Le mouvement migratoire auquel nous assistons actuellement vers l’Europe, pourrait bien devenir l’évènement majeur de ce siècle et marquer notre continent comme il le fut dans les années 30, par l’arrivée massive de populations venues d’ailleurs.

Trois cent cinquante mille personnes en majorité des jeunes hommes ont réussi à traverser la Méditerranée sur d’invraisemblables embarcations depuis le début de l’année.

2.500 environ ont péri en mer dans d’atroces conditions.

58 cadavres ont été découverts dans la cale d’un chalutier.

En Autriche, un camion frigorifique en stationnement contenait 71 corps d’êtres humains en voie de putréfaction.

La Hongrie a élevé une barrière de barbelés pour interdire l’accès de son territoire.

À Calais, des centaines de personnes survivent on ne sait trop comment en attendant de réussir à passer en Grande-Bretagne par tous les moyens.

La première réaction que l’on a face à ces faits tragiques c’est d’abord une immense compassion et l’image de ce jeune enfant gisant sur une plage a fait le tour du monde. Mais, l’ampleur de ce phénomène amène quand même à réfléchir.

Une grande partie des gens qui affrontent la mort pour atteindre nos rivages fuient leurs pays, Libye, Syrie, Somalie, Yémen, etc, en raison des guerres qui les ravagent.

Quelques-uns sont des réfugiés politiques obligés de s’exiler pour sauver leurs vies.

La plupart viennent pour des raisons économiques.

Mais pour entreprendre un tel voyage, il faut d’abord trouver une filière et de l’argent. Là, interviennent les passeurs qui sont de véritables trafiquants de chair humaine, qu’il faut absolument mettre hors d’état de nuire en les pourchassant et en les traduisant en justice. Mais n’y a-t-il pas au-dessus d’eux des puissantes organisations, peut-être étatiques qui tirent les ficelles et fournissent les fonds nécessaires à une telle entreprise ?

Face à cette situation dramatique, l’Europe subit, impuissante, des évènements qui s’ils s’amplifient risquent de transformer profondément sa démographie.

Si la solidarité humaine nous fait un devoir d’accueillir le mieux possible ces nouveaux immigrants en les répartissant dans nos différents pays, il faut aussi essayer de tarir le flux des arrivées, rechercher et punir les trafiquants et les commanditaires.

Mais il faut surtout agir en amont. Si nous sommes incapable de résoudre les conflits en cours qui sont en grande partie responsables de cette situation, il faudra bien prendre langue avec les pays d’origine et surtout revoir de fond en comble notre politique économique envers le tiers monde, faire en sorte que ses habitants puissent rester chez eux et y vivre décemment.

C’est un immense challenge, mais il faut le gagner.