Dimanche 25 septembre 2016, le Keren Hayessod France organise sa grande soirée annuelle à Paris qui réunira trois des plus belles réussites israéliennes : Teva, Space Il et le chanteur Idan Raichel.

La soirée débutera par une conférence/débat animée par Julien Bahloul, journaliste à I24 News, avec les dirigeants de Teva et Space Il qui présenteront respectivement leurs structures, symboles de la réussite israélienne. Après un dîner original, réalisé par Potel & Chabot et inspiré par le Chef israélien du restaurant « Miznon », le célèbre chanteur Idan Raichel donnera un concert unique, dédié au  Keren Hayessod.

Vous vous demandez ce qu’est Space Il ? Découvrez en exclusivité une interview de son directeur général, le Dr. Eran Privamn.

Aller sur la Lune : un rêve commun à l’humanité toute entière mais réservé à un petit nombre. Seuls les Américains et les Russes ont réussi jusqu’à présent cette incroyable performance. Pourtant en 2017, il se pourrait bien qu’un drapeau bleu et blanc se pose sur le seul satellite naturel de la Terre. Un exploit que s’est fixé l’ONG Space-IL qui travaille depuis plus de 8 ans sur ce projet ambitieux mené tambour battant par des Israéliens qui n’ont jamais eu autant la tête dans les étoiles…

Le docteur Eran Privman est un homme occupé. Normal, il porte la lourde responsabilité de voir Israël se poser sur la Lune. Derrière lui, une équipe d’une centaine de personnes, salariées ou bénévoles, qui contribuent par leurs talents divers et variés à faire de ce projet plus qu’un simple rêve de gosse.

Pour Eran Privman, PDG de SpaceIL, ancien pilote de chasse, ayant fait carrière dans le hightech israélien, voir loin est une seconde nature. « Envoyer le premier engin spatial israélien sur la surface de la Lune serait pour Israël non seulement la preuve de son excellence technologique, mais aussi un signal fort pour la jeune génération à qui nous devons transmettre notre capacité à rêver et surtout à réaliser ses rêves, en développant notamment ses talents scientifiques et technologiques », affirme Eran Privman qui résume ainsi la mission de SpaceIL, fondée en 2011 par trois jeunes ingénieurs.

Cette année là, Yariv Bash, Kfir Damari et Yonatan Weintroub, décident de participer au concours Google Lunar XPRIZE, une course internationale vers la Lune (avec à la clé un prix de 30 millions de dollars).

Objectif : réussir à poser sur la surface de la Lune un robot capable de parcourir au moins 500 mètres et de transmettre des vidéos et des images haute définition vers la Terre, avant le 31 décembre 2017. « Cela fait cinq ans et demi que nous travaillons sur ce projet qui bénéficie du soutien financier, logistique et médiatique de nombreux partenaires prestigieux », souligne Privman.

« Aujourd’hui,, nous abordons la dernière étape. Sur 36 participants, au départ il n’en reste plus que 16. C’est déjà un immense succès, d’autant que l’inscription s’est faite le dernier jour de la clôture des inscriptions, à l’israélienne ! Le budget global de l’équipe israélienne est le plus bas de toutes les équipes en compétition – 60 millions de dollars contre 120 millions pour les équipes américaines par exemple, mais notre inventivité et notre énergie laissent espérer le meilleur ».

Une mobilisation qui a notamment permis à SpaceIL d’être la première équipe à avoir décroché son billet pour la Lune avec la signature d’un contrat de lancement à hauteur de 20 millions de dollars avec l’une des plus grosses compagnies spatiales américaines (Spaceflight Industries)! « Il s’agit d’un défi technologique immense et il nous reste peu de temps désormais pour le remporter. Mais nous sommes tous habités par une folle ambition, celle d’offrir à notre pays une opportunité unique : l’honneur de voir flotter le drapeau israélien sur la Lune. »

Car pour SpaceIL, derrière l’objectif expérimental mettre au défi les ingénieurs et entrepreneurs de développer des méthodes d’exploration spatiale robotique à faible coût se cache aussi un objectif éducatif : provoquer l’enthousiasme des jeunes pour les sciences. « Je me rends dans de très nombreuses écoles pour expliquer notre projet et chaque fois je vois briller les regards de ces gamins âgés de 14 à 18 ans. De la même façon que notre génération a rêvé lors de l’alunissage d’Apollo, nous désirons créer un nouveau rêve en Israël, pour pousser une nouvelle génération à se consacrer à la science, à l’ingénierie, à la technologie et aux mathématiques », explique Eran Privman.

La preuve, SpaceIL s’est engagé à utiliser une partie du montant du prix à promouvoir la science et l’éducation scientifique en Israël. Tout un symbole.

Par Caroll Azoulay – Source : magazine Yessod (septembre 2016)