En écoutant les médias et la majorité des analystes politiques, Benjamin Netanyahu a eu une route difficile avant les élections israéliennes de 2015.

Alors quand son parti du Likoud a remporté 30 sièges (six sièges d’avance sur le parti d’Isaac Herzog), ce fut un peu une surprise pour la plupart et même un choc pour certains.

La victoire de Netanyahu pourrait être considérée comme une victoire écrasante, mais doit surtout être considérée comme une victoire miraculeuse. Lors de ces prochaines années, Israël continuera de prospérer sous le leadership d’un des plus grand Premier ministre de son histoire.

La victoire de Bibi n’a pas fait que des heureux, surtout après certaines des annonces qu’il a fait quelques heures avant les élections. Ses ennemis seront prompts à le dénoncer et le critiquer.

En haut de la liste, nous trouvons bien évidemment l’Autorité palestinienne et le Hamas qui font tout en leur pouvoir pour délégitimer Israël.

L’AP continue à appliquer la pression sur la Cour Pénale Internationale de La Haye pour forcer une enquête sur la possibilité de crimes de guerre commis par Israël pendant la guerre de Gaza de 2014.

Le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat a déclaré : « Il est clair que le Premier ministre Benjamin Netanyahu formera son prochain gouvernement, et nous disons clairement que nous irons au tribunal de La Haye, nous allons accélérer, poursuivre et intensifier notre demande d’enquête. »

Ceci est un geste méprisable comparable à une accusation des juifs coupables de crimes contre l’humanité pendant le soulèvement du ghetto de Varsovie contre les nazis. Le Hamas a également appelé à de nouvelles confrontations avec Israël … Rien d’étonnant à ce propos !

Un autre ennemi déçu est le leader de l’Union sioniste Isaac Herzog qui était considéré comme un concurrent sérieux dans la course à la Knesset. Herzog a donc concédé et félicité Bibi pour sa victoire.

Le gouvernement israélien est une machine politique complexe. La Knesset exige que le parti au pouvoir forme une coalition avec d’autres partis afin d’obtenir les 61 sièges nécessaires à une majorité sur les 120 sièges. Aucun parti n’a jamais gagné avec une majorité depuis les 67 ans de l’Israël moderne.

Très souvent, les votes sont si proches que les gouvernements de coalition sont formés avec des membres des deux parties qui étaient en concurrence pour la victoire la veille de l’élection. Mais cette fois, avec 30 sièges, Netanyahu se trouve dans une position majoritaire dès le départ, lui permettant de former un gouvernement beaucoup plus de centre-droite que jamais. C’est une grande défaite pour la gauche en Israël.

Le programme de la campagne d’Herzog – qu’il pensait attrayant pour les Israéliens – se focalisait surtout sur de nouveaux pourparlers avec les Palestiniens en vue d’un Etat palestinien, sur un renforcement des relations entre les États-Unis et Israël, et sur un changement dans l’économie d’Israël afin de combler le fossé entre les classes.

Il voulait apporter du « changement » pour Israël. Je pense que quelqu’un, quelque part déjà essayé cette même idéologie socialiste et cela a échoué !

Comme il se l’est avéré, les électeurs israéliens ont beaucoup plus montré d’intérêt pour la sécurité de leur pays que pour l’économie israélienne.

Après tout, peu importe la qualité d’une économie d’un pays s’il est prêt à ouvrir ses portes à des gens déterminés à tuer tous les Juifs.

La sécurité avant l’économie ne signifie pas que Netanyahu ne cherchera pas à améliorer l’économie d’Israël. Mais comme il l’a déjà dit et répété à de nombreuses reprises, comme lors de son adresse au Congrès américain, la sécurité des Israéliens est la priorité.

Il est également intéressant de noter que la « Liste arabe commune » est devenue le troisième parti à la Knesset. Cela créera sans doute une nouvelle dynamique au sein du gouvernement israélien.

Ce que nous devons savoir, c’est que la « Liste arabe commune » comprend trois listes différentes qui sont fortement en désaccord entre elles. Ces partis furent obligés de former une mini coalition arabe avant même d’être considérés à la Knesset. Trouveront-ils un terrain d’entente avec leur haine commune d’Israël ? Je suis certain que nous n’avons pas fini d’entendre parler de la « Liste arabe commune. »

De nombreux leaders internationaux s’inquiètent des changements de dernière minute de Bibi, qui poussa vers la droite pour recueillir les votes nécessaires des factions ultra-nationalistes. Ils estiment que cela ne fera qu’exacerber les Palestiniens et détruire toute perspective d’une paix au Moyen-Orient.

Ce qu’ils ne comprennent pas ou refusent d’admettre, c’est qu’un parti de gauche comme celui d’Isaac Herzog faciliterait l’émergence d’un groupe de personnes n’ayant absolument aucun désir pour deux Etats.

Ils pourraient hypocritement faire semblant d’être ouvert à l’idée, mais ce ne serait que jusqu’à ce qu’ils aient gagné assez de pouvoir pour anéantir complètement les Juifs. La vision idéaliste de M. Herzog est visiblement aveuglée par ses tendances libérales.

Et puis bien sûr, il y a le leader des « Etats-Providence Unis d’Amérique », Barack Obama !

Il est difficile de savoir si le discours de Bibi devant le Congrès américain était un geste politique ou juste un désir sincère de sonner une alarme à la communauté internationale. C’était probablement un peu des deux.

Ce qui est certain, c’est que cela a facilité la victoire de Bibi. Sa position sur le « deal iranien » était forte et bien évidemment une insulte au président américain se posant en « roi de l’apaisement. »

Les relations entre l’Amérique et Israël sont tendues et fragiles. Il y a encore beaucoup d’Américains qui soutiennent l’Etat juif. Nous pourrions nous attendre à ce que les relations déjà tendues entre Netanyahu et la Maison Blanche finissent en un divorce politique. Le seul aspect positif de cette victoire est que Netanyahu survivra Obama au pouvoir, et cela pourrait très bien permettre à la prochaine administration américaine de renouer de véritables liens.

Il semblerait donc que M. Netanyahu aie beaucoup d’ennemis à combattre, à l’intérieur et à l’extérieur d’Israël. Les roquettes physiques continueront à tomber sur Israël, tout comme les roquettes verbales de la part des libéraux, de l’administration américaine actuelle et des médias.

En attendant, je crois que la victoire de Bibi assurera la meilleure approche pour la sécurité d’Israël. Le chemin à parcourir est semé d’embûches et bénéficierait grandement de la prière des amis d’Israël.
Félicitations, Monsieur le Premier Ministre, mes prières sont avec vous et Israël !

Demandez la paix de Jérusalem ! Que ceux qui t’aiment jouissent du repos ! Psaume 122: 6