Chaque année, le 1er  soir de la  fête de Pessah (la Pâque) les Juifs répètent “L’an prochain à Jérusalem”. Nombreux sont ceux aujourd’hui qui ont mis en pratique cette prière. Et aujourd’hui, c’est en Israël, et non plus aux Etats-Unis, qu’on trouve la plus grande communauté juive du monde. L’Etat d’Israël est devenu en 66 ans, le centre de la vie juive dans le monde.

Mais si la capitale d’Israël, et sa plus grande ville, est Jérusalem, depuis quelques années  c’est plutôt Tel Aviv qui fait parler d’elle.

En particulier chez les jeunes Français. En effet, la première destination de l’aliya française (l’immigration en Israël) en 2013, ne fut pas Jérusalem, ni Netanya, ni Ashdod, mais Tel Aviv.

Tel Aviv, place boursière et économique d’Israël, devient une plaque incontournable du pays. Les touristes l’investissent tous les étés, les hommes d’affaire la préfèrent, la culture s’y répand, l’humidité la terrasse, les gays l’adorent, les femmes y sont sexy… les Israéliens l’aiment ou la détestent, c’est selon.

Tel Aviv en somme, méritait bien son roman. Sur les bords de la plage, près du centre Dizengoff, de la place Rabin, dans les différents quartiers de la ville, sur les terrasses Bauhaus, dans les boîtes de nuit et les cafés, de jeunes français immigrés vivent les meilleurs moments de leur vie, ou peut-être pas? Ils s’interrogent en tout cas sur le pays et la ville qui les a accueillis, la vie qu’ils y mènent, les gens qu’ils y rencontrent, leur identité, juive, israélienne, nouvelle ?

C’est parce que Tel Aviv est atypique et s’inscrit dans la définition d’une nouvelle identité israélienne que j’ai voulu en dire plus.

Misha Uzan, L’an prochain à Tel Aviv, Tel Aviv : 2014, © MMU

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