Il y a des jours où les girouettes semblent s’accorder par-delà les siècles, les traditions et l’espace. Le 22 octobre retient l’attention. En soi , un jour ordinaire. Il faut un goût particulier pour repérer d’un coup d’oeil des points de convergence qui s’imbriquent naturellement. Est-ce- pourtant cohérent ?

Il reste que les fuseaux horaires permettent de mixer des nouvelles ou des faits qui, en ce moment, peuvent présenter un intérêt réel ou relatif. Un évêque grec-orthodoxe s’est empressé d’expliquer en anglais, en grec et en turc que, le 22 octobre marquait le 27-ième anniversaire de l’élection du Patriarche oecuménique Bartholomée de Constantinople et de la Nouvelle Rome. La presse ukrainienne souligna avec empressement que le prétendu « patriarche » Philarète de Kiev – redevenu archevêque et métropolite par décision personnelle – fêtait le même jour le vingt-troisième anniversaire de son statut patriarcal.

Une heure plus tard, le Saint-Siège célébrait le quarantième anniversaire de l’intronisation, le 22 octobre 1978, du Pape Jean-Paul II (Archevêque de Cracovie Karol Wojtyla)… Bref une journée marquée par le primat d’une slavité chrétienne marchant entre des faits inédits et une actualité brûlante. Le poumon chrétien d’Europe orientale tousse en ce moment et continue de gémir comme au long des quatre dernières décennies.

En France, la journée aurait plutôt commencé par le mémorial de Guy Môquet, exécuté avec 29 autres otages le 22 octobre 1941… Il faudra attendre ce même jour d’octobre 1999 pour que Maurice Papon soit emprisonné pour crimes contre l’humanité. Dans ce registre, la surprise du jour, en cette année 2018, viendra du décès inattendu du négationniste britannique (de mère écossaise et de père français) qui distilla ses fantasmes morbides sur l’Holocauste à l’Université de Lyon. De retour d’un congrès dans sa ville natale de Shepperton, Robert Faurisson était mort la veille, dans la nuit, à Vichy, la capitale de l’Etat Français. Humour ou dérision ?

Lyon ? C’est le siège d’une ville primatiale de la Gaule. Un haut-lieu de la résistance, posée sur les rives du Rhône qui unit les Alpes du Valais suisse à la République de Genève et creuse un sillon fertile de la culture et des productions agricoles françaises. Lyon ? Une ville toujours d’actualité, faite de résistants, de recherches, de savoir, de politiques feutrées et d’une foi venue de l’Orient hellénistique.

Pourtant aujourd’hui, Lyon, c’est un ministre sur le retour et un cardinal sur le repli. Une faculté catholique en expansion, dynamisée par la capacité de la région à s’ouvrir sur les traditions nombreuses d’un christianisme qui s’y présenta sans frilosité, avec le courage des premiers martyrs morts dans les cirques.

Il y a des femmes en France : Blandine à Lyon, Geneviève à Paris, Clothilde pour Clovis…

Quel jour curieux ! L’Europe est traversée, par des niches socio-culturelles  scellées, des interrogations sur l’avenir spirituelle de certaines contrées. Le 22 octobre est un jour quelconque tout comme l’Evangile parle de « serviteurs quelconques » (Luc 17, 5-10). Est-ce si banal?

Un jeune prêtre, le père Pierre-Yves Fumery, vient de mettre fin à ses jours, dans le presbytère du Giénnois qui fait partie du diocèse d’Orléans. L’évêque Jacques Blaquart est un homme respecté, de grandes qualités humaines. La nouvelle monte comme une rumeur ombrageuse et disparaît. L’Eglise n’apprécie pas les scoops. Dans le cas, c’est un homme de 38 ans, ordonné en 2014. Comme le père Jean-Baptiste Sèbe qui avait mis fin à ses jours à Rouen voici deux mois, on peut visualiser ses vidéos. Il est de son temps. A-t-il eu des gestes déplacés envers des adolescentes ? L’évêque expliquera, dans une conférence, qu’il lui avait demandé de se reposer un temps, de consulter un psychologue. La police avait conclu, après une enquête d’un mois, que rien ne pouvait être retenu contre l’ecclésiastique. Deux jours après l’annonce, celui-ci mettait fin à ses jours laissant deux lettres de pardon.

