En Israël des milliers de Palestiniens se rendent chaque jour, y travaillent, commercent et s’adonnent à toute activité.
En Cisjordanie, des artistes israéliens donnent constamment des représentations tout en y étant les bienvenus.

En Tunisie, certains s’affolent et enragent pour tout ce qui par sa présence rappelle l’état hébreu ou parfois même le Juif.
Seraient-ils plus royalistes que le roi ? Quelle est la vraie cause  » invraisemblable  » de cet affolement inquiétant ? Mais surtout quel jeu cherche-t-on à cacher ?

La Tunisie a toujours été une terre habitée par nos Juifs venus s’y installer depuis quelque 2500 ans. Ils ont participé activement à l’émergence de toutes les civilisations car nos Juifs ont toujours compté parmi eux la crème de nos élites.

Ces Tunisiens innocents, laborieux et appliqués ont payé le prix le plus fort quand ils ont été farouchement chassés de leur Tunisie natale et celle de leurs ancêtres en 1948 et en 1967 pour un conflit qui ne les regarde pas !

Ils étaient plus que 120 000 sur une population de moins de trois millions de Tunisiens, ils ont quitté, la mort dans l’âme, en laissant derrière eux des terres, des biens et des souvenirs qu’ils ont cultivés pour des millénaires.

Tous ces biens de Dieu ont depuis longtemps aiguisé les appétits et tourmenté les esprits d’usurpateurs qui n’ont pas raté l’occasion pour prendre le conflit israélo-palestinien comme alibi pour les obliger à partir et leur arracher leurs biens.

Comme tout usurpateur une fois son crime mis à exécution, il ne veut plus être confronté à n’importe quelle personne ou souvenir qui lui rappelle qu’il est quelqu’un qui profite de ce qui ne lui appartient pas car il n’est pas le fruit de sa sueur, mais de son crime envers des innocents laborieux.

Le problème, c’est que l’on a créé une  » culture  » pour cacher ses crimes historiques, encore plus grave car on a érigé cette  » culture  » en une religion intellectuelle, punie par excommunions, crucifixion et mise à mort… Nos psychologues, sociologues et historiens ont du pain sur la planche.

Est-il normal que des Tunisiens entrent en hystérie collective pour si peu ? Tout en fermant les yeux sur la corruption latente ? La saleté et les produits de contrebande qui envahissent nos rues ?

Nos élites préfèrent manifester contre un juif même s’il est Tunisien, tout en évitant de débattre de la faillite morale de l’indépendance, de la dérive de l’Etat qui vacille et du désespoir du peuple Tunisien qui n’a pour solution que la  » Harga  » ou la mort… si ce n’est un déni dites moi ce que c’est.

La diplomatie se pratique par une élite au nom du peuple mais n’est très souvent pas populaire, avoir des rapports diplomatiques avec un pays ne veut pas dire que l’on est amis et que tout va pour le mieux, parfois ces rapports s’imposent pour solutionner des problématiques qui risquent de dégénérer encore plus.

Ceci dit, la normalisation des relations diplomatiques avec l’état d’Israël s’impose aujourd’hui pour une Tunisie qui a plus que 200 000 Tunisiens résidents en Israël et qui ont le droit de vivre aussi en Tunisie, d’être doté d’un passeport Tunisien et de jeter un pont entre les deux rives de la Méditerranée.

En perdant ses Juifs, la Tunisie a perdu son âme. Pour finir je voudrais rebondir sur la question du sionisme qui est une idée inhérente à la judéité, tout Juif a depuis plus que deux milles ans chantés le retour à Jérusalem, donc tout Juif est sioniste.

Être anti-sioniste, c’est être anti-juif, mais il faut avoir le courage de découvrir l’autre, sa culture, sa religion et son histoire, ceci dit la Tunisie a toujours eu ses sionistes ! Ils sont et seront Tunisiens.
Moi mon étendard porte l’étoile de David, La Croix et le croissant.

Vive la Tunisie plurielle.