Le succès du sommet économique de Manama se mesure au nombre d’États représentés, aux projets et investissements étudiés, et à l’ouverture des pays arabes, et surtout des Émirats du Golfe pour normaliser leurs relations avec Israël, à la lumière du grand jour et devant les caméras.

Les nombreuses interviews qu’a accordées le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn à la presse israélienne, ainsi que la manifestation de joie dans la synagogue locale en réaffirmant, tout naturellement, « Am Israël haï » (le peuple d’Israël est vivant), témoignent d’un tournant significatif dans les relations judéo-israélo-arabes. D’autant plus que ce sommet économique s’est déroulé dans un royaume dirigé par des sunnites, situé à quelques kilomètres seulement de la côte iranienne dont la population est en majorité chiite.

Désormais, à l’exception des islamistes, l’État juif n’est plus l’ennemi numéro un du monde arabe. Il ne représente plus un corps étranger au Proche-Orient. Le problème est ailleurs, la solution à leur inquiétude se trouve chez les Israéliens car ils leur offrent un gage de sécurité, une véritable solution pour assurer la stabilité et la paix dans toute la région.

Avec l’encouragement des Américains, la stratégie israélienne a réussi à renverser la vapeur et pointer du doigt le véritable ennemi, le vrai danger, l’obstacle permanent qui déstabilise le Moyen-Orient impunément. D’ores et déjà, une coalition maritime sécuritaire a été établie pour assurer la navigation dans le détroit d’Ormuz. D’autres projets et plans dans tous les domaines sont aussi planifiés et permettent une coopération prometteuse tout en serrant l’étau autour de l’Iran.

En refusant de participer au sommet économique de Manama, les Palestiniens, non seulement, ratent un nouveau rendez-vous de l’Histoire, ils deviennent concrètement insignifiants dans le jugement des leaders arabes à l’égard de la normalisation avec l’État juif.

Et pourtant, Israël n’a cédé sur aucune de ses positions concernant le processus de paix avec l’Autorité palestinienne, et ne s’est retiré d’aucune parcelle des « Territoires ». Il a prouvé que les « implantations » ne représentent pas un obstacle à la paix.

Certes, les pays arabes se sont opposés au transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et à la reconnaissance de la souveraineté sur le Golan – suivant d’ailleurs la position déclarée de l’Union européenne – mais, contrairement à la France, ils ont accepté de facto la politique pro-israélienne du président Trump sans broncher.

Quant au récent accord conclu avec le Hamas, nous devrions avouer qu’il n’existe, pour l’heure, aucune alternative réaliste. C’est clair, le mouvement terroriste palestinien ne changera pas son idéologie.

Dans ce contexte, la tactique est de combiner tous les leviers et les moyens militaires pour pouvoir contenir le conflit dans la bande de Gaza avec le minimum de dégâts. Nous devrions éviter de tomber dans le piège de la provocation du Hamas, soutenu et encouragé par l’Iran, et ainsi provoquer des hostilités également dans le Nord avec le Hezbollah.

La stratégie, coordonnée étroitement avec les Américains et avec l’appui des pays et émirats arabes, vise à mettre en quarantaine les Ayatollahs et à mettre en échec leur politique désastreuse.

C’est clair, tant que les régimes islamistes sont au pouvoir à Téhéran, à Beyrouth et à Gaza, il ne pourra y avoir une paix véritable au Moyen-Orient.

Cependant, la victoire contre ces régimes obscurs est possible aujourd’hui puisqu’il existe un front commun, une coalition dont sont membres l’Amérique, Israël et les pays arabes.

Rappelons que durant l’année 2012, une attaque préventive contre les installations nucléaires iraniennes avait été planifiée minutieusement par Tsahal mais fut annulée principalement en raison du refus obstiné du président Obama. Il avait entamé dans les coulisses, sans consulter Israël, un mauvais accord avec l’Iran dont nous subissons les conséquences à ce jour.

Une victoire contre le régime islamiste sera obtenue sans trop de peine le jour où l’Europe et les leaders de toute la planète se réveilleront de leur torpeur et comprendront enfin que l’Iran est un État voyou et dangereux pour la paix dans le monde.

Cet article a été publié le 30 juin 2019 sur le site http://jcpa-lecape.org/