Un deuxième prêtre catholique venait de se suicider en France. Le jeudi 20 septembre dernier, Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, expliquait que le père Jean-Baptiste Sèbe, retrouvé mort dans les combles de son église, avait reconnu des gestes inappropriés à l’égard d’un jeune femme qui ne se manifesta pas.

Le 26 juillet 2016, dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray près de Rouen, le père Jacques Hamel était égorgé alors qu’il célébrait la messe. Il mourut en s’écriant « Arrière, Satan ! ». Choquée, réclamant l’ouverture de la cause de canonisation de l’ecclésiastique, les catholiques s’interrogeaient sur le message de la foi dans un pays hanté par la laïcité héritée de l’affaire Dreyfus mais que l’on peut aussi faire remonter à Talleyrand-Périgord et sa gestion des biens de l’Eglise de France.

Oui, pourtant ce 22 octobre 2018 reste le jour de l’intronisation du Pape Jean-Paul II. Venu en France en 1981, il s’était écrié « France, qu’as-tu fait du don de ton baptême ? » Et l’Eglise se réveille avec un deuxième prêtre suicidaire.

Est-il déraisonnable ou malséant de noter que ces deux villes portent la marque de l’héroïne chrétienne la plus audacieuse du pays : Jeanne d’Arc, la Pucelle de Domrémy, fille de Lorraine à la destinée singulière ? La pucelle de dix-sept ans allait délivrer la France de l’occupation anglaise à l’appel de l’archange Michel, de Marguerite d’Antioche et de Catherine d’Alexandrie. L’Eglise répondait alors à des appels d’une chrétienté ancienne, ancrée au pourtour méditerranéen et aux premiers patriarcats enserrés dans l’empire d’Orient et d’Occident.

Lorsque Gilles de Retz, le compagnon de combat de la jeune sainte, fut condamné à mort pour le meurtre de centaines d’enfants victimes de mises en scènes obscènes, perverses et pédophiles, il traversa Paris, le 26 octobre 1440, appelant le peuple de Paris à prier pour son salut et la conversion de tous. Une telle procession expiatioire serait impensable aujourd’hui dans un pays d’Europe occidentale.  Gilles de Retz vivait à un moment où il était fréquent que les laïcs s’investissent jusqu’à la folie en Dieu dans le rachat de l’âme et la solidarité d’un corps souvent happé par les péchés. Ils se nourrissaient de la communion eucharistique, celle de la résurrection.

Aujourd’hui, deux jeunes prêtres de France ont mis fin à leurs jours. Anonymement, le malaise s’imprime sur le fardeau pesant d’agendas surchargés à l’extrême comme si la course christique devait concurrencer « un temps court » alors qu’il est question de vie éternelle et d’entrer dans la joie sur la route de l’amour véritable.

L’amour véritable ? Entre Jeanne d’Arc et Gilles de Retz, il y a la fragilité de destins qui ont été saisis par la foi  reçue comme une révélation en forme d’écriture automatique ou la folie assassine, imprégnée de sorcellerie païenne. On était alors en 1440… [nous sommes aujourd’hui en l’an 1440 de l’Hégire]. Oui, pas même au milieu du 15-ième siècle. D’un côté une foi ardente, intuitive, souvent illétrée mais emplie de pureté. De l’autre, la sauvagerie de débauches ésotériques frétillant aux sources d’une idolâtrie arrimée aux âmes atterrées par la précarité de la vie humaine.

