Il s’appelle Gadi Bitton, il est beau , dynamique créatif et ambitieux et il est la star des rikudey am (danses folkloriques).

Ses cours ne réunissent pas moins de 700 danseurs (voire 1000 le jeudi soir à l’université) et certains danseurs ne jurent que par lui.

Il est chorégraphe et créé de nombreuses danses en Israël qui sont ensuite enseignées dans le monde entier (c’est le principe des danses folkloriques israéliennes depuis leur création).

Il est lui-même invité partout dans le monde pour enseigner ses danses et animer des stages avec son énergie débordante et sa bonne humeur et il organise lui même des voyages pour ses danseurs.

Et là, mes amis, il ne lésine pas : je viens de rentrer de son célèbre « Camp Bitnua » (« Camp en mouvement ») à Eilat et je suis époustouflée : des ateliers de danses et soirées de danses à n’en plus finir, des spectacles de chanteurs comme Shlomi Shabbat, Idan Raichel, Dani Senderson et j’en passe, et de la nourriture à profusion, le tout dans un cadre magnifique.

L’hospitalité à la marocaine appliquée au monde des danses, un régal. Cela me rappelle d’ailleurs qu’il organise également tous les ans une mimouna grandiose….

Mais, outre ses talents de chorégraphe et d’organisateur, Gadi se bat pour faire revenir la danse folklorique au sein des écoles.

En effet, le budget alloué à cette activité avait été supprimé et désormais, Gadi se démène auprès d’une ministre très réceptive à cette idée pour réintroduire les rikudey am à l’école.

Alors je dis « chapeau ! » à ce grand monsieur qui se bat pour rendre ses lettres de noblesse à cette discipline que j’adore et qui, pour moi, comme pour beaucoup d’autres, fait partie de la culture israélienne.