Presque chaque semaine, nous lisons dans les journaux israéliens des articles décrivant la réussite d’un test d’interception d’ un missile « ennemi » ou d’ un drone par la Division de Défense Aérienne de l’État hébreu, dirigée par l’ ultra-compétent Général Zvika Haimovich.

Israël possède, en effet, les meilleurs systèmes au monde de défense contre les missiles et les roquettes (le Dôme de fer, les systèmes Arrow-2 et 3, le missile antimissile « Fronde de David »).

Israël a aussi construit un système de défense terrestre (le fameux « mur ») afin d’éviter au maximum l’entrée de terroristes. Fort bien !

Maintenant, l’État juif va bâtir un mur souterrain (concept plein de créativité, s’il en est !) afin de bloquer l’accès du territoire israélien aux tunnels construits avec l’aide de l’Iran par les djihadistes du Hamas (j’avoue être dubitatif quant à l’efficience de ce dernier élément défensif…).

Les systèmes de défense sont plus que nécessaires mais l’armée israélienne et l’exécutif de l’ État hébreu sont en train de faire de la « bunkerisation » d’Israël une doctrine, voire une stratégie. Or, est-il besoin de répéter le vieil adage : la meilleure défense, c’est l’attaque ?

Israël envisage de moins en moins les attaques préventives contre des cibles stratégiques ennemies (je ne parle pas des frappes préventives tactiques comme celles réalisées par l’armée de l’air et la marine israélienne contre des convois d’armement acheminés par l’Iran et le Hezbollah).

L’État hébreu ne doit pas hésiter à menacer de répliquer à une attaque de missiles ou de roquettes contre son territoire par une guerre absolue (au sens clausewitzien du terme).

Le ministre Naftati Bennett a bien déclaré récemment que le Liban serait tenu pour responsable d’une attaque menée par le Hezbollah, mais ses propos manquaient franchement de conviction et n’ont impressionné personne.

Au même moment, d’ ailleurs, le chef terroriste du Hezbollah, Hassan Nasrallah, menaçait une fois de plus de frapper le réacteur nucléaire israélien situé à Dimona lors d’un prochain conflit (rien de moins !).

Le Hezbollah en a malheureusement les capacités grâce à ses missiles de plus en plus puissants et précis.

Ajoutons que la République islamique d’Iran – qui œuvre toujours en vue de la réalisation d’une arme nucléaire en suivant de très près l’exemple de la Corée du Nord – tente de s’installer en Syrie de manière durable et importe vers ce territoire de nouveaux Pasdarans et miliciens pro-iraniens (en plus de ceux du Hezbollah).

La population israélienne dans son ensemble se trouve sous la menace des centaines de milliers de missiles et de roquettes détenus par le Hezbollah et le Hamas.

Nous savons aussi que les USA ne sont plus – depuis les années 90 au moins – des alliés fiables (le furent-ils un jour ?), à tel point que le Premier ministre israélien en vient à demander à la Russie de « limiter la casse » en Syrie puisque les Américains ont décidé de ne rien promettre à l’État juif en ce qui concerne la présence iranienne dans le pays du dictateur Bachar el-Assad.

Et alors ? Nous avons nos superbes systèmes de défense me direz-vous ! Oui, mais comme l’a déclaré le général, Zvika Haimovitch au Jerusalem Post (daté du 4 août dernier) : « Agir contre des salves de 100 ou 200 roquettes s’apprêtant à frapper un lieu spécifique à un instant est un défi majeur. »

Soyons lucide. La posture défensive possède ses limites et il est essentiel qu’Israël en revienne à la stratégie qui fit son succès : la guerre préventive ! Et cette dernière devra avoir pour but de mettre à genoux le principal ennemi de l’État juif, c’ est-à-dire l’Iran !

Avec la disparition du régime iranien disparaîtront aussi, bien évidemment, le Hezbollah, le Hamas mais surtout la menace d’une destruction programmée d’Israël par le feu nucléaire que les Ayatollahs et les Pasdarans auront bientôt en leur possession…

Même si l’État hébreu possède l’arme nucléaire, il faut toujours se souvenir que le terrain dicte aussi la stratégie à adopter.

Dès lors, si, à Dieu ne plaise, la République islamique d’Iran décidait de frapper la première l’État juif avec des ogives nucléaires, Israël cesserait tout bonnement d’exister.

Vu l’étroitesse de son territoire, Israël ne possède pas à proprement parler une capacité de seconde frappe…