A Lyon, un prêtre jeune et fringant, homme-orchestre et prédicateur à succès partait voici peu pour se marier tandis que le diocèse s’enlisait dans les affres d’exactions sexuelles qui se jouaient des règles de la République au nom de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

On est loin du « Défroqué » (1954), le film où Pierre Fresnay campait le prêtre Morand ayant quitté les ordres, contraint de se dévoiler et de donner l’absolution dans un stalag en Allemagne.  Il y suscita la vocation d’un jeune séminariste, Lacassagne. Une fois ordonné, celui-ci rendit visite à Morand. Ils se disputèrent et le « défroqué » tua accidentellement son jeune ami qui lui donna l’absolution avant de mourir.

L’Eglise catholique traverse une crise nouvelle, cinglante, mondiale. C’est d’autant plus violent que les faits conduisent à la révocation en chaîne de certains personnels épiscopaux, sacerdotaux. A un niveau désormais international, de nombreuses commissions et tribunaux nationaux révèlent l’inconduite du clergé envers des milliers d’enfants, garçons et filles. Les décisions de justice conduisent au discrédit du clergé et au réveil brutal de consciences volontiers opacifiées sur les turpitudes ecclésiastiques. La crise est profonde, historique et frappe, en fait, toutes les confessions.

En Orient chrétien, les choses sont encore plus feutrées ou floutées par le caractère étonnamment « exogène » des chrétiens dans le Croissant Fertile. C’est particulièrement perceptible dans l’historique du patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem. En 1996, le rapatriement à Jérusalem d’un prêtre sauvé de la prison  pour exactions sexuelles à Athènes provoqua l’exode volontaire de nombreux membres du clergé qui continuent d’agir en faveur du Saint-Sépulcre depuis l’étranger (Grèce, Athos ou les Etats-Unis). La même chose se reproduisit lorsqu’en 2001, le journal israélien « Kol Ha’ir » publia des clichés choquants qui furent ramassés sur la place de la Porte de Jaffa. L’affaire fut étouffée mais le gouvernement israélien interdit aux personnes incriminées de se porter candidats au rang de patriarche.

En 2013, l’ensemble des jeunes garçons qui faisaient leurs études au « séminaire, école patriarcale du Mont Sion » quittèrent précipitamment la Vieille Ville. Leurs mères grecques étaient venues les chercher discrètement.

Les femmes d’Orient adorent toucher de la main le « phélonion ou chasuble » que porte un prêtre byzantin. Une tradition tactile où s’exprime le besoin impérieux, sensuel et superstieux de toucher la « sainteté du vêtement liturgique » comme la personne christique du serviteur de Dieu. Il faut alors garder ses distances, d’autant que l’exaltation est multipliée lorsque l’on approche de Lieux aussi saints que l’Eglise de la Résurrection. Les tentations peuvent être violentes. J’ai toujours été étonné que de nombreux prêtres grecs me demandent de les confesser  et de les absoudre pour « un moment d’égarement charnel à la requête trop instante d’une femme en pèlerinage à Jérusalem » (sic).

La raison est simple : le célébrant byzantin sait qu’il entre dans l’espace sacré de l’altar’/aлтарь, le sanctuaire au tracé historiquement issu du Temple biblique. L’iconostase a servi de protection contre les barbares. Il indique que le ministre ordonné offre le Sacrifice en quittant la vie habituelle pour se tenir devant le Créateur et le Fils de l’Homme. Il sortira avec la Coupe du Salut où se trouvent le Corps et le Sang du Seigneur ressuscité, la coupe représentant le sein maternel reçu dans un « saint des saints » qui est aussi les entrailles de la transubstantiation.

Il y a la force vive, puissante, viscérable et presqu’assassine d’essayer de convaincre celui qui offre le Sacrifice qu’il est possible de le détourner de l’acte salvifique et eucharistique, quitte à se dmaner pour de brefs instants de prétendus plaisirs hors la loi et sans lendemain. Fascination mortelle et, il faut en convenir, de nature « dia-bolique ».

