La loi fondamentale sur l’Etat-nation a provoqué inutilement un tollé général en Israël et à l’étranger. Elle a approfondi des querelles et amplifié la haine contre l’Etat d’Israël. Un déluge de critiques et de condamnations en vain, puisqu’il semble que la majorité des opposants n’ont vraiment pas lu attentivement tous les 11 articles de la loi.

La proclamation établissant l’Etat d’Israël, signée le 14 mai 1948, constituait l’impératif historique de la renaissance de la nation juive et de la langue hébraïque sur sa Terre trimillénaire.

L’Etat juif, seul Etat démocratique de la région, est toujours fondé sur la Liberté, la Justice et la Paix et cette nouvelle loi le confirme en dépit de toutes les critiques.

Ces jours-ci, nous pouvons constater, aussi avec étonnement, qu’il y a juste 1948 ans que le Second Temple fut détruit et que nous venons de célébrer le 70ième anniversaire de notre Etat.

Ces dates et faits historiques sont toujours ignorés et délégitimés par nos ennemis et détracteurs, et certains souhaitent l’anéantissement de notre Etat.

La minorité arabe vivant en Israël, et dont les représentants siègent librement à la Knesset, pensait transformer cet Etat pour tous ses citoyens et ainsi gommer son caractère juif. Il existe aussi une minorité druze et bédouine qui sert fidèlement l’Etat et participe dans les rangs de Tsahal à la défense du pays. La nouvelle loi ne devrait pas changer ou modifier le statu quo existant ni leur merveilleuse contribution à l’essor du pays.

Soulignons clairement qu’être Juif ne signifie pas seulement pratiquer une religion et croire en un seul Dieu, mais appartenir à la Nation juive dans le sens étatique et national du terme. La comparaison qui est faite en évoquant la France catholique et non laïque est injuste et dévoile une méconnaissance totale de la spécificité de la nation juive.

La majorité des musulmans considèrent toujours le judaïsme comme minorité religieuse sans patrie, sans drapeau, hymne ou armée, et donc refuse de reconnaître Israël comme un Etat à part entière et à caractère juif. Les Palestiniens, eux, refusent cette reconnaissance pour pouvoir aussi appliquer un jour le Retour de tous les réfugiés vers la Palestine qui devrait être, selon eux, en majorité écrasante : non-juive.

Pour clarifier, une fois pour toute, la spécificité de l’Etat d’Israël, et rejeter toute revendication contraire, il était donc impératif de promulguer une loi fondamentale au Parlement puisque nous n’avons pas de Constitution et nous nous basons que sur la Proclamation du 14 mai 1948. Depuis, les données ont été modifiées et 70 ans après nous sommes toujours en conflit permanent avec les Palestiniens.

Les réactions de la part de l’opposition israélienne furent exagérées et souvent hystériques et hypocrites. Il était préférable que ces partis soient associés à la coalition pour renforcer le caractère juif de l’Etat d’Israël. Il s’agit bien d’un sujet existentiel sur tous les plans et notamment sur l’aspect démographique.

Rappelons que durant plusieurs années ce texte a été minutieusement étudié et vérifié par les parlementaires et les experts juridiques, et donc la Cour Suprême de Justice ne devrait pas en principe intervenir. Il se peut que la formulation de certains mots et phrases ne satisfait pas les opposants, mais la clarification était nécessaire et la loi est sans doute appropriée dans le contexte actuel.

Aujourd’hui, quand l’évidence même devient floue et fragile, il est nécessaire de la réaffirmer et de la dévoiler au grand jour. C’était d’ailleurs le cas sur la reconnaissance de Jérusalem comme notre capitale. A chaque occasion où nos détracteurs tentent d’ébranler et de secouer en vain les piliers de notre démocratie et les valeurs du judaïsme, il est nécessaire de les mettre en place, et remettre à l’heure les pendules de l’Histoire.

Quant à la presse internationale, particulièrement européenne, elle devrait se préoccuper de ses affaires et non se mêler de nos problèmes intérieurs. D’ailleurs, la Chancelière Merkel a bien précisé cet important point.

Non, l’Etat juif n’est pas raciste et ne peut jamais l’être en raison de sa démocratie exemplaire et de sa société civile harmonieuse en provenance du monde entier, et ce, malgré les divergences idéologiques et politiques profondes.

Il est aussi regrettable que certains chefs de partis, pour des raisons de politique politicienne, tentent de récupérer les voix de la hargne et de la grogne des homosexuels après le vote par la Knesset de la loi sur la GPA.

Soulignons une fois encore que chacun dans ce pays a le droit de pratiquer à sa manière sa vie privée, mais il doit aussi respecter les convictions et les sensibilités d’autrui. La tolérance demeure solide malgré les inévitables dérapages. Ainsi, si une loi devrait être modifiée pour l’intérêt public, elle le sera mais pas par des querelles inutiles et des récupérations politiques.

En dépit du caractère juif de notre Etat, les homosexuels jouissent d’une liberté totale et notamment lors des défilés de la gay pride.

Non, ce gouvernement ne pratique pas l’Apartheid, ce sont bien des mouvements européens comme le BDS qui pratiquent la ségrégation.

Oui, la langue hébraïque, celle de la Bible, est bien notre langue officielle et non l’arabe que chacun peut librement pratiquer.

En conclusion, la loi sur l’Etat-nation ne change en rien le statu quo mais réaffirme justement le caractère juif et légitime de l’Etat d’Israël.

Cet article a été publié le 23 juillet 2018 sur le site http://jcpa-lecape.org/