».

A ce jour, on n’a pas encore mesuré l’influence dommageable que l’ouvrage – acritique et systématiquement favorable à Pie XII – de Lapide a exercée sur le grand public, mais aussi sur nombre d’esprits sincères, mais non formés à distinguer entre apologétique et l’histoire, et qui, impressionnés par sa réputation et son aura d’Israélien cultivé, et conquis par la clarté de son style et la conviction de ses exposés, lui ont fait aveuglément confiance.

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[1] D’où mon billet d’humeur : «Cherche Juifs ‘post-holocaustistes’ pour témoigner de la ‘judéophilie cachée’ de Pie XII».

[2] Les lecteurs pressés peuvent se reporter à l’article de Wikipédia sur cette affaire. Pour qui veut aller plus loin, il est recommandé de consulter l’ouvrage bien documenté Jacques Nobécourt, Le Vicaire et l’histoire, Seuil, 1964.

[3] John Cornwell, Le Pape et Hitler, Albin Michel, 1999.

[4] David Dalin, Pie XII et les Juifs, le Mythe du Pape d’Hitler, éditions Tempora, Perpignan (France), 2007 (cité ci-après, Dalin, Pie XII). Original anglais : The Myth of Hitler’s Pope. How Pope Pie XII rescued Jews from the Nazis, Regnery Publishing, Inc. New York, 2005.

[5] J’ai épinglé les plus graves en son lieu ; voir : M. Macina, «Pie XII et les Juifs, le Mythe du Pape d’Hitler », du rabbin Dalin, est-il un livre fiable?» (09/07/08) ; Id., «Pie XII, « pape de Hitler » ? Certainement pas, mais « Juste des nations », c’est pour le moins prématuré !» (29/08/08).

[6] P. E. Lapide, Rome et les Juifs, Seuil, Paris, 1967 (ci-après : Lapide, Rome), p. 287.

[7] Dalin, Pie XII, op. cit., p. 32.

[8] Pierre Blet, Pie XII et la Seconde Guerre mondiale d’après les archives du Vatican, Perrin, Paris, 1997 (ci-après, Blet, Pie XII).

[9] Il s’agit de «Nous nous souvenons : une réflexion sur la Shoah» (1998) ; le passage cité figure au chapitre IV, «L’antisémitisme nazi et la Shoah» § 8.

[10] Cf. Lapide, Rome, p. 270, note 1. Malheureusement, l’auteur ne nous livre ni ses sources, ni sa méthode de traitement de ces dernières. Par ailleurs, à ce jour, nul n’a pu donner une explication satisfaisante aux motifs qui ont pu conduire cet auteur à formuler des estimations aussi arbitraires et contraires aux règles les plus élémentaires du traitement des faits en histoire.

[11] Cité par Alexis Curvers, Pie XII, le pape outragé, D.M.M., 1988, p. 44.

[12] Blet, Pie XII, op. cit., p. 323.

[13] Gazette de Liège, du 23 janvier 1964, citée par Curvers, op. cit., p. 85.

[14] P. Blet, «L’encyclique cachée ?», Communio, n° XXI, 2, mars-avril 1996, p. 92.

[15] Lapide, Rome, op. cit., p. 270.

[16] Cf. Blet, «L’encyclique cachée ?», op. cit., ibid.

[17] Je reprends ici, en le refondant, mon court article paru dans Sens , revue de l’Amitié judéo-chrétienne de France (n° 2/2000, Paris, pp. 107-112), sous le titre «Une forêt Pie XII en Israël – Brève mise au point».

[18] Voir, entre autres : P. Blet, «Le ‘silence’ de Pie XII : le mythe à l’épreuve des archives», dans La Croix, du 10 avril 1998 ; du même, «Les accusations répétées contre Pie XII. ‘La légende à l’épreuve des archives’», La Documentation Catholique n° 2180, du 19 avril 1998, p. 381-386 ; l’éditorial (anonyme) de la revue des jésuites italiens, sous le titre «Apriamo, christiani ed Ebrei, un periodo nuovo di fraternità» (Ouvrons, chrétiens et Juifs, une ère nouvelle de fraternité), La Civiltà Cattolica, II, Rome, 1998, p. 3-14.

[19] «Pie XII, un ‘procès biaisé’ ?», paru dans Études, juillet-août 1999, p. 78.

[20] Actes et documents du Saint-Siège relatifs à la Seconde Guerre mondiale (ADSS), voir l’article de Wikipédia consacré à ces volumes. On peut dorénavant accéder en ligne à ces volumes publiés en pdf, par le Vatican.

[21] P. Blet, «L’encyclique cachée ?», Communio, n° XXI, 2, mars-avril 1996, p. 92.

[22] Lapide, Rome, op. cit., p. 287.

[23] Id., Ibid., p. 330.

[24] Id., Ibid., respectivement p. 270, 287, 330. Nul doute que les lecteurs en question aient été impressionnés par le concert international de louanges en faveur du pontife défunt, dont témoignent les archives de presse de l’époque, surtout en Italie, et auxquelles les correspondants à l’étranger ont dû faire écho dans les journaux israéliens.