L’identité juive, comme toutes les autres, se constitue dans une combination de plusieurs facettes : judéité, citoyenneté, l’image de soi, le regard de l’autre.

À côté de chercheurs racistes, il y avait ceux qui avaient des idées étriquées des preuves nécessaires pour écrire l’histoire juive africaine.

Eux, ce sont ceux qui croyaient que l’histoire ne se fait qu’avec des documents écrits.

Sans chercher à comprendre la particularité de l’Afrique, ils ont rapidement pris l’écriture comme la seule source valable pour l’écriture de l’histoire. Alors ils se sont énormément trompés et ils sont inexcusables.

Notre dessein est de rechercher la vérité et surtout de s’approcher au maximum de cet idéal.

On est aujourd’hui en passe, grâce aux efforts de juifs africains, de dresser un tableau déjà fort complet d’eux-mêmes, même s’il y a encore beaucoup à faire, de l’histoire juive africaine et de ses communautés.

Quoique exsangue après la dispersion, le judaïsme africain a opposé aujourd’hui une résistance impressionnante.

Incarnés par des transmissions exceptionnelles face aux assimilateurs, ces derniers se sont très vite rendus compte de leur caractère émietté et donc inefficace devant la force de la mémoire.

Les Beta-Israel, les Ibos, les Lembas et bien d’autres Juifs africains ont entrepris des projets intégrateurs qui ambitionnaient de ressusciter les vastes ensembles juifs « supra-tribaux » qui jadis existaient sur le continent.

Ses tentatives de retour d’intégration à vocation messianique leur permettent aujourd’hui de retrouver leurs frères juifs dispersés.

De l’Unité rejaillira le rassemblement des exilés. Le retour à SION est une idée motrice majeure qui a mobilisé durant des millénaires, les élites juives aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du continent. On va bientôt y arriver.