Netanyahu a-t-il enfin réussi à former son gouvernement ? Nous le saurons bientôt.

Apparemment le projet d’union nationale est abandonné et nous allons nous trouver face à une coalition de droite avec une petite poussée au centre avec Kahlon.

Si l’on en croit les indiscrétions de la presse, les USA ne peuvent pas promettre un soutien total à Israël au Conseil de sécurité si les pourparlers avec les Palestiniens ne reprennent pas en vue de la création de leur état.

On dirait que le monde entier retient sa respiration dans l’attente de cet évènement « majeur » qui d’un coup de baguette magique va ramener la paix et la raison au Moyen-Orient.

Qu’en est-il en réalité ?

Tout en reconnaissant que les demandes des palestiniens sont fondées et que leur désir de vivre dans leur propre état est légitime, on doit se mettre à la place d’Israël.

Le Moyen-Orient et le monde sont traversés par une immense vague d’Islamisme djihadiste, de rejet de l’Occident et d’une haine viscérale, profonde, jamais vue à ce jour de tout ce qui est juif ou « sioniste ».

Le seul point commun des différents clans et factions qui se font une guerre acharnée dans la région, leur seul dénominateur commun est la haine des Juifs même si pour la rendre plus convenable on la qualifie d’antisionisme.

Le journal tunisien sur internet, « Kapitalis», d’habitude plus raisonnable, a publié ces jours-ci un article violemment antisémite. A la suite de mes remarques indignées, le rédacteur en chef de ce site le prend de très haut et me répond entre autres :« Être antisioniste n’est pas encore répréhensible par la morale universelle ni puni (encore?) par les lois, n’est-ce pas? »

Ajoutant dans un autre message cette phrase sibylline que je comprends comme une menace : « Heureusement pour vous: vous êtes en France. Vous êtes fier de pouvoir censurer les autres… »

Faut-il craindre que le virus antisémite a atteint aussi la Tunisie, pays considéré jusqu’ici comme modèle pour le monde arabe ? D’autant que les problèmes auxquels il est confronté n’ont rien à voir avec Israël, ni le sionisme, ni les Juifs qui l’ont quitté depuis fort longtemps et qu’il cherche à faire revenir aujourd’hui en touristes ?

Revenons à Israël, entouré au Nord, au Sud et maintenant sur la frontière du Golan par des métastases surarmées de son ennemi juré l’Iran.

Comment peut-on exiger de lui de risquer l’apparition d’un nouveau Hamastan en Cisjordanie avec tout ce que cela représente d’hostilité active ?

Tant que les mentalités n’auront pas évolué, tant que l’on continuera à diaboliser le « sionisme », tant que les partenaires arabes n’auront pas modifié leurs systèmes d’éducation et d’information dans le sens de la paix et de la cohabitation, alors que se poursuivent les campagnes de haine et de dé légitimation, comment Israël pourrait-il accepter le risque de se suicider ?

Il faut espérer que Netanyahu nommera un gouvernement qui saura naviguer entre les énormes écueils qui parsèment sa route et sortir le pays de son isolement diplomatique, car jamais la situation politique n’a été aussi difficile.

L’heure n’est plus aux ambitions personnelles , aux querelles et aux combines des partis, mais à l’union de tous face au danger.