Le 14 avril dernier, la France a apporté son soutien à la décision de l’UNESCO visant  à « sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est ». Ce vote français scandaleux et inadmissible enterre définitivement les minces espoirs de voir Israël se joindre à la conférence international pour la paix à Paris.

Le texte, présenté conjointement par l’Algérie, l’Égypte, le Liban, le Maroc, le royaume d’Oman, le Qatar et le Soudan, accuse l’État juif de profaner la mosquée Al-Aqsa et de creuser des fausses tombes juives dans les cimetières musulmans de Jérusalem. Cette résolution nie purement et simplement le lien historique liant le mur des lamentations au peuple juif.

Comment la France a-t-elle pu voter en faveur d’une résolution aussi mensongère qu’inacceptable qui réfute le lien attachant le peuple juif à ses lieux saints ?

Ce déni volontaire de notre droit naturel, celui d’être souverain sur nos lieux de cultes est plus qu’un affront, il est une injure, une « douloureuse agression » comme l’a dit le président du CRIF Roger Cuckierman.  Du négationnisme à l’état pur.

Quel historien digne de ce nom pourrait-il étayer des thèses aussi fumeuses n’étant véhiculées que par la machine de propagande palestinienne et malheureusement reprises par une grande partie des États arabes ?

Il est regrettable de constater que la France ait pu en arriver à donner raison à ces mensonges outranciers de propagandistes voulant réécrire l’histoire. Petit rappel, le Mur des Lamentations est le dernier vestige du second temple du Royaume de Juda, détruit par Rome 700 ans avant même l’avènement de l’ère musulmane.

Il s’agit ici bien plus d’une manœuvre politique plutôt que d’une erreur relevant du « malentendu » comme a tenté de s’en expliquer maladroitement  Monsieur Hollande ce mardi matin.

Calcul politique bien entendu, car l’électorat pro-palestinien est incomparable en nombre à celui qui est en faveur d’Israël. Calcul géopolitique aussi de cette France en perte de vitesse sur l’échiquier international tentant de revenir au premier plan par l’entremise du conflit israélo-palestinien.

Je me demande comment la France pense-t-elle pouvoir s’imposer en médiateur dans un conflit aussi délicat, alors que son impartialité est plus que jamais remise en  doute ?

Cette question me taraudait déjà avant l’annonce du vote abject du représentant français à l’UNESCO et aujourd’hui, la France n’a plus aucune légitimité à s’affirmer en tant que justicier impartial après cette gifle portée à Israël.

L’annonce cette semaine du report de la conférence n’est pas fortuite et résonne déjà comme un premier aveu d’impuissance. Leur démarche leur accordera probablement les faveurs du vote musulman mais aussi des princes Saoudiens ou Qataris qui seront désormais rassurés sur la position de la France vis-à-vis du conflit.

Quant à la population en Israël, la France vient de la désavouer, de la déshériter de son patrimoine historique et religieux mais de toute façon, aucun juif n’a jamais eu besoin de l’UNESCO pour donner corps et âme et clamer fièrement son appartenance à Jérusalem.

Nous continuerons, de prier, de pleurer pour notre seule et unique capitale, la ville éternelle du peuple d’Israël.