Nous avons connu dans le passé un déchaînement de la presse internationale contre la politique de certains leaders israéliens, notamment contre Menahem Begin et Ariel Sharon durant la Première guerre du Liban.

Les articles et les caricatures étaient ignobles et souvent teintées d’antisémitisme classique. Toutefois, dès que Begin a signé la paix avec l’Egyptien Sadate et que Sharon s’est retiré de la bande de Gaza, la presse a basculé hypocritement vers des articles élogieux.

Depuis la montée au pouvoir de Nétanyahou, surtout durant les huit années de la présidence de Barack Obama, les presses américaine, européenne, et israélienne furent virulentes à l’égard du Premier ministre. Pis encore, en prenant des initiatives et des décisions pro-israéliennes, le tandem Trump-Nétanyahou est devenu le couple le plus détestable de la planète.

Donc, pour certains journalistes, la politique devrait être à sens unique, uniquement servir et favoriser les revendications des Arabes.

Les journaux soi-disant libéraux comme HaaretzLe MondeThe Guardian ou le New York Times prétendent détenir le monopole de la vérité sur les événements de l’actualité. Ils se permettent, avec vanité et prétention, de préjuger et juger selon des critères idéologiques de Gauche. Ces journaux ne font pas la distinction entre la nouvelle brute et le commentaire. Les titres comme les articles relatent en réalité une humeur d’un jour ou une opinion rabâchée. Dès la première ligne, nous devinons le contenu du texte et cela devient souvent ennuyeux et pathétique. Quand ils se trompent ou diffusent une fausse information, la rédaction « s’excuse » laconiquement. Ainsi on se dégage de toute responsabilité tandis que le Mal a été lourdement fait.

La dernière caricature antisémite du New York Times est éloquente et symptomatique au moment où nous nous recueillons pour nous souvenir de la terrible Shoah. Cette caricature rappelle Der Stürmer ou L’Action française. Elle présentait Donald Trump en aveugle coiffé d’une kippa tenant en laisse un chien–guide – Nétanyahou – portant au cou un collier avec une étoile de David.

Ce journal est pourtant considéré comme un quotidien de référence et prestigieux. Il a été fondé en 1851 et récompensé par de nombreux prix. Sa devise est : « toutes les nouvelles qui méritent d’être imprimées. »

Lesquelles ? Selon quel critère ou jugement ? Celles avant et pendant la Deuxième Guerre mondiale sur le sort mortel des Juifs, que l’éditeur du New York Times, pourtant Juif lui-même, n’avait pas le courage d’alerter à temps ? Ou les fausses nouvelles avant la Guerre en Irak en 2003 ? Et tant d’autres…

Toutes les excuses après coup d’un journal prétendant être sérieux et honnête sont hypocrites et non sincères puisqu’elles se renouvellent à chaque fois. Aucun prétexte pour la publication d’une caricature antisémite ni dans le Guardian londonien, ni dans le New York Times ou Le Monde et Libération !

Ne sont-ils pas conscients que ces publications odieuses et nauséabondes provoquent un tollé général et encouragent les actes antisémites et terroristes ? Ces publications sont diffusées aujourd’hui encore et quotidiennement dans la presse et sur les réseaux sociaux du monde arabe et en Iran. Elles devraient être condamnées énergiquement par cette presse « libérale ».

Aucun rapport avec la liberté d’expression. La critique moqueuse ou la satire amusante est certes légitime et peut-être justifiée, mais elle a aussi des limites et des lignes rouges.

Il est inadmissible que des journalistes sans aucune responsabilité pleine et entière à l’égard de leurs lecteurs se dérobent de leurs actes, en se contentant de s’excuser timidement. Leur devoir est de respecter le métier de journaliste et d’assumer avec une honnêteté intellectuelle toutes les responsabilités éthiques et morales ainsi que les conséquences.

Cet article a été publié le 29 avril 2019 sur le site http://jcpa-lecape.org/