La semaine passée a été tellement riche que pour éviter que je vous prenne la tête, pendant des heures et même des jours…. Je résumerais à deux grandes nouvelles : vous imaginez que je vais écrire sur la super conférence à Bahreïn ? Non pas du tout, à l’heure où les Israéliens et Palestiniens (arabes de Palestine) sont pratiquement exclus de cette conférence. Il n’y a pas grand chose à en dire, et je commencerais par la deuxième grande nouvelle :

Après un faux suspens, Ehud Baraq revient en politique. Il créera un nouveau – fait avec du vieux- parti politique. Il dévoilera le tout dans deux semaines, gageons qu’il fera du neuf avec du vieux. De fait, cette fausse bonne nouvelle, revient à faire éparpiller les voix de « gauche et centre gauche ».

Le parti Meretz (souvent qualifiée d’extrême gauche israélienne) vient d’élire à sa tête Nitzan Horowitz au lieu de Tamar Zandberg (que j’aimais bien). Bleu Blanc (le parti de Gantz-Lapid) lui, cherche à se recentrer à droite, dans l’attente, toutes ses redéfinitions donnent du fil à retordre à Netanyahou… ce qui lui donne beaucoup à réfléchir, mais à quoi ?

Netanyahou lui, réfléchit, non pas à la paix, mais à « devoter » le vote de la dissolution de l’Assemblée (Knesset). Et bien là, j’avoue que même les plus audacieux, n’y avait pas pensé !

Voter une dissolution, et maintenant chercher à faire voter une non-dissolution : c’est un tour, que peu, ou personne n’avait pensé avant. Chapeau bas ! M. Netanyahou va toujours plus loin dans sa recherche de la paix… désolée, du bonheur des Israéliens, non plus, sa recherche de sa survie sans prison. Et pour cela, il l’a montré il est prêt à tout.

Brader la démocratie, se servir des députés comme d’autre de ketchup sur leurs frites, et surtout, il a montré le désintérêt profond qu’il porte aux problèmes de vie des Israéliens !

Ce qui me frappe le plus, c’est que les Israéliens semblent – pour la plupart-, résignés. Pas de mouvements de colère, ou de manifestation en vue. Netanyahou met le pays en miette, sans que la population ne bouge.

Pour moi, la solution est simple : Netanyahou doit démissionner, mais trop peu demande sa démission. Pas d’écho, le fait est que les Israéliens semblent pris dans une torpeur.

Ils veulent lire des bonnes nouvelles : le pays est à la pointe de la technologie, mais l’inflation n’est pas maîtrisée, les faits sont là, beaucoup de pauvres et encore plus, la pollution à Haifa, des affaires de viol TRÈS mal gérées, des élus qui cherchent plus à faire leur beurre qu’à défendre les intérêts publics.

Pourtant il fait bon vivre. C’est le paradoxe israélien.