Lors d’un rassemblement organisé mercredi dernier à Rimini par un mouvement catholique italien, le maire de Venise, Luigi Brugnaro, a déclaré avec son franc parler légendaire : « En Italie, nous devons vaincre le terrorisme et nous renforçons la sécurité. Et j’annonce qu’au cas où quelqu’un se mettrait à courir à travers la place Saint-Marc en criant Allahou akbar, nous tirerons sur lui. L’année dernière, je disais qu’on le ferait après quatre pas, maintenant c’est après trois ».

Et de poursuivre : « Nous enverrons les terroristes chez Allah avant même qu’ils ne puissent nous faire du mal. »

Luigi Brugnaro a été élu à la mairie de Venise en juin 2015. Sans étiquette, il avait déclaré être ni de droite, ni de gauche. Il assure que sa ville est plus sûre que Barcelone, où 13 personnes sont mortes dans un attentat, la semaine dernière, rapporte le Times.

Lors de cette conférence à Rimini, dans le nord-est de l’Italie, il a aussi déclaré : « À l’opposé de Barcelone, où ils n’ont pas installé de protections, nous restons sur nos gardes », a-t-il poursuivi sous les applaudissements.

Ses propos lui ont valu les foudres des médias italiens. Face aux critiques, le maire de Venise s’est défendu de toute provocation : « Nous ne défions personne. Nous ne faisons qu’envoyer un message de soutien aux forces de l’ordre, qui doivent savoir que nous sommes de leur côté ».

Et d’assurer : « À la différence de Barcelone, où la sécurité n’était pas assurée de façon appropriée, nous sommes aux aguets. »

Les mesures de sécurité ont été renforcées dans la ville à l’approche du 74e Festival de Venise, qui ouvrira ses portes le 30 août.

Finalement, les propos de l’ex-ambassadeur de l’Union européenne en Israël, Lars Faaborg-Andersen, lors de sa conférence de presse à l’issue de son mandat de quatre ans n’étaient peut-être pas si incongrus que ça.

Il avait déclaré : « Israël a beaucoup à apprendre des Européens dans la guerre contre le terrorisme. »

A la lumière des positions radicales du maire de Venise, il a sans doute raison.