C’est en 1977 que l’ONU a institué à travers la résolution 32/142 une « Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale ».

Vaste programme dont on se demande ce que la paix internationale vient faire dans tout cela.

Mais au fil des années les contours de cette journée du 8 mars se sont affinés pour devenir « la journée internationale de la femme » ou encore « la journée internationale du droit des femmes ».

En anglais il s’agit de la « International Women’s Day », « la journée internationale des femmes ». Et c’est bien ainsi. Ce n’est pas La femme qui est mise à l’honneur ce jour mais les femmes dans leur diversité en fonction de leur culture, de leur réalité sociale et économique, de leurs droits dans les pays qu’elles habitent.

On pourrait penser que les grandes nations démocratiques et occidentales n’ont de leçons à recevoir de personne et portant nous le savons ici en France les inégalités demeurent dans les salaires, les violences faites aux femmes sont une triste réalité.

Mais il nous faut balayer devant notre porte et considérer le traitement que le judaïsme propose aux femmes. Là aussi c’est une question de cultures, de pays mais il n’en demeure pas moins qu’il existe un cadre légal, halakhique, qui est appliqué avec plus ou moins de sévérité selon les communautés.

On aura beau dire, par une gymnastique intellectuelle hasardeuse que si l’égalité hommes-femmes n’existe pas dans le Judaïsme, les femmes sont valorisées bien plus que les hommes. Ce ne sont que des sornettes pour donner bonne conscience à ces messieurs.

Le fait est que la femme dans le Judaïsme est souvent subordonnée à l’homme et qu’elle ne bénéficie pas de la même considération. Il n’est qu’à considérer le problème toujours actuel des Agounoth, de ces femmes littéralement enchainées dont le mari ne concède pas à donner le Guet, l’acte de divorce.

Elles demeurent la possession de ce mari. Oui la possession comme une simple marchandise, car le mariage est un kinyan, un acte d’acquisition bien entendu unilatéral.

Peut-on raisonnablement accepter cet état de fait aujourd’hui ?

De nombreux rabbins, orthodoxes j’insiste, car pour le judaïsme libéral la question ne se pose pas, ont proposé que dans la Ketouba, l’acte de mariage, se trouve déjà la possibilité de divorcer et que la femme puisse exercer ce libre choix.

Le Grand Rabbin de France avait fait de cette question lors de sa campagne un point majeur. Il avance probablement sur ce sujet mais l’on n’en entend pas parler.

Le droit des femmes, puisque c’est le thème de cette journée doit être considéré dans la « dignité et le respect » pour reprendre les mots du Grand Rabbin de France durant sa campagne.

Il faut en finir avec ce statut marital archaïque et qui déshonore notre religion en la reléguant au rang de ces courants rétrogrades. Personne ne pourra me convaincre qu’une femme est la possession d’un homme à moins que cela ne soit réciproque.

Alors mesdames battez-vous pour vos droits et vous trouverez de nombreux hommes à vos cotés pour porter votre voix !