Depuis la création de l’Etat et jusqu’à l’an 2000, la Aliya de France était caractérisée par:

  • une quantité relativement faible mais continue : un peu moins de 2000 personnes/an- un peu moins de 90,000 olim
  • un âge moyen relativement élevé (beaucoup de retraités),
  • un faible pourcentage de diplômés de l’enseignement supérieur
  • une concentration assez forte à Netanya,
  • une intégration professionnelle et culturelle a Israël relativement réduite.
  • Les Autorités de France, que ce soit au niveau de l’état ou de la communauté juive n’en parlaient pas.

    Depuis 2000, la ‘Aliya de France s’est progressivement modifiée :

    Dès 2002, nous avons constaté avec surprise a l’AAEGE (1), la venue de plusieurs centaines chaque année de diplômés des grandes écoles (Polytechnique, Mines, Sup-Elec, HEC,…) , des membres de professions libérales (médecins, avocats, experts-comptables, ingénieurs, …) , de chercheurs de haut-niveau, doctorants, et en parallèle une quantité importante de jeunes sont venus s’inscrire dans des établissements universitaires en particulier au Campus Francophone de Netanya et au Makhon Lev de Jerusalem..

    Etant donné que nous avions accompagné l’intégration de cette ‘aliya de type nouveau, nous savions que la plus grande partie (80 % à 85 %) avaient réussi leur intégration en Israël, souvent brillamment(2).

    J’ai publié à cette époque plusieurs dizaines d’interviewes de ‘olim & ‘olot des catégories ci-dessus.

    Cette alya qui s’est poursuivie en se développant année après année a donné lieu à des oppositions des Autorités de France, que ce soit au niveau de l’état ou de la communauté juive et les fake news ont apparu!

    La diffusion de ces mêmes fake news a apparu avec encore beaucoup plus d’intensité alors que ces 4 dernières années, face à une Alyah historique de près de 25 000 juifs de France – chiffre qui ne prend pas en compte les milliers de Juifs français installés en Israël sans avoir acquis la nationalité israélienne pour des raisons diverses – se sont multipliées les tentatives de porter atteinte à cet élan historique.

    La technique du fake news

    Le fake news, pour être efficace et « influencer » doit paraitre vrai, c’est-à-dire être présentée par des journalistes ou des médias dont le statut donne un cachet de sérieux, repris par des journalistes ou médias apparaissant comme sympathisants d’Israël, repris par des Autorités de la Communauté Juive de France, vraisemblable et impossible à vérifier, et faire peur tous ceux qui hésitent à faire leur alya.

    Le contenu du message des fake news

    L’idée principale est fondée sur l’appréciation que la ‘alya des juifs de France serait « un échec grave » : déjà le nombre de retours « en catastrophe » des ‘olim atteint « plus de 33 % ».

    Pour les médias télévisés, apparaissent des récits de juifs déçus qui racontent à quel point leur ‘alya a été un échec cuisant et couteux.

    Etant donné qu’aucune statistique sérieuse à ce sujet n’est publiée, la coalition anti ‘alya croit que ses propos faux et manipulateurs pourront freiner le mouvement.

    La réponse de Daniel BENHAIM, Directeur Général de l’Agence Juive

    Elle est publiée dans un article clair et précis de lph info.

    « Voilà, ce chiffre ‘d’un tiers des olim de France qui seraient retournés en France’ est faux. »

    Il est faux car dans les synagogues et les écoles juives de France qui ont vu ces dernières années des dizaines de familles, jeunes ou moins jeunes, faire leur Alyah, aucune n’est en mesure de vous parler d’un phénomène de retour massif.

    Si ces mêmes structures communautaires pouvaient pointer les départs et mettre en avant le vide laissé par ceux qui ont fait le choix de la ‘Alyah, ils auraient dû être les premiers à pouvoir parler de ces « nombreux » retours.

    Arpentant régulièrement les communautés juives de France dans le cadre de ma mission, je peux vous garantir que rares sont ceux qui connaissent dans leur entourage une ou deux personnes/familles retournées en France après une alyah non aboutie, et je pose régulièrement la question.

    « Il est faux, car le très sérieux Institut National des Statistiques israélien a publié le 5 février 2017 une étude portant sur les olim de France entre les années 1990 et 2014. L’objet de cette étude était de vérifier combien parmi ceux qui ont reçu la nationalité israélienne dans le cadre d’une Alyah de France n’avaient pas établi leur « centre de vie » en Israël. »

    « Il est important de préciser qu’il ne s’agit pas d’un énième sondage ou d’une quelconque enquête d’opinion mais de données rigides. Les chiffres montrent que sur l’ensemble des olim français durant cette période, 10 % ne vivraient pas en Israël aujourd’hui. »

    10 % contre 33 % : que penser des menteurs – faussaire et de tous les media qui les ont suivis ? Sont-ils naïfs et « manipulés » ? Ou sont-ils effrayes par la perspective d’une ‘alya de 50 000 à 100 000 juifs de France dans les cinq prochaines années ?

    L’industrie de la diffusion des fake news

    C’est une activité florissante dans la France d’aujourd’hui dès qu’il s’agit de présenter Israël en le « diabolisant » ou de justifier avec une rhétorique spécieuse les attentats antisémites.

    Faut-il se rappeler les articles de journaux tels que le Figaro concernant la mort d’un palestinien sous les balles des forces de l’ordre israéliennes sans dire aux lecteurs qu’il s’agit d’un terroriste abattu en légitime défense ?

    Et que penser du silence de tous les médias concernant le meurtre de Sarah Halimi, insultée systématiquement par son voisin islamiste puis battue à mort et défenestrée ?

    (1) AAEGE : Association des Anciens Eleves de Grandes Ecoles et des Universites de France passee suite a la ‘alya a partir de 2002 de 200 a 1300 membres.

    (2): certains sont des chefs d’entreprise ,beaucoup ont des postes importants dans le High TECH,certains sont des conferenciers dans les Universites ,d’autres des chercheurs etc.