J’écris ces lignes alors que deux prises d’otages se déroulent en France, dont une dans une épicerie cachère.

Et ne peux qu’être bouleversé par les événements. Bouleversé, mais malheureusement pas surpris.

Quand Mohamed Merah, un islamiste, a attaqué une école juive et tué 7 personnes dont 3 enfants en 1992, la France et le monde se sont insurgés. Et pratiquement oublié.

Quand le Musée juif de Bruxelles a été attaqué l’an dernier par Mehdi Nemmouche, un islamiste, le monde s’est insurgé. Et est passé à autre chose.

Puis un petit magazine, Charlie Hebdo, est attaqué par des islamistes, 12 personnes sont assassinées et le choses se clarifient. Le monde occidental, ses valeurs de liberté d’expression, de démocratie, de liberté est sous attaque par une idéologie obscurantiste, fasciste, violente, à vision hégémonique. Le monde prend finalement conscience des enjeux.

Malheureusement, on n’a pas voulu voir avant. On n’a pas voulu comprendre avant. On croyait que les attaques contre les Juifs étaient marginales. Ou une conséquence du conflit israélo-arabe. Les dénonciations de la communauté juive à la vue de drapeaux de groupes islamistes Hezbollah ou Hamas dans les manifestations chez nous sont relativisées, voire ignorées ou même condamnées.

Or, les tensions au Proche-Orient n’étaient qu’un écran de fumée.

Les Juifs, encore une fois, sont les canaris dans la mine. Un indicateur des prochaines cibles. Car, voyez-vous, si on commence avec les Juifs, on ne s’arrête pas aux Juifs.

Après les Juifs viendront les journalistes, les démocrates, les iconoclastes, les blasphémateurs, les homosexuels, les femmes.

À moins qu’ici, maintenant, nous décidions que c’est assez. Que nous ne reculerons pas devant la menace de l’islamisme radical.
Que nos valeurs et nos libertés méritent d’être défendues, chez nous et ailleurs.