La vie politique est déconcertante.

Ces dernières semaines, nous avons eu droit en Israël à des mesures populistes du genre de celle proposée par Yair Lapid, le ministre des Finances, proposant d’annuler la TVA sur les appartements pour les jeunes couples. Une mesure qui semble être “sociale”, mais qui, dans les faits, constituera une incitation à des combines fiscales, sans résoudre quoi que ce soit, ce d’autant plus qu’il faudra combler le trou fiscal en levant d’autres impôts, sur d’autres personnes. Ce seront donc d’autres qui paieront alors que la vraie solution est simplement de liquider la loi qui empêche les gens de construire ce qu’ils veulent sur leur propriété.

La quasi-totalité des spécialistes qui se sont penchés sur la question de la TVA s’oppose à cette mesure, et Lapid en a profité pour lancer une attaque tous azimut contre les économistes professionnels, au lieu de faire preuve de modestie et de mettre de l’eau dans son vin.

Outre le fait que Lapid, qui n’a même pas obtenu son baccalauréat, a démontré à ceux qui avaient encore des doutes qu’il ne comprenait rien à rien, le public a pu avoir un apercu du processus de prise de décisions au sein des plus hautes sphères dirigeantes de l’Etat d’Israël, et ce n’est pas très reluisant.

On a facilement une image idéalisée de la politique, mais dans les faits, il s’agit surtout d’un petit jeu abject d’intérêts, d’égo et de force. Devant l’échec patent de Lapid à apporter la moindre solution aux problèmes économiques du pays, ce qui se traduit par une perte de popularité significative, il part dans une fuite en avant pour essayer de montrer qu’il fait « quelque chose », et peu importe les résultats.

La bonne nouvelle est que Netanyahou a décidé enfin de contre-attaquer sur le front socio-économique en proposant de faire ce qu’il aurait dû faire depuis des années, à savoir supprimer les mesures protectionnistes qui rendent plus chère la vie du consommateur israélien.

Que ce soit les tarifs aux importations, les quotas à l’importation ou à la production ou autres monstruosités bolchévistes, reliquats de l’époque du Mapaï qui refusent de disparaître, le résultat est le même : une atteinte profonde et permanente au pouvoir d’achat du consommateur.

Nous sommes beaucoup moins riches et prospères que ce que nous pourrions l’être, simplement parce que la politique interfère avec la réalité économique.

Il faut mettre fin à cette situation déplorable. Mettre dehors Lapid et son gang pour les remplacer par des gens qui ont un quelconque respect pour la profession d’économiste. Ce serait un bon début.