Après près d’un mois et demi de combats entre l’armée israélienne et le Hamas, et après plusieurs tentatives échouées de cessez-le-feu, une courte et fragile trêve a enfin lieu, mais la guerre continue. Les responsables palestiniens ont publié un bilan de 1915 morts, alors que les responsables israéliens ont annoncé le décès de 67 personnes. De tout point de vue, et si ces chiffres sont exacts, c’est 1982 morts de trop!

Les troupes de l’armée israélienne sont toujours stationnées aux abords de la frontière de Gaza, prêtes pour une action immédiate au cas où le Hamas romprait la trêve. Malheureusement, avec la violation des neuf cessez-le-feu en trois semaines par le Hamas, on peut s’attendre à ce que cette période de répit ne dure pas.

Toutefois, on a assisté à plusieurs succès à court terme :

1) la destruction par l’armée israélienne des nombreux tunnels construits dans la bande de Gaza, et
2) la neutralisation de nombreux sites utilisés par le Hamas pour le lancement de roquettes à partir de zones civiles. Mais je crains que la longévité de ce succès tienne plus du rêve que de la réalité, car nous savons que des pays comme l’Iran et le Qatar sont impatients de réarmer le Hamas.

Alors que plus de 3000 roquettes ont été tirées par le Hamas, cette guerre de Gaza en 2014 ressemble de plus en plus à une campagne médiatique qu’à une campagne militaire. Clarifions les choses : ce que désire le Hamas, c’est l’anéantissement complet d’Israël par le djihad, comme l’indique très clairement sa Charte de 1988. Le groupe terroriste sait très bien comment utiliser les médias, devenus si efficaces pour endoctriner les masses ignorantes et les gouvernements corrompus à l’égard d’Israël et des Juifs.

Ce qui résulte concrètement de tout cela dans les médias, ce sont – entre autres – les assortiments de déclarations non fondées qui ne servent qu’à un seul but : la diabolisation d’Israël. Pire, il semble que quasiment plus personne n’est en quête de la vérité.

Bien que toute trêve actuelle soit de courte durée, il n’y a que peu de doute quant au succès militaire d’Israël à Gaza. D’un autre côté, la guerre médiatique – sans être l’énorme succès attendu par le Hamas et ses cohortes – s’est toutefois avérée très dangereuse pour les Israéliens et les Juifs de la diaspora. Le parti pris des médias contre Israël est tellement évident qu’il en devient nauséabond.

Les médias occidentaux sont devenus co-conspirateurs dans la campagne criminelle dirigée par le Hamas. Une myriade de photos ont été publiées partout dans la presse, représentant des enfants agonisants, le sang et la mort partout dans la bande de Gaza. Tout cela a bien sûr fait réagir l’Organisation des Nations Unies : un message pointant du doigt “les crimes d’Israël contre l’humanité” a été envoyé, et on a tenté de mener une enquête sur les “crimes de guerre” d’Israël.

Pourtant, la grande majorité des photos “incriminantes” ont soit tout bonnement été mises en scène, soit ont été recyclées à partir de la guerre civile syrienne ou des conflits en Irak.

La mise en place stratégique des lanceurs de roquettes dans les écoles, les hôpitaux, les mosquées et autres zones de Gaza – zones densément peuplées par des civils innocents – a finalement été exposée aux yeux du public. Comme Netanyahu l’a si bien dit, il est maintenant très clair que « nous utilisons la défense antimissile pour protéger nos civils et ils [le Hamas] utilisent leurs civils pour protéger leurs missiles. »

Un principe souvent utilisé par le reste du monde (surtout chez les libéraux) est que Gaza est une petite zone densément peuplée, et donc un nombre élevé de victimes civiles est inévitable si Israël cherche à riposter contre les terroristes. Mais les faits ne mentent pas : non seulement le Hamas utilise sans retenue des zones civiles pour lancer ses offensives, mais les djihadistes forcent les habitants de leur propre communauté à rester dans ces zones au lieu de les aider à se mettre à l’abri. Un manuel de combat du Hamas a récemment été trouvé par les troupes israéliennes : il révèle clairement que les boucliers humains ont été encouragés (et même forcés !) auprès des populations palestiniennes.

Les fonds reçus par le Hamas auraient pu être utilisés pour la construction d’hôpitaux, d’écoles ou d’autres installations pour servir le peuple palestinien. Au lieu de cela, une grande partie a été redirigée vers la construction d’un réseau de tunnels, qui ont dans la vaste majorité été détruits par l’armée israélienne. Parallèlement, les États-Unis ont permis au Secrétaire d’État John Kerry d’envoyer 47 000 000 de dollars au Hamas pour les aider à reconstruire la bande de Gaza. Qu’est-ce qui lui fait croire que cette fois le Hamas va se mettre à utiliser les fonds à bon escient? D’un autre côté, l’ancien président Jimmy Carter a affirmé qu’il serait bon que le Hamas soit reconnu comme un partenaire politique légitime au Moyen-Orient. Bref… s’il avait vécu dans les années 1930 et 40, il aurait probablement essayé de promouvoir le programme nazi comme un effort humanitaire!

Alors nous voici à nouveau en pleine désinformation. Il semble que le postmodernisme a rendu la vérité complètement obsolète.

• Si la vérité importait encore, Israël recevrait le Prix Nobel de la paix pour sa gestion des civils palestiniens pendant la guerre de Gaza. Mais bien au contraire, l’état hébreu est réprimandé pour chercher à se défendre.

• Si la vérité importait encore, le Hamas serait jugé coupable de doubles crimes de guerre : contre Israël et contre le peuple de Gaza. Mais bien au contraire, le Hamas est maintenu en place et on dépeint les terroristes comme étant des victimes.

• Si la vérité importait encore, beaucoup de journalistes auraient perdu leur emploi à cause de leur partialité nauséabonde.

D’un point de vue humain, je n’ai aucun doute : Israël, le «bouc émissaire de l’humanité », ne peut pas gagner. Mais il ne fait aucun doute dans mon esprit qu’en tant que «la prunelle de l’œil de Dieu » (Zacharie 2: 8), Israël prévaudra. La vérité doit être dite. Et si nos voix restent tout ce que nous avons comme outil, utilisons-les autant que nous le pouvons!

En conclusion, souvenez-vous de la réputation de l’homme que je cite, ainsi que les conséquences de sa déclaration, et les actes qui suivirent :

« Si vous dites un mensonge suffisamment gros et que vous continuez à le répéter, les gens finiront par le croire. »

Joseph Goebbels – Ministre de la propagande d’Hitler