L’opposition française a déclenché une véritable «affaire» en s’emparant d’un fait divers mettant en cause un chargé de mission de la Présidence de la république Monsieur Alexandre Benalla.

Cet événement a eu deux conséquences :
1. Les débats si importants sur la révision de la Constitution ont été repoussés à septembre (cette révision suscite de grandes inquiétudes chez de nombreux parlementaires en raison de la réduction du nombre des dits parlementaires).
2. Les médias se sont emparés du sujet et ont donné le spectacle d’une Commission parlementaire à la recherche du «fusible» et qualifié par un de nos grands philosophes de piranhas.

Tous deux (parlementaires et médias) ont développé une théorie suivant laquelle la Présidence était en train d’organiser une police parallèle «à l’américaine» dont Monsieur Benalla était destiné à devenir le chef d’orchestre.

Occasion immédiatement saisie de mettre à mal un Président décidément trop chanceux.
Incapables de trouver des raisons politiques sérieuses de critiquer son action, on les invente, on invente un complot, toile a regorgé de fake news de toutes sortes. Vive la Liberté !

Le président de la République a réagi en dénonçant la République des fusibles, la République de la haine.
Il a raison bien sûre, mais je crois qu’il est en dessous de la réalité.

Plus que des fusibles, certains des admirateurs des républiques bananières de Fidel Castro et de Nicolas Maduro n’hésiteraient sans doute pas, par mesure de légitime défense, à fusiller les coupables tout désignés que sont les libéraux ces «Bourreaux du Peuple».

Qu’ils n’oublient jamais que Vatel et Salengro se sont suicidés à cause de la peur de la calomnie.
Qu’ils n’oublient jamais que le fusible est souvent aussi un bouc émissaire.

Certes M. Alexandre Benalla a eu (au vu des images vidéo publiées) un comportement violent inacceptable. Il devait être sanctionné, cela a été fait. Désormais il faut corriger les anomalies organisationnelles détectées.

Mais il y a tant de choses bien plus importantes à accomplir, à commencer par la révision constitutionnelle.
En donnant ce spectacle affligeant d’une Commission Parlementaire maniant avec expertise l’hypocrisie et la mauvaise foi, s’érigeant en Tribunal du Peuple et méconnaissant totalement le monde réel, croyez vous Messieurs les Parlementaires que vous servez la République et la Démocratie ?

N’est pas Saint-Just ou Robespierre qui veut !
Allons Messieurs, opposez-vous avec des arguments politiques et arrêtez de perpétuer cet ancien monde qui révoque les fusibles mais ne cherche jamais à faire l’Audit du système pour l’améliorer.

C’est comme cela que nous n’avons su ni corriger les erreurs de Vichy, ni celles du colonialisme.

Note : Selon le dictionnaire Larousse, on appelle «fusible» un appareil de connexion électrique dont la fonction est d’ouvrir, par la fusion d’un ou de plusieurs de ses éléments, le circuit dans lequel il est inséré, interrompant ainsi le courant lorsque celui-ci dépasse, pendant un temps suffisant, une valeur donnée (on dit aussi coupe-circuit à fusibles).