L’Orient reste dans une verticalité que d’aucuns voudraient « aplanir ». C’est la tendance la plus naturelle, grégaire. Combien de femmes très croyantes et des hommes nouvellement convertis en hommes d’affaires tentent d’extraire les prêtres pour se les approprier. Comme s’ils pouvaient alors s’emparer du sacré où l’acheter, en disposer à leur guise, les soumettre à leurs tentations. A cet égard, il y a des oligarques ou des nouveaux riches, des néo-fonctionnaires en vogue qui construisent leurs propres monastères ou églises et en arrivent à mensualiser les services d’un prêtre qui leur est tout dévoué, dépouillé de véritable autorité spirituelle. Ceci était fréquent en Occident, en particulier au Moyen-Age. Gilles de Retz fit des dépenses somptuaires pour sa « chapelle des Saints-Innocents ».

Les scandales sont imbriqués dans des malversations financières, autoritatistes (cléricalisme ou « pélagisme », termes en vogue) dans de nombreux pays d’Europe (Ireland, Allemagne, Pays-Bas), des Amériques et d’Australie (l’Afrique est très pauvre).

Le précédent de l’Eglise nationale luthérienne islandaise, en 2012 et les années qui suivirent la débacle financière, s’est exprimé par des violations effroyables de la morale chrétienne : Deux évêques luthériens – Karl Sigurbjörnsson et Ólafur Skúlasson – furent accusé d’abus sexuels aggravés, dont le viol de la fille de Skúlasson par son père qui vivaient avec plusieurs femmes. Ceci conduisit à la démission de la haute hiérarchie de l’Eglise nationale islandaise et l’élection d’une femme-évêque (Agnes M. Sigurðardóttir) assistée de plusieurs femmes-pasteurs… De fait, ce furent les femmes qui sauvèrent l’Islande de la banque-route économique. Elles eurent moins de succès sur le plan pastoral.

La France reste sans voix devant les ondes de choc qui font surface en ce moment. La Fille aînée de l’Eglise semble tétanisée. L’ épiscopat bégaie entre un slam pieusard et des formules difficilement compréhensibles pour la société civile… Pourtant les chrétiens de France font montre d’une extraordinaire vitalité d’actions fortes auprès des plus démunis et des réfugiés.

Une situation délétère, en miroir de crimes moraux commis voici des décennies. L’Eglise aime le silence, la discrétion, le secret. Pourtant, la Loi du silence s’applique de manière stricte, dans le rite latin, en matière de confession. La hiérarchie vit de « choses sacrées » qui peuvent dériver et en venir à capter les âmes, affirmer être au-dessus de tout tribunal humain. La séparation de l’Eglise et de l’Etat combinée au caractère si particulier de la laïcité à la française tendent à souligner une distance – parfois hautaine ou douloureuse – envers les institutions nationales. A son coeur défendant, l’Eglise est soumise à la loi de la République.

Les récents suicides de deux jeunes prêtres de 38 ans, accusés de « gestes déplacés » envers des gamines ou une jeune femme restée anonyme s’apparentent-ils à la transgression, consciente ou irréfléchie, d’un tabou puissant au sein de l’Eglise ? En 2016, en Irlande, The National Catholic Reporter décrivait la situation du pays sinistré par les scandales pédophiles et financiers alors que le clergé local montrait des tendances au suicide : « La grande majorité des prêtres irlandais ont 70 ans et plus et vivent de plus en plus souvent de manière isolée, dans la solitude » ce qui leur fait dire : « Notre vie n’a plus vraiment de sens ». Un autre déclara : « Nous avons fait de notre mieux pour annoncer la Bonne Nouvelle mais, en ce moment, on nous décrit systématiquement comme porteurs de mauvaises nouvelles, des gens de pouvoir qui aiment contrôler, opprimer, limiter autrui et sont volontiers obsédés ». (Sarah Mac Donald, Dec. 2016). En Mars 1999, le prêtre catholique irlandais Seán Fortune se suicida à New Ross. Il fut accusé d’avoir abusé 29 garçons. En 2002, la BBC diffusa un documentaire sur les activités du prêtre intitulé « Suing the Pope ».

