Le 29 janvier, le ministre français des Affaires Etrangères Laurent Fabius a annoncé que la France allait tenter d’organiser un sommet international pour renouveler les efforts diplomatiques entre Israël et les Palestiniens.

Mais M. Fabius a immédiatement promis que la France reconnaîtrait l’État palestinien si les pourparlers ne fonctionnent pas d’ici cet été. En promettant aux Palestiniens leur reconnaissance si les discussions n’avancent pas d’ici cet été, le ministre des Affaires Etrangères a supprimé toute motivation pour les Palestiniens de démarrer des négociations sérieuses. L’ultimatum français renforce l’idée palestinienne qu’un État peut être atteint sans négocier un compromis avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répondu à l’initiative française, en déclarant : « Nous sommes prêts à entamer des négociations directes sans conditions préalables et sans conditions dictées. » Cependant, il a rejeté l’ultimatum de la France, notant qu’il « constitue une incitation pour les Palestiniens à venir [au sommet] et ne pas négocier « .

De l’autre côté, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a défini les conditions préalables pour le retour à la table des négociations comprenant gel de la colonisation et la libération de prisonniers palestiniens d’avant les accords d’Oslo des prisons israéliennes.