Le cabinet de sécurité s’est réunit et a livré les mesures prises afin de tenter d’endiguer la vague de terrorisme qui sévit actuellement dans notre pays, plus communément appelée « intifada des couteaux ».

Il a donc été décidé d’autoriser les forces de police à « boucler » les quartiers et les villages arabes de, et autour de Jérusalem d’où proviendraient les éléments ayant commis la majeure partie des attaques au couteau de ces derniers jours.

Le cabinet a aussi décidé de systématiquement refuser toute demande de reconstruction des maisons de terroristes détruites par Tsahal et de confisquer tous les biens s’y trouvant au moment de la démolition.

Autre mesure prise : devant le déferlement de haine propagée à l’occasion de chaque enterrement, les corps des auteurs de ces crimes ne seront pas rendus à leurs familles, ils seront enterrés dans des cimetières isolés sous contrôle de l’armée.

Enfin, en plus du renfort de milliers de soldats de l’unité Magav (police des frontières), il a été décidé, principalement à Jérusalem, d’adjoindre aux forces de polices des soldats issus d’unités non combattantes afin de les assister dans la protection des autobus, à savoir que 2 militaires seront automatiquement assignés à cette tâche dans chaque véhicule.

MAIS DE QUI SE MOQUE-T-ON ENFIN ???

Comment le cabinet de sécurité peut-il penser une seule seconde que ces mesures « cosmétiques » pourront faire cesser les attentats ?

Que comptent faire les autorités contre les nombreuses attaques d’arabes israéliens dans les autres villes du pays ?

S’imaginent-ils pouvoir boucler ad vitam aeternam des quartiers et des villages entiers sans s’attirer les foudres de l’opinion internationale, poussée en cela par les déclarations éplorées que ne manqueront pas de dispenser Abou Mazen, les députés arabes de la Knesset, les ONG ainsi que les partis d’extrême gauche, et que les médias occidentaux, toujours aussi promptes à alimenter la polémique, se feront une joie de relayer massivement ?

Pensent-ils vraiment, alors que pour chaque maison détruite, les services de l’autorité palestinienne compensent automatiquement la perte en monnaie sonnante et trébuchante, que pour chaque terroriste abattu ou emprisonné, une rente est automatiquement versée à la famille, ces « mesurettes » puissent être suffisamment dissuasives ?

Considèrent-ils pouvoir freiner le fanatisme et l’incitation au meurtre après la mort de chaque terroriste en privant sa famille de funérailles, ce qui encore une fois, pourra faire l’objet d’une vive critique internationale ?

Estiment-ils vraiment que la rue arabe, palestinienne ou israélienne ne puisse se réunir sans le corps du délit ?

Si telles sont les conclusions des « experts » israéliens en la matière, permettez moi d’émettre quelques doutes !

Les martyrs de cette « intifada des couteaux » sont conscients de la probabilité de destruction de leur maison mais ils connaissent aussi le montant de l’indemnisation perçue par leurs proches…

Bien que cela puisse être préjudiciable, force est de constater que cette forme de dissuasion n’a jusqu’à présent pas fait ses preuves ou n’est tout au moins pas suffisante…

De même que la confiscation des biens se trouvant dans la demeure, punition facilement contournable eu égard au délai d’ordonnance de destruction…

Mais plus important encore, ces mesures n’atteindront pas les objectifs visés de circonscrire cette vague tout en se préservant de critiques internationales !

A l’heure où l’Europe se débat dans une confrontation inattendue avec le djihadisme islamique de ses propres ressortissants, qu’elle fait plus que péniblement face à la crise des migrants, que la France vient de décider de déchoir de leurs nationalités plusieurs prévenus convaincus de terrorisme, pourquoi Israël ne pourrait-il pas décréter de vraies sanctions contre ces fanatiques ?

Pourquoi ne pas avoir proposer de déchoir de la nationalité israélienne et des droits y afférant toute la famille d’un tueur surtout lorsque celle-ci se déclare fière du martyr de son enfant ?

Alors bien sûr, d’aucuns me diront que cela contreviendrait à l’article 15 de la déclaration universelle des droits de l’homme qui stipule :

1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Mais à la différence des islamistes radicaux qui sévissent en Europe au nom d’Allah, les terroristes qui opèrent en Israël le font au nom d’une idéologie nationaliste palestinienne !

Nous pourrions très bien en déduire que dans ce cas là, ils possèdent de facto la nationalité « palestinienne » et que la déchéance de leur citoyenneté israélienne n’en ferait pas pour autant des apatrides…

IL SERAIT GRAND TEMPS QUE NOS DIRIGEANTS PRENNENT PLEINEMENT CONSCIENCE QUE SANS MESURES RADICALES, CE PHÉNOMÈNE TRES DIFFICILE À PRÉVENIR ET EXTREMEMENT TRAUMATISANT POUR LA POPULATION NE SERA PAS PRÈS D’ÊTRE CIRCONSCRIT !!!