La Cour suprême israélienne a un agenda politique et idéologique particulièrement inquiétant pour les citoyens d’Israël et la démocratie de notre pays.

Nous avons appris la semaine dernière que cette institution avait décidé de raccourcir de deux ans et demi la peine de prison d’un terroriste « palestinien » (Ahmed Manasra) qui avait très sérieusement blessé au couteau – en octobre 2015 près de Jerusalem – un enfant juif de 13 ans et un autre jeune israélien de 21 ans. Les victimes apprécieront…

La Cour suprême se mêle de tout, y compris de la sécurité de l’État, puisque, par exemple, elle n’hésite pas à imposer à l’armée israélienne de détourner la barrière de sécurité au profit des « Palestiniens » et au détriment des civils juifs, mettant la vie de ces derniers en danger constant.

Quels sont donc les principes qui sous–tendent une telle arrogance judiciaire inédite dans le monde ?
Tout a commencé avec le règne du juge Aharon Barak qui s’était permis de déclarer qu’« il n’est aucune question – qu’elle soit politique ou non – qui, par essence, pourrait être considérée comme injusticiable ».

Comme l’a fait remarquer le théoricien du droit Gérard Timsit au sujet de cette posture prise par l’ institution israéliennne  (1) : « [Même] les Cours suprêmes des autres pays démocratiques n’adoptent pas une position aussi absolue. »

Cette junte judiciaire fait trembler les élus légitimes du peuple ainsi que son armée et sa police qui se retrouvent souvent pieds et poings liés face aux terroristes et à ceux qui les soutiennent.

La Cour suprême israélienne empiète donc sans vergogne sur les domaines relevant des pouvoirs législatif et exécutif.
Sauvons la démocratie en réduisant le rôle exorbitant que les juges de cette cour ont pris l’habitude de s’attribuer en se cachant derrière le prestige symbolique de l’institution et la crainte infondée qu’elle procure.

(1) Gérard Timsit : auteur, entre autres, d’un essai intitulé Éléments pour une théorie des  » cas extrêmes  » ; aux limites du pouvoir juridictionnel .