Après les condamnation de Paris à l’UNESCO et à l’Organisation mondiale de la santé, ça repart !

“La colonisation israélienne constitue l’une des principales menaces à la mise en oeuvre d’une solution à deux États. L’entreprise de colonisation mine, en morcelant son futur territoire, la perspective d’un État palestinien. Cette politique de colonisation se décline à travers notamment l’annexion de fait de la zone C, les transferts de populations, les entraves à la circulation ainsi que les destructions d’habitations et d’infrastructures humanitaires pour les Palestiniens”.

Cette déclaration de François Delattre, le délégué permanent de la France à l’ONU, a été réalisée devant ses collègues du Conseil de sécurité le 15 septembre, en prélude d’autres.

Dans le cadre de l’Assemblée générale annuelle, François Hollande et Jean-Marc Ayrault arrivent lundi 19 septembre à New-York. Le 22 septembre, le locataire du Quai d’Orsay rencontrera son homologue qatari.

François Delattre a par ailleurs dénoncé « la radicalisation des opinions publiques, les actes de violence, les incitations à la violence et le terrorisme” tout en invitant les Palestiniens à se réconcilier.

A quelques mois de la présidentielle, Paris n’a pas renoncé à son projet de conférence internationale, qui devrait aboutir à la fondation d’un état palestinien aux cotés d’Israël.

Cette initiative a été rejetée des le départ par Jérusalem qui plaide pour des négociations directes avec l’Autorité palestinienne qui, elle, n’en veut pas.

Une première réunion s’est tenue à Paris le 3 juin. Ni les Israéliens, ni les Palestiniens n’y ont été conviés. « Paris n’arrivera pas à faire son petit “Munich”, avait déclare un responsable israélien en faisant référence à l’accord de 1938 sur le démantèlement de la Tchécoslovaquie.

Dans le même temps, la France s’est associée à des votes condamnant Israël à l’UNESCO et à l’Organisation mondiale de la santé. Seuls des naïfs peuvent croire que c’était la faute d’une secrétaire distraite ou d’un diplomate en roue libre.

La France remettra le couvert ce lundi 19 septembre à New-York. Une réunion entre hauts fonctionnaires est prévue pour faire le point sur les progrès de la conférence internationale.

Mais c’est promis : ”La France continuera de ne ménager aucun effort pour empêcher cette dérive et recréer une dynamique politique fondée sur la solution à deux États”, a annoncé François Delattre.