Ce texte n’est une surprise que pour ceux qui se cachent la vérité depuis des décennies.
Les mots sont forts mais justes : « 10 % des citoyens juifs d’Ile-de-France – c’est-à-dire environ 50 000 personnes – ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité ». « Il s’agit d’une épuration ethnique à bas bruit ».

Responsabilité collective ?

Pour expliquer la motivation profonde des assassins islamistes, les commentateurs se bornaient à deux hypothèses :
a) La société française et d’une manière générale européenne, était tellement intolérante qu’elle suscitait une sorte de terrorisme de désespoir.

b) En complément on mettait en avant que les tueurs étaient des désaxés oscillant entre délinquance et rigueur religieuse.

Dans l’hypothèse a), il s’agit bien d’une responsabilité collective. C’est-à-dire que sans attribuer à la totalité de la population française un sentiment de rejet, une partie de cette population influencée par des leaders et des institutions rejette l’immigration musulmane.

Si cette hypothèse peut légitimement être étudiée pourquoi est-il illégitime d’évoquer le même type de responsabilité collective dans l’espace musulman. Pourtant aujourd’hui il y a suffisamment de connaisseurs de l’Islam pour savoir que trois courants islamistes cherchent à lui imposer leur intolérance : Les Frères Musulmans, le Wahabisme, le Salafisme.

Pourquoi ne pas les interdire ? C’est parait-il impossible !

Si c’est impossible pourquoi payer un président, des ministres, des députés, des sénateurs !
C’est peut-être difficile mais c’est une question de vie ou de mort. La nôtre !

Responsabilité juive ?

Avant de faire des reproches aux autres, je préfère balayer devant ma porte. Hélas, on ne se refait pas. Tant pis si je suis mal vu. Ou peut-être pire.

a) Le pacte chiraco-bnei-brith. Il est à la droite française ce que fut pour elle le fameux pacte germano-soviétique. Il lui permet de désigner un responsable à tous les malheurs de la France. Toutefois si ce dernier fut conclu entre deux dictateurs particulièrement pervers et assoiffés de sang, le premier, réel ou supposé, permet encore aujourd’hui de « plumer la volaille juive ».
On a pu constater, même au moment où le cadavre de Sarah Halimi n’était pas encore froid, que tous les appareils communautaires juifs étaient mobilisés inconditionnellement contre la candidate du Front National à la dernière élection présidentielle.

Bien sûr que le FN est un risque pour la communauté juive. Mais lorsqu’on entend Me Collard défendre Israël, lorsque l’on lit les tombereaux d’injures que l’extrême-droite, la vraie, déverse sur Marine Le Pen, on peut s’interroger sur ce qu’il reste de discernement dans les classes moyennes juives et leurs émanations organisationnelles.

b) Le diner du CRIF. Une cible en or massif pour tout ce que compte la France, d’anti-juif primaire ou non. « Ha ! comme la communauté juive est influente ! Elle est peut organiser annuellement un évènement aussi spectaculaire où se presse tout le Gotha de la politique et de la culture ».

Pourtant cet outil de communication, si brillant soit-il, n’a jamais permis aux dirigeants communautaires de convaincre les systèmes politiques et médiatiques d’avoir une approche plus rigoureuse de la question islamiste.

c) Nombrilisme. La pétition du Parisien épingle, à juste titre, « les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants ». Il est vrai qu’en France tous les secteurs de la population sont en danger y compris les musulmans sincèrement tolérants. Il faut organiser l’union de tous les secteurs de la population contre ce fléau et non contre le seul antisémitisme.

Une définition sioniste-marxiste de l’antisémitisme

Hé oui ! ça existe ou plutôt ça a existé ! En fait, il s’agissait d’expliquer socialement la technique du bouc émissaire. Les couches professionnelles juives en plein essor se trouvaient confrontées aux corporatismes des classes dirigeantes qui les soumettaient à la vindicte du lumpenprolétariat1 pour le détourner des raisons objectives de sa condition misérable.

Evidemment aujourd’hui les acteurs ne sont plus les mêmes. Macron élu avec le soutien de l’UOIF, réunit les bourgeoisies de droite et de gauche (Zemmour) tandis que (« en même temps ») le lumpenprolétariat venu d’ailleurs, taillable et corvéable à merci, remplace les classes populaires d’ici.
Les classes populaires, juives ou pas n’ont plus que le choix de s’envoler vers des cieux plus cléments (white flight2).

1 – Le lumpenprolétariat est un terme marxiste, parfois traduit « sous-prolétariat », désignant les « éléments déclassés, voyous, mendiants, voleurs, etc. » du prolétariat. Le terme est emprunté de l’allemand où le mot Lumpen signifie « haillons ». Wikipédia
2 – Le phénomène du White Flight a commencé aux États-Unis dans un contexte suivant l’abolition de la ségrégation raciale, ou les populations majoritairement noires ont quitté les États du Sud-est, pour s’installer dans des grandes agglomérations comme New York, Chigaco, Los Angeles. Pour la démographe Michèle Tribalat, l’une des explications du White flight est que « les processus de concentration et de ségrégation sont très anxiogènes pour les autochtones lorsqu’ils deviennent minoritaires et voient se transformer leur environnement. » Wikipédia