Times of Israel titrait il y a quelques jours sur cette ahurissante affaire de concours de caricatures sur le thème de l’Holocauste, organisé par l’Iran et dont le 2ème prix a été remporté par un dessinateur flamand superposant le fameux mur israélien et le « Arbeit macht frei » qui surmontait le portail d’entrée à Auschwitz.

Il a, pour cela, été félicité par la direction de l’établissement scolaire où il enseignait.

Mais le pire est intervenu depuis lors. Le seul article consacré à cette affaire dans la presse belge a été publié par le quotidien socialiste (!) flamand De Morgen. On reste pantois à le lire.

Le concours iranien est simplement présenté comme « controversé », alors que l’on aurait attendu qu’il soit qualifié d’ignoble, ce qu’il est impossible d’ailleurs de réfuter si l’on est un tant soit peu de bonne foi. Quant au titre « Un cartoon de Torthout (la ville dont est originaire le dessinateur – ndlr) fait se cabrer Israël ». Ce titre est suivi d’une interrogation stupéfiante : « Liberté d’opinion ou antisémitisme ? »

L’article donne la parole à l’intéressé et au directeur de son école, mais à personne d’autre. Pour la partie juive, il est seulement fait mention de « messages de haine ».

On a même dépassé ici la fameuse définition de l’objectivité telle qu’elle est vue par certains, à savoir « une page pour les Juifs, une page pour Hitler ». Ici c’est « rien du tout pour les Juifs, une page pour les défenseurs du régime de Téhéran, c’est-à-dire les pires antisémites de la planète ».