Nous entendons depuis des décennies les prétendus faiseurs de paix nous répéter qu’Israël devrait, pour obtenir un accord avec le monde arabo-musulman, donner (je dis bien donner et non pas rendre) une partie de ses territoires.

Les Arabes issus de l’ex-Palestine revendiquent (pour les plus modérés d’entre eux) rien de moins que la Judée-Samarie (la « Cisjordanie »). N’oublions pas que la Judée-Samarie est retombée dans l’escarcelle d’Israël après que la Jordanie, qui contrôlait ce territoire, a attaqué l’État juif en 1967.

Il est aussi clair qu’en plus de son importance religieuse et historique pour les Juifs, la Judée-Samarie est un territoire absolument vital pour la sécurité d’Israël. Il n’est pourtant pas difficile de comprendre que si par malheur Israël perdait ces territoires, Tsahal serait remplacée immédiatement par les forces terroristes de toute la région, qu’elles soient chiites ou sunnites.

80 % de la population israélienne se retrouverait alors sous le feu direct des djihadistes de tous bords. Qui empêchera l’Iran d’installer des batteries de missiles qui seraient alors visibles depuis les fenêtres des villes et villages israéliens se trouvant le long de cette nouvelle frontière de la mort ? Personne !

Quid aussi des indispensables nappes phréatiques que recèlent la Judée et la Samarie ? Toujours pas de réponse de la part des « faiseurs de paix ».

La Judée-Samarie domine géographiquement les centres vitaux de l’État hébreu (et la géographie sert d’abord à faire la guerre, comme l’a écrit le géopolitologue Yves Lacoste). La perdre signifie tout simplement perdre Israël.

De plus, le coût économique d’une relocalisation de dizaines de milliers d’Israéliens habitant la Judée-Samarie dans les nouvelles frontières (en fait celles de 1949) serait plus qu’exorbitant et ruinerait littéralement le pays. Où trouveraient-ils des logements, du travail ? Soyons sérieux une minute !

L’ancien Premier ministre israélien Itzhak Shamir avait coutume d’opposer au fallacieux et suicidaire concept de « paix contre les territoires », l’idée avisée de « paix pour la paix ».

C’est ici que je veux citer les propos de l’ancien légendaire chef d’État-Major de Tsahal, le Général Rafoul Eitan (1929-2004), qui dans son autobiographie intitulée A soldier story, rappelait avec pertinence que « le concept de la paix contre les territoires avait été introduit dans l’histoire par Adolphe Hitler qui promit aux Français et aux Anglais qu’il ne déclencherait pas de guerre en Europe s’ils acceptaient le fait que les Allemands prennent le contrôle des territoires tchécoslovaques des Sudètes ».

On connaît la suite…

Tout prétendu « processus de paix » qui impliquerait un retrait israélien de Judée-Samarie (alors que, malheureusement, certaines zones de cette région sont déjà sous le contrôle total ou partiel de l’ « Autorité palestinienne ») aurait pour conséquence la destruction de l’État d’Israël…