Quand on parle d’antisémitisme européen, la France arrive souvent en tête du peloton. L’antisémitisme y trouve un terreau de créativité et de virulence. C’est toujours avec une grande tristesse que j’écris sur mon pays d’origine et sur ce qui semble être sa descente chronique dans l’abîme de la haine du Juif.

J’ai récemment fait le survol de l’antisémitisme français en trois parties, proposant qu’il n’est pas juste apparu comme cela, mais au cours d’une histoire de plus de 2000 ans.

Les différences théologiques d’antan furent transformées en lois, conduisant à des pensées déformées, suivies par des actions aboutissant à la mort inutile de millions d’innocents.

La communauté juive actuelle de France s’organise afin de quitter le pays de « la Liberté, l’Égalité, la Fraternité ».

Statistiquement, la France pourrait perdre jusqu’à 8 000 personnes juives en 2014. Mais ceci représente bien plus qu’une statistique : c’est symptomatique d’une tendance qui révèle que la France n’est plus un pays sûr pour les Juifs.

La position pro-palestinienne prise par la France est tellement répandue que certains choisissent d’abandonner la bataille. Ils ont décidé de plier bagage et de partir. Mais ce ne sera pas le cas pour tous les Juifs de l’Hexagone, pays qui conserve encore sa place de troisième plus grosse communauté juive au monde après Israël et les États Unis.

On pourrait penser qu’après s’être relevée de l’invasion nazie et du régime de Vichy, la France aurait humblement choisi de faire ressentir à sa communauté juive qu’elle était de nouveau la bienvenue. Au contraire, je ne cesse d’être étonné de l’ampleur avec laquelle la France continue de se dépasser en matière d’antisémitisme.

C’était en juillet dernier qu’une manifestation à Paris en faveur du Hamas et de la Palestine a tourné au vinaigre : un groupe s’est détaché du sinistre cortège et s’est dirigé vers la synagogue de la rue de la Roquette, où 200 fidèles juifs étaient rassemblés. Par la grâce de Dieu, un pogrom a été évité. Mais jusqu’à quand ?

La France a peut-être grincé des dents à l’annonce récente de la Russie qui souhaite organiser un concours de « Miss Hitler » sur les réseaux sociaux, mais ce n’était peut-être que de l’hypocrisie. Le président Hollande peut faire mine d’être l’ami d’Israël, cela n’empêche pas Laurent Fabius d’envisager de reconnaître la Palestine (comme l’ont fait récemment la Suède et le Royaume-Uni).

En 2012, Le président français a fait une déclaration importante en compagnie de M. Netanyahu lors d’une cérémonie en souvenir des victimes de Mohamed Merah à Toulouse.

Il a dit que « les Juifs de France doivent savoir que la République fera tout son possible pour les protéger et de leur apporter la sécurité … Leur sécurité est dans l’intérêt national de tous les Français. » Alors, où était M. Hollande quand il était nécessaire de sévir pour arrêter les actes ignobles d’antisémitisme de ces derniers mois ?

Il y a à peine quelques semaines, un homme qui a tué des Juifs a été honoré en France. On ne se souvient pas de lui comme une « victime », un « militant » ou un « martyre » pour la cause des Palestiniens, qui bien sûr serait déjà une insulte. Au contraire, afin de rassurer la communauté juive d’une France très volatile, on s’est juste contenté de nommer une rue après cet homme !

L’homme en question n’est autre que Marwan Barghouti, connu en tant que terroriste, et qui depuis 2004 purge cinq peines de prison à perpétuité consécutives dans une prison israélienne pour la mort de cinq Israéliens.

Barghouti exerce encore beaucoup de contrôle sur le Fatah depuis sa cellule de prison. Il est crédité pour avoir dirigé les deux Intifadas. Il est considéré par beaucoup comme le leader le plus apte à remplacer Mahmoud Abbas (qui a déjà dépassé son mandat de 4 ans de plusieurs années). M. Barghouti est un terroriste, un assassin et un antisémite.

La ville de Valenton dans la banlieue Est de Paris, dans le Val-de-Marne, a récemment nommé une de ses rues « Allée Marwan Barghouti » parce que, selon son maire communiste Mme Françoise Baud, Barghouti est « le visage de la résistance tenace du peuple palestinien contre l’occupation, les crimes, la destruction, l’apartheid et la colonisation perpétrés par le gouvernement israélien ». 

Alors que la rue était inaugurée, un panneau a été révélé par la maire et disait ceci : Allée Marwan Barghouti, député palestinien, militant, emprisonné arbitrairement en Israël, « Le Mandela palestinien » est un citoyen d’honneur de Valenton. J’essaye de comprendre comment on peut être “arbitrairement emprisonné” après avoir tué cinq personnes.

Cette décision prise par Françoise Baud a été suivie d’une lettre de trois pages qu’elle a envoyée en réponse à certaines des critiques qu’elle a reçues.

Cette lettre comprend une série d’excuses pour l’action du maire au nom de la paix et bien sûr une solution à deux Etats. En outre, Mme Baud tente d’obtenir que son conseil municipal adopte le camp de réfugiés palestiniens de Balata, près de Naplouse, comme ville jumelée avec Valenton.

Barghouti, Abbas, le Hamas et 80 % de tous les Palestiniens NE VEULENT PAS LA PAIX avec Israël, mais plutôt la mort de tous les Juifs. La maire de Valenton a-t-elle été induite en erreur, a-t-elle menti ou essaye-t-elle de nous faire croire qu’Israël est le seul problème empêchant la vraie paix au Moyen-Orient ?

En élevant un terroriste au rang de héros, Valenton (ainsi que le reste de la France) cautionne le meurtre, le terrorisme et l’antisémitisme par procuration.

Si ce qui est nécessaire pour obtenir une rue nommée après vous en France est de tuer quelques Juifs, Mohammed Merah aura bientôt sa rue et Hitler devrait obtenir une autoroute ou peut-être même un aéroport.

A l’heure d’un vote français en faveur de l’établissement de la Palestine qui continuerait dans la lignée de la Suède, Le Royaume Uni et l’Espagne, les Juifs de France s’inquiètent, et pour des raisons qui sont de plus en plus claires, ils quittent la France en masse.