La récente vague d’antisémitisme qui déferle sur les États-Unis menace la sécurité de la plus grande et plus prospère communauté juive hors d’Israël. L’état Hébreu qui a pourtant un rôle crucial à jouer, reste spectateur face à toutes ces démonstrations de haine.

« La communauté juive américaine n’a pas vu un tel niveau d’antisémitisme en politique ni dans l’opinion publique depuis les années 1930 », a déclaré Jonathan Greenblatt, directeur exécutif de l’Anti-Defamation League (ADL).

La mémoire collective juive américaine peine à se souvenir de ce temps où elle était marginalisée, stigmatisée, de cette époque où il ne faisait pas bon d’être juif sur le sol américain.

Aujourd’hui, ses vieux démons se sont réveillés et le phénomène gagne en ampleur chaque jour.

Des dizaines d’alertes à la bombe, cimetières profanés, graffitis néonazis, menaces et insultes sur les réseaux sociaux et cela, ces dernières semaines uniquement.

Le centre Simon Wiesenthal a communiqué mardi qu’il était temps que le gouvernement fédéral prenne des mesures contre ces actions anti-juives à l’échelle nationale.

Le président Trump lui-même s’est prononcé mardi, après de longues semaines de silence, dénonçant : « Les menaces antisémites qui visent notre communauté juive […] sont horribles et douloureuses, et sont un triste rappel du travail qui reste à faire pour éliminer la haine et les préjugés. »

C’est pourtant depuis l’élection de ce dernier que les langues ont commencé à se délier, et que le climat est devenu progressivement hostile voir menaçant à l’encontre des juifs.

Ce qui m’interpelle le plus dans cette affaire, c’est la complicité déloyale du gouvernement israélien resté absolument muet sur le sujet. Pire, Bibi a même balayé les allégations adressées à l’administration américaine contre le renouveau de l’antisémitisme, réitérant son soutien inconditionnel à l’autorité de son homologue.

C’est une réalité bien triste dans laquelle nous vivons. Mais où sont passées les voies de nos leaders ? Qui va se lever pour prendre la défense de nos frères attaqués ?

Ariel Sharon, Premier ministre israélien pendant la seconde intifada et la vague d’attaques antisémites qui s’en est suivie en France, avait affirmé que les Juifs français n’étaient  pas seul, que l’état d’Israël serait toujours à leur côté, qu’ici leur serait donnée à tout moment la possibilité de venir et de tout recommencer.

Aujourd’hui, c’est le silence radio ! Pas de leadership, pas de prise de position, on laisse les choses se faire. Cette lâche indolence complice est dangereuse et risque d’agrandir encore le gouffre qui sépare Israël des Juifs américains.

Frères américains, sachez que nous sommes là, notre terre est aussi la vôtre et que vous aurez ici la possibilité de vous sentir juif sans plus jamais devoir vous en excuser.

L’offre est bien évidemment valable pour l’ensemble des Juifs du monde entier ( et renouvelable a l’infini).