Il serait particulièrement long d’expliquer l’évolution interne aux patriarcats d’Orient et d’Occident où tant le suicide que les abus sexuels sont tenus en discrétion. C’est au Concile d’Orléans de Juin 533 que le suicide fut interdit pour la première fois (Article 15). Les Pères n’aprouvaient pas le suicide des prêtres mais acceptaient qu’on leur donne une sépulture chrétienne, surtout en Orient. En revanche, les vierges et les femmes consacrées ont souvent été célébrées si elles avaient mis fin à leurs jours afin de préserver leur virginité. Ceci reste une règle dans le judaïsme pieux (nombreux témoignages durant la Shoah).

Les premiers Pères de l’Eglise préfèrent ne pas s’attarder sur les abus sexuels (hétérosexualité, homosexualité ou pédophilie) commis par le clergé. Le silence sert toujours à préserver le rang ecclésiastique, bien que le principe de l’Ekonomia ne peut être utilisé pour acquitter les déviants (violeurs, sodomites) qui étaient nombreux dans l’Eglise primitive.

Il faut le remarquer : les réactions gênées, sinon ambigües, de la hiérarchie face au suicide et aux crimes sexuels ne donnent pas lieu à des analyses théologiques. Toutes les explications tournent à témoigner de l’amitié pour le clergé, le soutenir ou même le coucouner ; inviter des prêtres à dîner, au cinéma, à jouer au tarot (sic), à faire du hugs and kisses. Certes, cela ne peut pas faire de mal mais est-ce en phase avec l’appel vibrant de la liturgie « Sursum corda ! Elevons nos coeurs ! » ?

Or, l’identité presbytérale (comme diaconale et épiscopale) s’enracine et trouve sa raison d’être dans la célébration eucharistique., et non dans une camaraderie de café du commerce, dans un entre-soi paroissial, horizontal à souhaits. A force de cogiter sur les rôles des laïcs et des non-laïcs, des ordonnés et et des simili-ordonnés où tout est égalitaire, les structures d’autorité ont sombré dans un saint frusquin ridicule et infantilisant.

On n’attaque pas l’Eglise, il est pratiquement impossible d’envoyer l’Eglise devant la justice. Les fidèles s’y opposent et, très souvent, les avocats chrétiens y sont hostiles. Est-il cependant crédible de fantasmer sur les jeux de rôles que l’analyse et peut-être la psychanalyse voudraient distinguer : le rôle du père, de la mère, de l’Eglise comme Mère et tout un attirail aguerri qui joue sur l’obéissance pratiquement absolue à la hiérarchie (alors que « ob-audire » veut dire « écouter par un accord commun »). Ou encore l’immaturité mentale, psychique, la crédulité face à la foi vive et authentique. La pédophilie – masculine comme féminine – est une perversion sexuelle qui s’affirme dans des pulsions irrépressibles de nature sadique.

On peut supposer que la tragédie pédophile et le suicide de prêtres s’inscrivent dans l’apostasie rampante et idolâtre qui – sous les oripeaux de la foi vraie – apparaît un peu partout dans le monde. Les perversions sexuelles sont parfaitement mentionnées dans la Bible (Sodome, Er, Onan, les enfants de Noé). Elles expliquent des pratiques qui ont perduré au cours de l’histoire, dans toutes les civilisations. Elles se distinguent du Don de la Loi Ecrite et Orale au Sinai qui permettent le discernement entre le bien et le mal, les commandements éthiques reçus du Créateur.

Les deux prêtres français qui se sont suicidés sont morts à 38 ans. Un âge sûrement significatif dans la maturation d’un parcours humain. C’est à peu près l’âge où, selon le Talmud, Isaac suivit son père Abraham avec obéissance jusqu’au mont Moriah et fut providentiellement sauvé du couteau sacrificiel « parce que Dieu a pourvu » (Genèse 22, 8.14)..

Le 17 Marcheshvan 5779 – à l’entrée du Shabbat « Vayera », vendredi 26 octobre 2018 – marque le début du Déluge après que Noé et ses compagnons humains et animaux soient entrés dans l’arche. Le Déluge dura 365 jours (solaires) et 11 jours (lunaires).