L’amélioration du potentiel de l’énergie solaire devient une source majeure d’énergie.

HAIFA, ISRAEL (18 février 2016) – Une découverte brevetée des chercheurs du Technion-Israël Institute of Technology va permettre d’améliorer l’efficacité des cellules photovoltaïques de 50 % et pourrait un jour faire faire un bond énorme en avant dans la viabilité de la puissance solaire comme source majeure d’énergie. Les chercheurs ont récemment publié leurs résultats dans le Journal of Applied Physics.

Les cellules photovoltaïques organiques convertissent l’énergie solaire en énergie électrique au travers de molécules organiques. Un de leurs avantages, par rapport aux cellules solaires « traditionnelles » faites en silicium, est qu’elles peuvent être montées sur des feuilles légères, souples et facilement remplaçables que l’on peut étaler  sur des toits ou des bâtiments comme du papier peint, convertissant l’énergie solaire en courant électrique. Dans le futur, elles pourraient être également utilisées dans les régions isolées et pourraient constituer une source fiable d’énergie électrique à bas prix.

Selon le Professeur Nir Tessler, chercheur en chef de la Faculté de Génie Electrique et Directeur du Centre Wolfson de Microélectronique ainsi que du Centre Sarah et Moshé Zisapel de Nanoélectronique du Technion, en dépit des avantages des cellules organiques, leur potentiel de conversion n’a pas été complètement utilisé.

« Dans notre étude, nous avons trouvé que l’efficacité et la production électrique de la cellule photovoltaïque organique étaient limitées par des aspects structurels » explique-t-il. « Nous avons prouvé que ces limites sont liées à la structure de l’appareil et non au matériel. Nous avons ajouté un élément aux systèmes existants, améliorant l’efficacité de la conversion de l’énergie solaire en courant électrique à l’intérieur de la cellule et la passant de 10 % (un niveau considéré comme « haute efficacité ») à 15 % (le niveau auquel  les experts industriels disent que les cellules solaires organiques seront rentables) ajoutant 0,2 volts au voltage de la cellule ».

Le développement est basé sur l’augmentation de l’écart énergétique entre les électrodes en changeant leur position fixée dans le système. En faisant cela, les chercheurs ont été capables d’augmenter le voltage, entrainant une augmentation de la puissance du système.

« Cette amélioration est significative pour l’industrie concernée et cela a été réalisé en se centrant sur les changements structuraux de l’appareil et non sur le développement de nouveaux matériaux, une approche commune aux chercheurs dans ce domaine. « Il semble que nous ayons contribué à étendre les lois de la physique avec l’aide de l’ingéniérie ».

Le Professeur Tessler pense que son équipe et lui-même auront terminé le développement d’un prototype d’ici un an.