Que recherchent donc les avocats de la reconnaissance d’un État de Palestine?

Depuis quand reconnaît-on un État qui n’existe pas: sans frontières, sans autorité représentative consensuelle, sans ressources, ni capacités économiques, sans contiguité territoriale? Un Etat irrédentiste qui n’a jamais voulu reconnaître le caractère national de l’Etat d’Israël?
Un Etat qui a pour objectif le « retour » de pseudo-réfugiés, comme par enchantement devenus héréditaires? Un Etat qui incite à la révolte les citoyens arabes d’Israël? Une société dont toute l’activité culturelle est animée par la haine des Juifs et l’appel au meurtre?

Comment Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des Affaires Etrangères peut-elle prétendre que cette reconnaissance, est  « pour la paix, pas contre Israël ? » Et de quelle Palestine parle-t-elle? Un gouvernement de Palestine, né de l’alliance du Fatah et du Hamas est né récemment, une alliance de bric et de broc sur le plan de la réalité. Celà veut-il dire qu’elle avalise la Charte du Hamas, qui n’est pas si différente de celle de l’OLP il y a 30 ans, et qui déclare dans son article 7 : « Le jour du Jugement ne viendra pas tant que les Musulmans combattent les Juifs (tuent les Juifs) et tant que le Juif se cache derrière des pierres et des arbres. Les pierres et les arbres diront : Ô Musulmans, Ô Abdulla, il y a un Juif derrière moi. Viens et tue-le. »

A-t-elle lu le projet de constitution préparé par l’Autorité palestinienne et financé par l’Union Européenne, qui déclare dans son article 7 que la Sharia sera la source de la loi de la Palestine et que la souveraineté y appartiendra au « peuple arabe palestinien » (art 13)? A-t-elle pris connaissance des dispositifs discriminatoires prévus pour les non musulmans dans un pays dont, article 6, « l’islam sera la religion officielle de l’Etat »?

Et comment peut-elle, elle qui fut ministre de la justice avaliser une démarche qui est une trahision des Accord d’Oslo qui ont conduit Israël à créer une « Autorité palestienne » et qui nécessitent son accord pour tout réglement, des Accords dont la France, avec les Occidentaux, était garante? »

Allons, allons! Ce n’est pas la paix que cette reconnaissance promeut, c’est la guerre, une guerre sauvage, une guerre de religions qui ravagera jusqu’à l’Europe. Si la France vote cette reconnaissance, elle opte pour créer un pouvoir totalitaire qui se substituera à l’Etat d’Israël.

Et ce n’est pas la pétition de 700 Israéliens, artisans de la décomposition du peuple juif, qui justifiera cette démarche. Nous pouvons lui apporter demain une pétition de centaines de milliers d’Israéliens et de Juifs du monde entier….

*Chronique sur Radio J, le 14 novembre 2014